‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 28 sur 211 · IX48-Ô · texte numérisé non relu

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' Les obsenatiuiis oui été faites d'heure eu heure jusqu'à la (îii de 1847 ; depuis cette époque, elles n'oiit pins été faites que de deux en deux heures. Pour rendre donc ces nuiiihres comparahles entre eux dans la morriine générale, les chiiTres d«^ années 1845 à 1847 ont été diniinu('*s de moitié (f^ye: Clivxt de la Belchapitre de$ fentx^ partie, page 58). I^*s tableaux généraux des vents sont insérés dans la 5*^ jKirlie du même ouvrage, page 54. Ix*s années 1848 à 18.57 sont publiées dans les Asnalm de L'OssEnvAToinE. comme le» précédente») à la suite des observations de chaque année, prise individuellement.

78 MÉTÉORDLOlilli. UVBt I.

Direction du vent par les nuages. — La direction du vent, d’après la marche des nuages, indiquée par trente années d'obsenation, depuis le commencement de 1833 jusqu’à la fin de 1 862, a donné lieu aux nombres que présente le premier des deux tableaux qui précèdent. On y voit, pour chaque année, le nombre de fois que cette direction était comprise dans une des seize (larties qui divisent l’horizon. 11 en résulte que chacune de ces directions comprend 22 degrés et demi; en sorte que le vent nord souffle de 1 1 degrés et un quart de chaque côté de la ligne méridionale Le vent d'est souffle de son côté vers 1 ouest, en jmssant par le zénith, ou parallèlement à cette direction ; et ainsi de suite pour chacun des vents indiqués dans le tableau qui suit.

Pour rendre les comparaisons plus faciles, on a présenté, à la fin du tableau, de cinq en cinq ans, les moyennes des valeurs qui ont été observées. Les nombres ont été inscrits aux heures des observations, c’est-à-dire à 6 heures du matin, à midi, à i et à 'J heures du soir : Cependant, durant les dix années de 1843 à 1853, l ob.servation de 9 heures du soir a été généralement négligée , comme étant moins sûre.

La moyenne générale, pour les trente années, était tournée vers le SO, en inclinant à l OSO. Un maximum, mais tout à fait secondaire, a soufflé du NE, point diamétralement opposé : la fréquence entre ces deux maxima a été dans le rapport de 1 66 à 70, ou environ de 5 à 2. Les deux minima, qui tombent entre ces points, ne diffèrent que de quelques unités des nombres voisins, et ne pourraient être déterminés e.xactement, même après trente années.

Si l’on considère les vents limités par la seule région comprise entreleSSOà l’O, on trouvera qu’ils ont soufflé presque autant de fois, en partant de là, que les vents qui soufflaient

r.HAPlTRE III. in VENT-.

Hp toutes les autres parties de l'horizon : on trouve en effet le rapport de 4C2 à ;i42.

Direction du vent par l'anémomètre. — Kn 1842 , on a établi, au haut de la tourelle orientale de l’Ob-servaloire, un anémomètre d’Osler, qui, au moyen d'un mouvement d’horlogerie, trace d’une manière continue, sur des feuilles préparées à cet effet, les valeurs de trois éléments : 1 " la direction du vent; 2“ la force du vent; 3* les quantités d’eau tombées pendant les pluies. Depuis, les indications de cet instrument ont été enregistrées avec régularité; elles ont jiermisdc recueillir et de publier les documents fournis de deux en tleux heures seulement, pour ne pas multij)lier les indications outre mesure. De plus, depuis le commencement de 18Gf>, on a placé près de l instrumenl un udomètre nouveau qui, au moyen d engrenages habilement ménagés, fait connaître séparément les quantités d eau tombées dans les huit principales directions (lu ciel. Nous |mrlerons dans un autre chapitre des indications de cet udomètre; nous n’avons à nous occuper ici ijue de la direction et de la force du vent.

L’anémomètre a donné de son côté, à partir de 1843. des résultats qui ont été soigneusement enregistrés et qui ligurent dans le second des deux tableaux juécédents, jusqu’à la fin de 1 8G2. 11 fait connaître la direction horizontale du vent, et il indique, pour chaque année, le nombre de fois que le vent souillait d(‘s seize principales directions du ciel. Un second tableau ci-après fera connaître également, j)Our chaque année et pour chaque mois, la force du vent, estimée au sommet de l’Observatoire.

Le |)remier tableau, relatif à la direction du vent, montre que les nombres, en ne |)renant que cinq années, ne manifestent pas encore une marche bien diicidéc; il faut consulter une moyenne de vingt années au moins pour reconnaître

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une loi délemiinéc. ün voit alors (|uc le vent soiilïle dans son maximum en partant du SO, et en inclinant un peu vers rOSO. Un second maximum se prononce vers l’E . ici, les indications sont dans le rapport de I70 + 61 ou à [>eu près comme 3 est à 1 . Les deux minima tombent, l'un vers le Nord et l’autre vers le SE.

