‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 90 sur 211 · CHAPITRE II. DE LA PLllK · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DE LA PLllK

La loi est assez manifeste, et même assez régulière. On compte beaucoup plus de brouillards en hiver qu’en été ; le rapport, entre les mois do juillet et de décembre, est de 28 à 31 ü, d’après trente années d'observation. Sur ces trente années, il en est quinze pendant lesquelles le mois de juillet na point eu de brouillard; au contraire, on ne peut citer une seule année , dans laquelle on n’en ait point enregistré au moins un pendant les mois de septembre, d’octobre ou de novembre , et .si Ion doit indiquer un mois sans brouillard, pendant les quatre mois suivants des trente années de 1832 à 1862, il se trouve dans les deux premières années de cette période. On conclura donc, en général, qu il ne se passe pas de mois sans au moins un brouillard , quand le soleil est dans l autre hémisphère ; le rap|iorl des deux semestres, sous ce point de vue, est de 1 384 à 438, ou de 3 à 1 à peu près.

La périodicité est donc bien marquée; si le mois de mai indique un nombre un peu fort, c'est probablement à cause des brouillards odorants dont il a été parlé; et l’on remarquera que ce dernier phénomène se présente souvent môme sans que le ciel soit couvert. Nous verrons bientôt que les circonstances qui raccompagnent sont tout à fait différentes de celles qui concernent le brouillard humide.

Le minimum de la courbe, pour ces derniers brouillards se présente, d une manière très marquée pendant les mois d’été ; et le maximum devient au contraire considérable pendant les mois d hiver et d’automne. La courbe est d'une forme prononcée, bien que nous ayons compris dans les unités qui la composent les brouillards secs et odorants dont le maximum se présente en été; mais le nombre de ces derniers brouillards est toujours comparativement très faible

On jugera mieux de la manière dont procèdent les

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jours de brouillard humide, en jclanl les yeux sur la figure ci-jointe ;

Ihouillartii f.ar mois.

Si, parmi les brouillards, nous remarquons maintenant ceux qui se distinguent particulièrement par une odeur de tourbe brûlée, et que l'on nomme odorants ou brouillards de Westphalie, on en compte toujours plusieurs par an. On a même tenu note, dans les Annales de l'Observatoire, de ces brouillards odorants qui ont été en général observés depuis 1 833.

On peut voir, dans ce recueil, que, depuis l'existence de rObservatoire , I on y a compté moyennement de cpiatre à cinq brouillards odorants par année, et ces brouillards se produisaient surtout aux mois de mai et de juin. Pendant ces lieux mois, en efiet, on en a compté autant que pendant les dix autres mois de l'année. Sur les 03 brouillards odorants, observés en vingt ans, 57 se manifestaient particulièrement le matin, 30 le soir, 6 pendant toute la journée, et 2n'onlpas été bien déterminés quant à leur durée. Il eu résulterait toujours que les brouillards odorants du matin sont en nombre

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