Deuxième Partie. — Chapitre V
267. — Comment faut-il exécuter le Strophicus? — Les anciens théoriciens s'accordaient à appeler notae repercussae les sons qui composent ce neume. Pour n'en citer qu'un seul, Aurélien de Réomé (IX^ siècle), parlant de la tristropha à la fin des versets des introïts du premier mode, dit : « terna gratulabitur vocis percussione » ; et, au sujet du même neume dans les versets des introïts des troisième et septième modes, il ajoute plus clairement : « Sagax canto}' sagacité)' ùitende ut... trimiin, ad ijistar inanus verberantis^ * f acias celèrent ictuni. » (Gerbert. Script. I, p. 56 et 57).
Il faudrait donc faire entendre trois coups de voix rapides, légers, brefs, à l'instar d'une main qui frappe.
Malgré les autorités et le caractère incontestablement artistique dont elle se réclame, nous n'osons guère recommander d'une manière générale, même à des chœurs exercés, cette interprétation du strophicus, à cause des difficultés sérieuses qu'elle présente. Voici cependant deux exercices en faveur de ceux qui croiraient pouvoir l'adopter avec succès, au moins en certains cas.