‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 181 sur 211 · CHAPITRE II. DE LA PRESSION ATHOSPHÉRIOl'E · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DE LA PRESSION ATHOSPHÉRIOl'E

Depuis cette époque jusqu’à la fin de 1841, l’Académie royale de Bruxelles, publia , dans ses Bullelins , les résultats des observations qui lui venaient de différents pays. A partir du solstice d’hiver de 1841 , cette société savante, à cause du nombre toujours croissant des observateurs et de l’étendue de la publication qui comprenait leurs résultats, crut devoir leur ouvrir le recueil de ses mémoires et leur présenter le format plus commode de l’in-4'*. L’extrait suivant du Rapport sur les travaux de l’Académie en 1842, permettra d’apprécier les progrès de l’association vers cette époque :

« Depuis longtemps les recherches de la compagnie s’étaient dirigées vers l’étude des grands phénomènes atmosphériques; sans formuler encore le vaste plan qui devait l’occuper plus tard, elle avait senti qu’il convenait d’étudier, avant tout, le milieu dans lequel se trouvent plongés tous les êtres vivants. Aux phénomènes météorologiques vinrent se joindre naturellement ceux de la physique du globe. Une correspondance active, qui s’étendait au delà des limites de l’Europe, lui permit d’enregistrer soigneusement les événements les plus remarquables, tels que les aurores boréales, les tremblements de terre, les perturbations magnétiques, les ouragans, les trombes, etc., et de juger ainsi des limites dans lesquelles ils se trouvaient resserrés, soit par rapport au temps, soit par rapport à l’espace. Elle put reconnaître aussi les ndations plus ou moins grandes qui existent entre eux et mieux apprécier les causes qui leur donnent naissance. Mais aucune étude ne fixa plus sérieusement son attention que celle de la marche des ondes atmosphériques. »

Tant de persévérance détermina un grand nombre d’observateurs à nous seconder : des observations météorologiques horaires, dont les résultats nous furent communi-

«ÉrfOBOlOGlE. UVKE IV.

qués, se firent dans plus de quatre-vingts stations de l'Europe, aux époques des équinoxes et des solstices. Nous citerons en particulier ; Bruxelles, Louvain, Alost, Gand, Maestricht, Utrccht, Groningue, Deventer, Leuwaerden, Franeker, Amsterdam, Greenwich, Londres, Makerstoun, Cambridge, York, Luxembourg, Paris, Lille, Angers, Thouarcé, Valenciennes, Rennes, Bordeaux, Lyon, Alais, Marseille, Toulon, Toulouse, Genève, Lausanne, Zurich, Berne, Lucerne, le Saint-Bernard, Trieste, Gènes, Venise, Aoste, Milan, Parme, Bologne, Florence, Rome, Naples, Madrid, Munich, Breslau, Kaiserlautern, Francfort, Varsovie, Cracovie, Prague, V'icnne, Lemberg, en Gallicie, ainsi que plusieurs villes de la Russie et de ses possessions en .\sie. La plupart de ces stations ont des observatoires, et l'on peut ajouter que les observateurs sont des savants exercés au maniement des instruments, et généralement connus par des travaux scientifiques. Bien que le nombre des stations qui viennent d'ètre indiquées fût déjà considérable, il se trouvait augmenté encore vers la fin do 1844.

La publication, dos documents réunis jusqu’alors permettait déjà d'établir quelques rapprochements heureux. M. Birt, en Angleterre, fut un des premiei-s à entrer dans la carrière; et, avec les renseignements qu'il avait réunis de son côté, il fit, à la demande de sir John Herschel, plusieurs rapports intéressants que l'Association britannique pour la diffusion des connaissances utiles inséra dans ses publications annuelles. Sir John Herschel, par l’examen attentif des observations faites aux solstices et aux équinoxes, avait reconnu, de son côté, que Bruxelles pouvait être considéré comme un point nodal dans le système des ondes aériennes L

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