‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 188 sur 211 · CHAPITRE V. DE LA PLUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. DE LA PLUE

Monlpellier, Padoue, Milan, Turin, Rome, Naples, Florence, celte môme quantité vaut 800 à 900 millimètres, plus bas encore sa valeur devient de 1,000, de 1,200, de 1,400 millimètres On reconnaît cette augmentation progressive, mais on aurait tort de croire quelle soit parfaitement régulière ; on rencontre, en avançant, une série de lieux qui reçoivent des quantités d'eau aunuelles qui sont loin de s’accorder avec celles que nous venons d’indiquer Certaines quantités recueillies régulièrement sont de beaucoup inférieures ou supérieures à celles que nous venons d’énoncer. Dans quelques lieux sans doute, la hauteur des villes au-dessus du niveau des mers peut justifier jusqu’à un certain point les différences qu’on remarque ; mais en faisant de ce côté les corrections nécessaires, on est loin d’arriver à une croissance uniforme. 11 va plus, en passant en Afrique, on a, dans l’Algérie et sur toute la côte occidentale de la Méditerranée, des pluies considérables; mais en pénétrant dans l'intérieur du pays, on arrive à des contrées où la (juanlité d'eau tombée annuellement est à peu près nulle'. Une vaste région, étendue le long du tropique du cancer et comprenant à peu près tout le Sahara, l Égypte, l’Arabie, les États (1 Iran , puis, reprenant plus loin par la Mongolie jusqu’au Japon et à la Chine, détermine une série do pays où les chutes d’eau ne sont guère sensibles. Cette région, à peu près sans pluie, qui borde le tropique septentrional, se reproduit encore sur la côte occidentale de l’Amérique,

I On a publié, dans ces derniers temps, dilTérentcs cartes qui indiquent 1rs quantités plus ou moins {grandes de pluie qui tombent annuellement dans les diOérents pavs. Nous citerons entre autres V Atlas du Cosmos^ in-folio que publie M. J. A. Barrai, comme coinplénient aux fritvres d’Alrx. de Humboldl et de Fr. Arago; le physicalischer Atlas de Brrgliaiis, in-folin publié par J. Perlliés. à Gotha, 1845;rA^/as zu Aies. V. par Trau-

(|ott Broinnic, 1 vol. 111-4" obtung, Stuttjard, chez Van Kruis et llonajaiin, etc.

MÉléOBOLOGIE; LIVBB IV;^

et mérite une attention toute spéciale; d'autant plus qu’elle semble se reproduire aussi, mais moins forte, à la surface des mers et de l’autre côté du tropique du capricorne. Cependant cette dernière région offrant moins de pluie se montre particulièrement sur les côtes du Pérou et de la Bolivie. Entre ces deux régions tropicales, moins exposées aux pluies, les abords de la ligne équinoxiale môme présentent une humidité plus forte que partout ailleurs. 11 semblerait que les courants atmosphériques, venus du Nord, en rasant la surface de la terre et en remontant au-dessus des régions équinoxiales pour retourner vers les pôles , achèvent d’y perdre l’humidité qu’ils renferment et forment ces pluies abondantes qu'on y remarque.

La nature môme du globe ne paraît pas étrangère à la différence que l’on observe dans la chute des eaux, et bien des points à la surface de la terre semblent ne présenter cette particularité que par suite de leur position et peutêtre encore par la nature môme du sol.

On pourra, d’ailleurs, se faire une idée plus juste du singulier phénomène de la chute et de l’abondance des pluies, par le tableau que nous présentons ici.

Quantités de pluie par saison.

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