La forme externe des cofnpositions consacrées
10. — Les diverses parties de la Messe et de l'Office doivent conserver, même musicalement, ce concept et cette forme que la tradition ecclésiastique leur a donnés, et qui se trouvent très bien exprimés dans le chant grégorien. Autre donc est la manière de composer un introït, un gradúale, une antiphone, un psaume, une hymne, un Gloria in excelsis, etc.
11. — En particulier, on doit observer les règles suivantes :
ci) Le Kyrie, le Gloria, le Credo, etc., de la Messe doivent maintenir l'unité de composition propre à leur texte. Il n'est donc point permis de les composer par morceaux séparés, de telle sorte que chacun de ces morceaux forme une composition musicale complète et telle qu'elle puisse être détachée du reste et remplacée par une autre.
U) Dans l'office des Vêpres, on doit ordinairement suivre la règle donnée par le Caere^noniale episcoporum, qui prescrit le chant grégorien pour la psalmodie et permet la musique figurée pour les versets du Gloria Patri et pour l'hymne.
Il sera néanmoins permis, dans les solennités plus grandes, de faire alterner le chant grégorien du chœur avec ce que l'on appelle \^% faux-bourdons ou avec des vers convenablement composés dans une semblable manière.
On pourra aussi concéder quelquefois que les divers psaumes soient exécutés entièrement en musique, pourvu que dans ces compositions soit conservée la forme propre de la psalmodie, c'est-
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à-dire pourvu que les chantres semblent psalmodier entre eux, ou avec des motifs nouveaux, ou encore avec des motifs pris dans le chant grégorien, ou imités de celui-ci.
Restent donc pour toujours exclus et interdits les psaumes Sippelés />sauf nés di concerto.
c) Dans les hymnes de l'Eglise, on doit garder la forme traditionnelle de l'hymne. Il n'est donc point permis de composer, par exemple, le Tantmn ergo de telle façon que la première strophe présente une romance, une cavatine, un adagio, et le Genitori, un allegro.
(T) Les antiennes des Vêpres doivent être présentées d'ordinaire avec la mélodie grégorienne qui leur est propre. Si, dans quelque cas particulier, on les chante en musique, elles ne devront jamais avoir la forme d'une mélodie de concerto, ni l'ampleur d'un motet et d'une cantate.