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Le contraire a lieu pendant les séc]ieresse.s e\trênies ; le baromètre se tient généraloinent au-dessus de son état moyen ; une exception analogue à celle que je viens de mentionner a lieu pour le mois de mars. Cette dilTérence n’est pas accidentelle ; on s’en fait une plus juste idée en comparant les hauteurs barométriques pendant les époques extrêmes d'humidité et de sécheresse , comme on |)out le voir dans la quatrième colonne du tableau qui jirécède : la différence est de plus de 5 millimètres pour Tannée en général. Pour les mois de décembre et d avril, elle s’élève à près de 9 millimètres, tandis qu’elle change de signe et se trouve étn* de et de I“'"|2, pour les mois
de mars et de février; on peut donc avancer que, toutes choses égales d’ailleurs, le baromètre a une tendance à se tenir bas pendant les temps humides; et, au contraire, à se tenir haut pendant les sécheresses.
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MÉTÉUROLOGIB. LIVRE U.
ÇinpiTRE 11. — Pluie, ;irêle , neiqe , elc.
L’atmosphère qui enveloppe noire globe est constamment plus ou moins cliargée d’humidité : on emploie des instruments propres à en mesurer la quantité et les pressions. Mais assez souvent les vapeurs se condensent en partie et retombent à la surface du globe sous forme de pluie, do neige ou de grêle ; quelquefois aussi les vapeurs, sans tomber sur le sol, se condensent en nuages et en brouillards qui méritent également de fixer notre attention. C'est sous ces différentes apparences que nous allons étudier l'humidité de l’air.
Pour mesurer les quantités d’eau tombées, on employait dans le principe deux udomètres seulement qui étaient établis sur la terrasse, et dont l’un était spécialement destiné à recueillir l’eau de pluie, tandis que l’autre indiquait l’eau provenant de la neige ou de la grêle
Le premier présente à peu près la forme d’un entonnoir ayant à sa partie supérieure une ouverture d un décimètre de diamètre. Ce récipient conique est soudé à un tube cylindrique de 16 centimètres de longueur sur 3 centimètres et demi de diamètre ; c’est par un tube de même axe, mais plus étroit, que l’eau se rend dans le réservoir inférieur, dont l'orifice se trouve engagé entre les deux tubes en question.
Le second udomètre ne diffère du premier que par la partie supérieure : au lieu de se resserrer d’abord comme
‘ On a préféré depuis la forme rectangulaire h la forme circulaire; et l'on a agr.indi les proportions de l'ouverture i|ui, |>our un des iiislruninits, est d'un mètre de longueur sur un dcmi-mèlrc de largeur, le plus |ietit udomètre a maintenant le cinquième de ces proportions. Des udomètres ont aussi été établis sur le liant de l'Ulnervatoirc, ayant jusqu'à un mètre carre d'ouverture.
CDAriTBE II. DE LA rLVIE. I 41
dans l'entonnoir ordinaire, les parois vont en s'évasant et forment un cône tronqué dont la grande base inférieure s’appuie sur un cylindre d'un décimètre do hauteur, de manière à recueillir la neige et à l'empécher d être emportée par les vents, immédiatement aprk sa chute. L'écoulement de l eau se fait comme dans le premier udomètrc.
Les indications de ces deux instruments sont rarement tout à fait concordantes : en cas de neige ou de grêle, le second instrument donne en général plus d'eau que le premier ; on le concevra sans peine, et c’est le contraire pendant des pluies tranquilles. Dans le second udomètre, en effet, l’eau a plus de surface à mouiller et à parcourir, et il s’en perd toujours une partie relativement d’autant plus grande que la pluie a été plus faible et de plus longue durée. Ce n’est guère que pendant les averses que les deux udomètres accusent exactement les mêmes valeurs.
J'ai remarqué aussi que, quand un udomètre est nouveau, surtout s’il a été peint à l'huile, il perd une petite quantité de l'eau qu'il devait recueillir. Il se forme des gouttelettes qui, à la suite des pluies, séjournent sur les parois et finissent par s’évaporer. Les pertes, ici encore, sont d’autant plus
sensibles qiæ les pluies sont moins abondantes et plus tranquilles.
Pendant les sept premières années des études météorologiques faites à Bruxelles, on n’a pas fait la distinction de la pluie ni celle do la neige : on se bornait à indiquer la (piantilé d'eau tombée. La séparation des jours de jiluie, de grêle, de neige ne fut faite que plus tard, et l’on manpia le nombre de jours pendant lestiuels l eau était tombée, en comptant d'un midi au midi suivant. Dans le tableau donné ci-contre, le phénomène, à partir de 1840, était marqué au moment de sa chute soit sous forme de pluie, soit sous forme de grêle ou de neige.
Les données de la nuit étaient marquées dans le jour qui suivait immédiatement ; le tonnerre, le brouillard et le ciel couvert ou sans nuages étaient également indiqués dans la journée où on les observait d un midi au midi suivant.
A la suite des nombres donnés d'année en année, pendant les trois décades do 1833 à 1862, on trouve ci-après les résultats groupés par périodes de cinq années; puis la moyenne générale des trente années, avec les maximaet les minima absolus pour chacun dos éléments étudiés pendant celte même période. On y reconnaît d’abord que la quantité de pluie a varié du simple au double [lendant ces trente, années d'observations. Les deux extrêmes ont donné 8G7°'“60 et t33“"’39 d eau ; la variation pour la ipiantité annuelle de neige est plus grande encore, comme on le conçoit ; elle a été de 108'”“00 à I7"“’70. Les jours de chute d eau ont été également variés, mais bien moins qu’on |)Ouvait s’y attendre : les deux limites ont été 244 et 134, cl se trouvent à peu près à même distance de la moyenne 197, ce qui est très conforme aux lois des probabilités : œ résultat s’accorde, même en considérant séparément les détails pour les gelées, les brouillards et les jours d’orage, dont nous donnons plus loin les détails.