N NK E SE S SO O NO
Carlsruhe, — M. Eiscniolirc . . . lo”s 8°C 10°5 15°1 12°,5 10°,9 is”,* H°,2 4°5
Parii, — M. Ilacglicns 11,2 11,3 13,2 15,1 15,1 14,7 13,4 11,9 3,9
Londres, — M. Dove 7,7 8,1 9,6 10,6 11,4 10,8 10,2 8,7 3,7
Dublin, — M. James 7,4 8,1 9,0 9,6 10,5 10,4 8,9 7,5 3,1
ZcckenprèsdeGuhrau, — M.Gube. 5,7 6,4 7,6 8,2 9,6 9,5 8,2 6,9 3,9
Arys, l’rime, — !H. Vogl 4,1 4,4 3,4 7,9 6,5 6,4 7,0 8,1 4,7
Bikiavig, Islande, — M. Dove. . 1,7 2,1 5,1 7,2 8,1 3,6 7,7 7,6 6,4
Le vent, comme l'on voit, exerce une action assez prononcée sur la valeur des températures ; ce sont les vents du Sud qui produisent généralement l’action la plus énergique; et la température s’abaisse sensiblement à mesure qu’on s’en écarte. Le vent du Nord, qui lui est directement opposé, a une influence beaucoup plus faible : ainsi, pour Paris, Londres, Dublin et Zeckcn, près dcGuhrau en Silésie, la différence des températures maximum et minimum est de 3 à 4 degrés. Cette difl’érence est de 4“6 environ pour Karlsruhe et Arys en Prusse; tandis quelle s’élève à 6'4, pour Rikiavig, la capitale de l'Islande.
11 est du reste une distinction assez importante à établir, et sans laquelle on peut s’exposer à bien des erreurs ; c’est que la directiondes vents, comme la direction des ondes barométriques, ne forme pas essentiellement la même chose : la confusion de ces mots peut donner lieu à des erreurs assez graves. Cette question m’avait beaucoup occupé, et j’ai été heureux de voir mes idées s’accorder avec celles d’un des
1 Lekrhuchder Mtieorologie , par le IV Ernest Ehrard Schmid, i yoI. pa{[e 578 et suiv. Leipiig, i860. Les Talcurs de Réaumur ont été transformées en mesure centigrade. Voyet aussi l’ouvrage de M. Dove dos Gesetz der Stürme in zeiner Beziehung su den aîgemeinen Btwegwngen der Atmosphùre ^ 1 vol. in-8°, page 508, Berlin, 1860.
t7C MtTÉOROLOCIE. LIVRE IV.
météorologistes dont les travaux méritent la plus grande confiance. M. Dovc, sur la direction des ondes barométriques, s’énonce de la manière suivante dans son ouvrage das Gesetz der Sturrne :
a Comme ceci ne ressort pas uniquement de mes recherches primitives sur les grandes oscillations haroinéiriques, mais est généralement le résultat d’expériences consciencieuses, il suffira de citer les paroles de RadclifT Birt (Report of atmospheric waves, 18i6) ; « upon a very careful perttsal of the paper on M. Brown , I found that prof. Dove’s theory of paratlel currenls or alternately dîsposed beds of oppositely directed winds throw a ctear light on the real character of atmospheric undulations. » Lorsque cinq ans après ce travail et 23 ans après la publication de mes recherches, Quetelel arrive à cette conclusion : « que les directions des vents n’ont pas de rapports apparents avec les directions des ondes barométriques, » je puis être d’accord avec lui, si cette loi évidemment négative est considérée comme un « fait important. » D’après ces travaux, qui traitent des oscillations barométriques comme ondes primaires, on pourrait, selon moi, résoudre ces questions : Pourquoi ces ondes allongées ne se propagent pas dans la zone torride, et pourquoi celles qui se trouvent à des endroits déterminés, soumis aux ouragans, ont une conformation toute particulière. Ces questions seront traitées, je l’espère, par M. Lamont, qui, en 1837, dans les résullatsde ses recherches météorologiques , annonce un travail à ce sujet, dans lequel il est dit ; Comme de grandes ondes, analogues aux vagues de la mer, se propagent dans Pair, la pression est soumise à un changement continuel et s’élève quand une montagne d’ondes (Wcllenberg) s’approche ‘. »
• O passiijjc Ml Mirait de l'otivrajc de M. H.-W. Dove, das Gesetz der Slürme, I vol. in-8°, page 508. Berlin, 1860.