‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 197 sur 211 · iiri · texte numérisé non relu

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58,48 fnax.

De l’ensemble des observations que j’ai faites pour constater la variation diurne de l éloctricité de l’air, non pour le mois de décembre mais pour l’année entière (page 228), je crois pouvoir déduire les conclusions suivantes ;

l" L’électricité de l air, estimée à une hauteur toujours la même, subit une variation diurne qui présente généralement deux maxima et deux minima;

2° Les maxima et les minima se déplacent d’après les ditrérentes époques de l'année;

3° Le premier maximum arrive, en été, avant 8 heures du matin ; et vers 1 0 heures en hiver;

Le second maximum s’observe, après 9 heures du soir, en été; et vers 6 heures en hiver.

L’espace de temps qui sépare les deux maxima est donc do plus de 1 3 heures à l'époque du solstice d été , et de, 8 heures seulement au solstice d’hiver ;

4” Le minimum du jour se présente vers 3 heures en été, et vers 1 heure en hiver.

Les observations ont été insuffisantes pour bien établir la marche du minimum de la nuit ;

ü" L'instant qui présente le mieux l’état moyen électrique de la journée, dans les diQ'érentes saisons, arrive \ ers midi.

UÉTKOROI.OGIE. LIVRE IV.

Dans un travail antérieur, j’avais recherché quels sont les vents dominants aux époques des maxima et des minima absolus de chaque mois pour l’électricité de l’air; mais le dépouillement des tableaux m’a conduit à des résultats trop peu signiQcatifs en raison du nombre d’observations dont j’ai fait usage, pour les donner avec quelque confiance.

Les nombres se balancent généralement et tendent à montrer qu’un maximum ou un minimum d'électricité peut s’observer assez indifféremment par l’un ou l’autre vent régnant ; cependant , par le vent ENE , on n'a observé qu’un seul maximum et six fois un minimum. D’une autre part, sous l'influence des vents NO et ONO, on a observé huit fois un maximum et un seul minimum. Ces deux résultats s’accordent assez entr’eux , mais ne sont pas suffisants pour pouvoir en déduire des conclusions sûres.

Pendant ces quatre années, l’électricité de l’air, à l’heure ordinaire des observations, a été 23 fois négative.

Il est à remarquer que c'est par des vents d’Ouest, c’està-dire par des vents dont la direction était entre le Nord et le Sud, en passant par l’Ouest,. que l’électricité négative a été principalement observée : sur 23 électricités négatives, vingt ont été marquées de ce côté. De plus, l’intensité électrique ne dépendait pas de la qualité du vent, car sa valeur moyenne était à peu près uniformément de ’ — 63", valeur très grande et dépassant de beaucoup les charges positives généralement observées. (V. page 225.)

La fréquence plus grande des vents de SO et des régions avoisinantes n’est évidemment pas la cause de la fréquence plus grande de l’état électrique négatif dans les mômes régions; car la partie N cl ENE du ciel présente aussi, dans nos régions, un maximum pour la fréquence des vents et cependant l’on n’y a pas observé une seule fois l’électricité négative.

CUAPITHB VII. PHÉNOMÉ.NKS UMINEl'X.

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