‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 193 sur 211 · Chapitre VI . — Électricité de l’air · texte numérisé non relu

Chapitre VI . — Électricité de l’air

Des observations ont été faites avec soin, depuis près d’un siècle, par plusieurs physiciens distingués sur la nature de l’électricité de l'air. Les beaux travaux de Franklin, de Saussure, de Volta, de Schubler, etc., avaient dès le commencement jeté une vive lumière sur ce champ nouveau de recherches ; il est juste de dire cependant que les événements politiques, qui suivirent celte brillante époque, entravèrent singulièrement les travaux et portèrent les recherche» vers d’autres points de vue que ceux qui avaient d’abord fixé l’attention de ces grands maîtres de la science. M. Kümlz qui les a mentionnés dans sa météorologie, ainsi que MM. Forbès, De la Rive, .Marlins, tournèrent leur attention vers les montagnes de la Suisse, etcrurenty trouver un lorrain plus propre à rendre compte des grands phénomènes électriques de l’atmosphère. D’autres, et particulièrement M.VI. Lamont, directeur de l’Observatoire de Munich et Ronalds, directeur de l’Observatoire de Kew, en Angleterre, tournèrent leur attention vers le degré de force que montre l’électricité pendant la période diurne et pendant la période annuelle. Ces phénomènes, depuis 1845, avaient également éveillé mon attention en Belgique; j’avais tâché de rendre compte précédemment des divers résultats auxquels j’étais parvenu, en ayant égard, de plus, à la pression barométrique, à l étal plus ou moins pur de l’air, à l'influence des hauteurs', aux changements de signes pendant les orages, etc.

I Vuici ce qae Je disais plus haut paj^r 311, au siijr'l de la force électrique qu’on obtient selon les élévations de l’électroinétre, dans un lieu nullement dominé par les corps avoisinants, P intensité électrique de Pair croit sensible-

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