‹ Méthode Berlitz pour l'enseignement des langues modernesChapitre 14 sur 70 · UNE VISITE · texte numérisé non relu

UNE VISITE

Jules : Mais je ne me trompe pas, c'est bien Bernard! Comment ça va mon ami ? Qu'est-ce donc qui t'amène à Paris ? — Bernard : D'abord les affaires, ensuite le désir de voir la capitale dont on m'a dit tant de bien. — J. Ta visite est pour moi, je t'assure, une surprise bien agréable. — B. Est-il besoin de te dire que j'éprouve le même plaisir à te revoir ? — J, Tu as bien choisi ton jour : c'est justement l'anniversaire de ma naissance aujourd'hui. — B. Alors mes félicitations sincères. — J. Merci, mon ami. Maintenant dis-moi, pour combien de jours es-tu à Paris ? — B. Je ne sais pas exactement, mais je compte y passer au moins xme semaine. — J, Une semaine 1 mais c'est magnifique cela ; et naturellement tu resteras chez moi. — B. Avec plaisir, si cela ne doit pas te gêner. — J. Pas le moins du monde. — B. Et ta femme . . . ? — J. Elle sera très contente de faire ta connaissance. Mais je te prie de m'excuser un instant, je vais dire à la domestique de mettre un couvert de plus.' — B. Soit. — J, Bien, tout est arrangé

maintenant. Voici ta chambre, mets-toi à l'aise, tu es chez toi. — B, A quelle heure est votre dîner? — J, A deux heures. Mais si tu as faim . . . — B. Ce n'est pas cela, je désire seulement faire un peu de toilette. — J, Oh ! ne fais donc pas de cérémonie, ton costume de voyage est assez bon. — B, Tant mieux alors, car je ne te cache pas que je suis un peu fatigué. J'aimerais cependant à me laver et à me peigner. On se salit tant en voyage. — J". Bien, tu trouveras dans cette table de toilette, des brosses, du savon et des essuie-mains. Je vais dire à la bonne de Rapporter une cuvette et de Peau.

' J". J'ai le plaisir, ma chère amie, de te présenter M. Bernard Planchet. — Madame X: Je suis enchantée. Monsieur, de faire votre connaissance ; mon mari m'a tant parlé de vous. — B. En bien ou en mal ? — Mme. X. C'est méchant cela. Monsieur, vous savez bien que mon mari est incapable de dire du mal de ses amis. — B. Je sais que Jules est la bonté même et je vois qu'il a épousé une charmante femme. — Mme. X. Mille remercîments pour le compliment !

Mme. X. Le dîner est servi. Veuillez vous asseoir ici, M. Bernard Ne trouveX-tu pas, Jules, que le potage n'est pas assez salé ? — J. Je ne suis pas de ton avis, ma chère, tu sais que je n'ai jamais aimé les mets bien salés ou bien épicés — B. Puis-je vous offrir du pain, Madame ? — Mme. X. S'il vous plaît, Monsieur. Merci. Trouvez-vous ce poisson à votre goût ? — B. Oh ! il est délicieux. — X Et que dis-tu Bernard, de ce petit vin blanc ? — B. Je le trouve très bon. — J. X^udsmoi ton verre.— B. Non, merci, j'en ai encore. — Ah! voici mon plat de prédilection : un filet de bœuf aux champignons. — J. Je vois que tu n'as pas mauvais ^oût, cependant pour moi, je préfère un canard aua:

olives — Mme. X. Tu es servi à souhait, voilà justement la domestique qui apporte ton mets favori.— Servez-vous donc des légumes, Monsieur Bernard : il y a près de vous des petits pois et des haricots verts.— B. Si vous le permettez, Madame, je prendrai des légumes après le rôti. — Mme, X. Comme vous voudrez, Monsieur, ne vous gênez pas ; mon mari est comme vous, il ne mange pas les légumes avec la viande. — X Quel dessert as-tu à nous offrir, ma chère amie ? — Mme. X. Attends, tu vas voir. Jeanne servez le dessert et le café. — J. Oh ! Oh ! c'est une surprise que tu m'as faite, tu sais que j'adore la crème au chocolat. Et toi Bernard? — B. J'en raffole aussi. — Mme, X. Je suis charmée, Messieurs, d'avoir si bien rencontré vos goûts. Mettez-vous du lait dans votre cafë, Monsieur? B. Non^ Madame, après dîner je prends du café noir ; mais oserai-je vous prier de me faire passer le sucre ? — Mme. X. Oh! pardon, Monsieur. — B. Merci bien, Madame. — X Maintenant, Bernard, tu fumeras un cigare, n'est-ce pas ? — B. Non, pas en ce moment. — J. Pourquoi ? — B. Je crains d'incommoder Madame. — Mme. X, Pas du tout, Monsieur ; je suis accoutumée depuis longtemps à la fumée du taba^ ; outre cela, je suis obligée de y;ous quitter pour aller faire un tour à la cuisine. Vous réverrai-je cette après-midi ? — J. Pas avant souper, ma^çKerie7 car j'ai l'intention d'aller me promener avec mion ami, pour lui montrer un peu la ville. — Mme. X. Alors, Messieurs, bonne promenade. -^B. Merci, Madame, votre serviteur.

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