Chapitre I. — Des hymnes
Mélodies 07"nées.
399. — Dans les mélodies ornées, il n'y a pas lieu, généralement, de tenir compte des ictus métriques, les compositeurs des mélodies les ayant eux-mêmes souvent négligés. Ils ont semé les groupes de notes sur les syllabes des vers comme sur un texte en prose; aussi lorsque les neumes se trouvent sur les ictus métriques, il semble parfois que ce soit autant l'effet du hasard que de leur intention. La seule différence qu'il y a entre les hymnes ornées et les pièces en prose, ornées également, c'est que dans les hymnes, les phrases musicales soutenues par les vers, présentent des proportions plus symétriques.
Mouvement,
400. — Un mouvement modéré convient au chant des hymnes. Il ne sera pas cependant appliqué uniformément à toutes, mais adapté au caractère rnélodique de chacune.
401. — Qu'on récite ou qu'on chante les hymnes, les vers de chaque strophe se groupent deux par deux. Si leur longueur ne l'exige, il est mieux de ne pas respirer entre les deux, soit dans la récitation, soit dans le chant simple, comme nous l'avons suggéré à propos du chant de l'hymne de l'Avent. On remarquera que l'édition rythmique ne met pas de point-mora entre le premier et le second, et entre le troisième et le quatrième vers des strophes de cette hymne.
Syllabes hypennétriques.
402. — Parfois il se rencontre dans les hymnes plus de syllabes que n'en comporte le mètre : « Cum Patr^ et almo Spiritu. — O sola magnar?^?^ urbium. »
Dans la récitation, on doit les prononcer aussi distinctement que les autres.
Dans le chant, au contraire, il est non seulement permis, mais il vaut mieux les élider pour sauvegarder le rythme musical. (Voir Append. n° 466, Décret de la S. C. des Rites.)