‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 25 sur 211 · CHAPITRE II. DE l’aIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DE l’aIR

L’époqui^ du second minimum varie dans des limites plus larges encore, puisqu'il se présc'nte à 2 heures 15 minutes de l'après-midi en janvier et à 5 heures 30 minutes en juin : cet intervalle est de trois heures et un quart.

Les limites entre lesquelles varie l’époque barométrique sont pour le premier maximum , comme pour le premier minimum de près de deux heures environ.

L’espace de temps qui s’écoule entre le prmiiier maximum et le second minimum mérite une attention particulière : ces deux termes limites ne sont séparés que de i h. 3 min. en janvier, et leur séparation est de 8 h. 50 min. en juin ; ce dernier intervalle est plus que double du premier.

On trouvera, dans le tableau suivant, les résultats des variations barométriques observées aux différents instants du jour ; ces variations sont très-sensibles et présentent par leur symétrie un intérêt particulier.

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GG MÉTÉDROI.OGIK. I.IVRE 1.

Les variations de la pression diurne sur le baromètre sont très-régulières, comme on peut le remarquer sans peine. Les deux maxima de hauteur barométrique se montrent vers 1 0 heures du matin et 1 0 heures du soir , tandis que les minima se manifestent vers 4 heures du matin et 4 heui’cs de l’après midi. La moyenne se produit quatre fois, pendant les deux oscillations de la courbe, vers 1 heure après minuit et après midi, et vers 7 heures du matin et 7 heure.? du soir. Cette marche présente la plus grande régularité, seulement il paraîtrait cpie le maximum et le minimum du jour sont un peu plus marqués que ceux de la nuit'.

II est intéressant, pour compléter les recherches précédentes. de reconnaître les heures au.xquelles se sont présentés le maximum et le minimum barométriques de chaque mois. Or, sur 72 maxima mensuels observés pendant l'espace de six années, 41 ont été observés de 8 à 10 heures du matin et 22 de 0 heures du soir à minuit. Ce n’est donc pas dans son état habituel seulement que le baromètre atteint un maximum vers 10 heures du soir ou du matin ; c’est vers ces époques aussi que se présente le maximum absolu dans les plus grandes excursions du mercure et particulièrement vers 10 heures du matin.

* La variation horaire du baromètre, pour Bruxellc5, est as.«ci fîdèlemenl représentée par la formule suivante : le plus grand écart entre l’observation el le calcul ne s’élève pas à plus de ; et pour plusieurs nombres, clic est

nulle.

Raromètre = 755"‘“39 -f~ sin (« -f- 12**) -f- sin (2 #e -f-

L*arc et. pris depuis C" jusqu'à 500», exprime rétendue d'un jour, en comp~ tant i5* par heure à partir de minuit. La formule montre que la variation diurne totale se compose de la combinaison de deus ondes ; l'une, à peu prè« nulle, qui. dans l'espace de 24 heures, a un moj'tmum et un mtnimunt de 0”'*0.3 seulement; et l'autre tn^s sensible, ayant deux et deux

mtnima de 0*'*25. Sur le climat de la Belÿique, tome II, p. 7.

CtUPlTRK II DK l'air. fi7

Ce qui vient d’élre dit s’applique également aux minima absolus : dans les grands abaissements barométriques, c’est \ers 4 heures du matin ou du soir que le minimum se fait remarquer le plus souvent. Voici les résultats générau.x ; nous ne considérons pas l’influence des mois, qui semble à peu près nulle en comparaison de l'inlluence des heures.

Heures du

maximum el du minimum barométrique absolu de 1842 à 1847 inclus

chaque mois

Matin.

Maxima.

Minima.

Soir.

Maxima.

Minima.

Minuit. .

Midi . .

i lirurp».

4 hfurrs .

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Si nous prenons séparément les heures des maxima et des minima, les résultats deviennent encore plus sensibles.

4 à ü beurps. premier minimum Iwrumclrique absolu 12 fois.

10 il 12 > masiiimm » •> 2.1 »

i à G •• miinnmni b » iO B

10 à i'â " iiiaxitmim »> h G u

Nous voyons que les maxima et les minima absolus de chaque mois se placent généralement aux époques où Ion observe les plus grandes élévations ou dépressions journalières de l'atmosphère. Ceci s’observe plus particulièrement pour le maximum du matin qui présente une valeur très grande par rapport aux nombres ob.servés pendant les autres heures. Le second maximum se produit à douze ou plutôt à quatorze heures de distance, c’est-à-dire après minuit. Quant aux termes minima, ils se placent à

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i heures du malin el vers i à (> heures du soir, c’esl-à-dire à six heures de distance des inaxiina. Les intervalles sont à peu près de même longueur : la pression barométrique, dans scs variations diurnes, présente donc une marche trèsrégulière, cl elle n’exige pas un grand nombre d'années pour SC faire apercevoir ; nous n’en employons ici que six, de 1842 à 1847 inclusivement. Il serait sans doute très intéressant de confirmer ces résultats par un plus grand nombre d’obscrvalionset surtout par des observations recueillies sous différents climats. Ces sortes de recherches portent en elles-mêmes un intérêt qui mérite d'exciter la curiosité de l observateur.

Plaçons maintenant, à côté des résultats obsen és directement, ceux que donne de deux en deux heures le baromètre, au moyen d'un mécanisme jiarliculier qui enregistre les observations; nous trouverons que les résultats, obtenus des deux parts, s’accordent : ils monlrenl qu'en général les dcu.x maxirtui de température se sont déclarés également vers 10 heures du matin et vers 10 heures du soir. Quant aux deux minima, ils déjiendent également des saisons, el s’observent vers quatre heures du matin el quatre heures de l’après-midi.

Cette grande ressemblance qui existe entre les deux résultats généraux, que donnent, au bas du tableau suivant, les valeurs des années 1842 à 1847 et 1848 à 1857, montre assez qu'on peut y attacher toute confiance, et qu’on aurait des motifs pour supposer au.ssi exacts les résultats déduits des colonnes verticales, s'ils étaient produits par des lois aussi simples el agissant avec la môme constance.

Variations horaires du baromètre enregistreur pour la période de 1848 à 1857.

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