CHAPITRE V. DE LA PLIIE
d’observations; et môme pour Upsal, en Suède, les observations embrassent plus d’un siècle. La Néerlande, la Belgique, la France, rAllomagne, la Pologne donnent 500, 600, 700 millimètres, et l’on remarquera que les quantités diminuent en s’éloignant de la mer pour pénétrer dans l’intérieur des terres. Ainsi les villes de la Belgique donnent au delà de 700 millimètres d'eau, tandis qu'à égalité de latitude les villes d’Allemagne et celles qui se rapprochent le plus de l’Asie donnent des quantités moindres. D’une autre part, on peut voir sans diflTiculté que, dans les différentes localités, quelle que soit leur distance à la mer, les deux saisons les plus pluvieuses sont l’été et l’automne. L’Angleterre sous ce rapport est dans une position toute spéciale, elle reçoit, comme entourée de mer, beaucoup plus d’eau que sa latitude ne semblerait l’indiquer.
Il est cependant des villes qui font des exceptions qu'il serait difficile d’expliquer : je parlerai spécialement de Paris, de Marseille, de Toulon qui ne donnent pas môme 600 millimètres d’eau. On remarquera môme que Madrid n’en donne annuellement que quatre cents quarante-huit : on objectera peut-ôtre que son élévation de 663 mètres au-dessus du niveau de la mer doit y contribuer; mais la ville de Munich, qui se trouve à peu près à la môme hauteur (526 millimètres), donne annuellement 857 millimètresd’eau; et cette ville se trouve plus septentrionale que la capitale de l’Espagne, puisque les latitudes sont de 40°2o' et 48°49’.
La petite ville de Slavelot en Belgique, malgré sa grande hauteur de 3t t mètres, donne annuellement de son côté i ,021 millimètres de pluie ; mais elle se trouve dans un pays montagneu.x et qui, selon toute probabilité, doit présenter des considérations géologiques particulières , qui mériteraient d’ôtre bien connues et qui e.xigeraient toute l’attention du savant qui a bien voulu nous les transmettre.