Les directions entre les courants d’air supérieur et inférieur pris respectivement ne diffèrent donc pas considérablement, quand on recueille les nombres de plusieurs années. Seulement, dans la partie sud de l'atmosplière, le vent su- (lérieur dévie un peu de la direction du vent inférieur; et la déviation a lieu en sens opposé dans l’autre partie du ciel directement 0[ipo.sée. Cette singulière déviation entre les deux vents inférieur et supérieur est assez nettement prononcé<\ comme on peut le voir dans la figure qui sera donnée plus loin ainsi que dans le tableau numérique <|ui résumera les valeurs.

Nous ne parlons ici do la force du veut, qu’en n’ayant égard à sa composante horizontale, comme on le fait généralement encore dans la science. On sait cependant fort bien que le vent, dans beaucoup de circonstances, a une force oblique à la surface de la terre, et que par suite on ne prend alors en considération qu’une partie de sa force. Il serait lemps aujourd'hui d y avoir soigneusement égard, si l’on V eut considérer les phénomènes dans toute leur généralité ; L’état de la science exige qu’on ne néglige plus la composante verticale : 11 faut nécessairement modifier les anémomètres et les construire de manière à pouvoir tenir compte de la force perpendiculaire à la terre, dont on semble vouloir continuer à faire abstraction.

Dans l’anémomètre dont nous faisons usage, la vanne de l instrument n’est dominée par aucun des objets avoisinants ; son étendue, depuis l extrémité de la pointe jusLfu’à l’extré-

CIIAFITRE III. Dl' VE>T. SI

mité opposée, est de. deux mètres environ. Elle est portée au bout d’un axe en bronze, qui s’élève de 3 à 4 mètres au-<lessus de l’aréte du toit, et deseend au-dessous de cette même arélis d'une longueur à peu près égale, jusciu’à la hauteur d’une table qui reçoit les indications des vents, b’axe, vers son milieu, se trouve assujetti fermement, mais en <;onsor\ant la liberté de tourner au moyen de roulettes ; il se trouve également retenu à sa partie inférieure, où il porte une aiguille, mobile avec lui, (jui donne les indications des vents; de plus, à cette même partie inférieure se trou\e un jiignon qui engrène avec une règle dentée. Cette règle glisse horizontalement en s’appuyant sur deux poulies mobiles, fixées sur la table même où s’inscrivent les directions lies vents.

Les inscriptions sont reçues sur une planchette horizontale, dont le mouvement a lieu, par une pendule, dans une direction perpendiculaire au mouvement de la règle qui porte le crayon indicateur.

Dans l’espace de vingt-quatre heures , la planchette a passé sous le crayon en suivant une marche continue; il faut alors la remettre en place, et renouveler le papier où sont inscrites les directions des vents. Ce papier est partagé par lignes parallèles et équidistantes ; chacune passe successivement, à une heure d’intervalle, sous le crayon. De plus, une autre série de lignes parallèles et équidistantes, perpendiculaires aux premières, représentent les différentes régions du ciel. Leur distance dépend de l’étendue de la circonférence du pignon qui engrène avec la règle mobile à laquelle le crayon est fixé : elle est d’un peu plus d’un centimètre pour chacune des seize divisions de l’horizon.

La figure qui suit fait connaître que la fréquence des vents inférieur et sujiérieur est à peu près la même en force et en direction ; il n'y a de différence que pour les

MKTEIIBOLOlilK. UVHK I.

époques : surcessiv('iiiont l'iiii devance laulre, suisanl les saisons.

l'r^nentt <ttt iritfa imft^irur el •mii^ritur, pfntlami l'mnnéf.

Force du vent. — Pour l intensité relative des \ents (en ne considératil que la composante LoriEonlalo), les observations de vingt annét's donnent des résultats assez remarquables; le minimum se produit pendant les jours les plus longs, et le maximum, au contraire, pendant les jours les plus courts : en juin, les indications de l’intensité du vent donnent 0,832, et, en décembre, 1 ,227. Le mois de septembre cependant semble faire exception, car il présente évidemment le minimum et ne donne moyennement (jue 0,801- : mais nous aurons occasion de reconnaître que ce mois de septembre fait en quebjue sorte exception pour nos climats, en restant dans des limites bien marquées.

Il est remarquable, du reste, que, pendant les six mois oii le soleil est au-de.ssous de l’é(iuateur, la force du vent surpasse la moyenne de l’année, tandis (pie, au contraire, la force est généralement inférieure à la moyenne pour chacun des six autres mois.

CHAHITRK III. ni VENT

Intensité du vent par mois et pendant vingt années, d'après l’anémomètre d Osler.

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Janv. )*'6v. Mars, .\vril.

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