‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 87 sur 211 · CHAPITRE II DE LA PLUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II DE LA PLUE

Ce qui semble contribuer à élever les nuages, ce sont surtout les forces électriques qui les attirent d’une part et les repoussent de l'autre. Quand on éprouve l’électricité de l’air au moyen d’un électromètre de Peltier, on constate presque toujours qu’elle est positive, mais qu’elle varie assez rapitlement suivant la disposition et la distance des nuages. Ce n’est qu’à l’approche des nuages orageux et dans les temps de pluie quelle change de nature et devient négative. 11 n’est pas rare, dans ces circonstances, de la voir passer brusquement d’un signe à l’autre; et, par exemple, quelques minutes après avoir trouvé l’air chargé d'une quantité si énorme de fluide négatif qu’elle échappe à nos mesures, on peut observer du fluide de nature opposée presque immédiatement après.

J’ai déjà parlé, dans le paragraphe précédent, de la fréquence plus ou moins marquée des jours entièrement sereins ou complètement couverts, suivant les époques de l’année, ainsi que du degré de pureté du ciel. 11 ne me restera donc à parler ici que de la nature des nuages, d’après les observations faites quatre fois par jour, à 9 heures du matin, à midi, à 3 et à 9 heures du soir. Je rappellerai .seulement que, jusqu’en 1848, les observations s’inscrivaient à 4 heures et non à 3 heures de l’après-midi, comme on l’a fait depuis.

Pendant le semestre d’été, les ciels entièrement sereins ou entièrement couverts, aux heures d’observation , sont moins nombreux que pendant le semestre d’hiver. Ce résultat est cependant plus marqué pour un ciel couvert ; le rapport est à peu près comme deux est à un.

Pour les éclaircies, elles sont un peu plus nombreuses pendant les chaleurs que pendant les froids; on voit aussi en plus grand nombre les strati, les cumula strati, les cumuli, les cirrhi et leurs composés pendant les mois d'été que pendant les mois d’hiver. Le nimbus surtout ne s’observe

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presque pas pendant les mois d'hiver, tandis qu'il est fréquent pendant les mois d été.

Par leur forme , les nuages accusent la hauteur comparative à lacpielle ils se trouvent suspendus. Les cirrfii, sans môme qu'on ait besoin de recourir à des mesures, seront généralement placés dans les régions les plus hautes de l'almosphère ; les cumuli arrivent plus bas, et, par leurs formes plus ou moins épaisses, montrent que les vapeurs ont pu s’agglomérer en quantités plus grandes et plus compactes. 11 serait dilficile cependant de fixer la limite où se forment ces nuages ; on les voit môme quchpiefois s amasser et présenter une forme mixte, assez fréquente pendant les beaux jours : les cirriio cumuli semblent unir les deux systèmes dont nous venons de parler, comme les ctimnlo slrali forment l’alliance des cumuli et des strati (jui leur sont généralement inférieurs. Quant au uirnbus, c'est un amas de vapeurs prêt à se résoudre, et cpie l'on ne voit guère se former qu à l’époipie où le soleil se trouve dans notre hémisphère. On pourra en juger par le tableau sui- \ ant, recueilli d’après les données de 1 9 ans, calculées pour une année, en composant 1 hiver des mois de décembre, janvier, février ; le printemps, des mois de mars, avril, mai et ainsi de suite.

Toutes les observations n’ont pas été inscrites régulièrement pendant le cours de l année ; quelques-unes ont été négligées, comme ne pouvant rien indiquer pour les phénomènes qui nous occupent, par exemple les nuages non déterminés et les cirrlio slruti qui sont en trop petit nombre. Ces omissions .sont à peu près numériquement les mômes pour chaque saison. On reconnaît très bien à l inspeclion du tableau qui précède, que le ciel couvert était beaucoup plus prononcé en hiver qu’en été ; les saisons intermédiaires marquent, du reste, ce passage par

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