‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 196 sur 211 · CHAPITRE VI. DE l’ÉLECTRICITÉ DE l'aIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. DE l’ÉLECTRICITÉ DE l'aIR

direction du soleil, tous le» points du globe seraient successivement, pendant 12 heures, éclairés par cet astre; et, pendant les 1 2 heures suivantes, privés de ses rayons ; les jours seraient égaux aux nuits. Mais l'axe de rotation est légèrement incliné ; il dévie de la verticale d’un peu plus de 23 degrés ; il en résulte qu'un habitant qui se trouverait, dans la partie la plus inclinée vers le soleil, verrait constamment cet astre pendant 24 heures; et il en serait do même pour tous les habitants qui se trouveraient entre le pôle et 23 degrés do distance à ce point. Cet espace a été nommé zone glaciale. Le contraire arriverait pour les habitants de la zone glaciale opposée ; à six mois de distance, ils seraient entièrement privés des rayons solaires. Mais cet état n’est que passager ; La terre, en conservant sa même inclinaison dans l’espace, offre annuellement l’un et lautre pôle du côté du soleil, et selon qu’on se trouve sur l’un ou l’autre hémisphère on est en été ou en hiver, et par conséquent les phénomènes électriques doivent varier.

Pour nous rendre compte de l’action exercée parla direction des vents sur l’électricité de l’air, il suffit d’observer l’indiience que montre chacun des seize vents principaux : Nous avons fait voir, d’après l’expérience de plusieurs années ', qu'il existe deux maxima diamétralement opposés dans le ciel : Le maximum le plus énergique correspond à la partie du ciel placée entre le NO et l’ONO; l’autre est à peu près directement opposé et se montre entre le SE et LESE.

Ces résultats ne s’accordent pas avec ceux trouvés par llemmer, à Manheim, et par Schübler, dans l'.\llemagne méridionale. Ces savants n’ont observé qu’un seul minimum

* Sur Ir climat de la BelgiquCs 5* partie, 1®’’ vol., page 20.

de V Electricité de V air,

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UÉTÉOBOLOGIE. LIVRE IV.

électrique et un seul maximum. Le minimum est placé, comme celui de Bruxelles, vers le Nord ; et le maximum, est entre le S et le SO.

La différence entre la Belgique et 1 Allemagne tient certainement à des circonstances locales : les résultats relatifs aux saisons montrent que la discordance de Bruxelles ne doit pas être attribuée à des causes accidentelles : les maxima et les minima conservent assez bien leur position; et quand ils se déplacent, on peut s’expliquer, à l'inspection des nombres, comment le déplacement s’opère.

.M. Clarke, de Dublin, qui, en 18.39 , a fait des observations sur l'électricité de l’air, pour satisfaire à la demande de l'Académie royale d Irlande, a trouvé des résultats qui diffèrent aussi de ceux de Sau.ssure et de Schübler. D’après ses recherches sur la variation diurne, le premier minimum a lieu à 3 heures du matin; l'électricité augmente ensuite jusqu'à 10 heures; clic diminue alors faiblement jusqu’à 11 licures, puis augmente de nouveau jusqu’à 2 heures 45 minutes du soir; à 3 heures, elle recommence à diminuer, mais plus rapidement que la première fois, jusrpi’à 6 heures; elle augmente à cette époque, puis diminue successivement jusqu’à ce quelle atteigne son minimum à 3 heures du lendemain'.

Je regrette de ne connaître les observations de M. Clarke, ([ue par les extraits qui en out été donnés ; mais ses résultats concordent assez bien avec ceux ([ue j’ai obtenus pour le mois de décembre par l'électromètre de Pelticr, comme on en pourra juger * ;

* Philoxophical }/ajazhief Ionie XVI , pa{jc , année 1810; et Jifémoire sur Vétectricîté de Vair^ par M. Duprei, <lans les Mémoires couronnés de l' Académie royale de Brujrelles, Ionie XVI.

* On remarquera que ces nombres, pour le mois tic décembre^ tlilli'rcnl un peu tic la moyenne générale tic Tannée, qui sc frouve donnée plus liant, pageÜ8. C’est ce qui résulte mieux des conclusions qui suivent.

CHAPITKK VI. DE LELECTBICITÉ DK l’aIR.

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