‹ Méthode complète de chant Grégorien d'après les principes de l'École de SolesmesChapitre 73 sur 173 · fi · texte numérisé non relu

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Solfier d'abord et vocaliser ensuite.

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Ces deux exercices sont disposés de manière à préparer, par la flexion d'un demi-ton (do-si-do) dans la première incise de chaque membre, l'émission du strophicus qui apparaît dans la seconde.

270. — Il peut se faire que la tiistropha offre encore plus de difficultés que la distropha. On pourra donc, en pratique, réunir en un seul son de double valeur les deux premières notes de la tristropha et ne répercuter que la dernière.

Dé-

us

Dé-

us

Ainsi le passage à la syllabe suivante est rendu plus facile et on évite qu'elle paraisse séparée de la précédente.

Exécution particulière à certains neumes.

271. — Si cette interprétation semble encore trop difficile, qu'on donne à la distropha ou à la tristropha une valeur relative au nombre de leurs notes, en imprimant à celles-ci un léger vibrato ondulé et en les exécutant crescendo ou decrescendo selon les cas. Ainsi le strophicus se distinguera de la simple inora vocis et du son plus compact et plus fort du pressus et de la bivirga.

272. — Lorsque la troisième note de la tristropha porte ictus,

il faut nécessairement répercuter le troisième temps.

273. — « On doit distinguer les groupes de strophicus qui se suivent par une répercussion légère sur la première apostropha de chaque groupe, laquelle est note ictique. Si la répercussion vive et alerte de chaque apostropha du strophicus est difficile pour un chœur, il n'en est plus de même pour cette reprise qui doit consister dans un renflement doux et intensif d'une unique poussée d'air. La même règle aura son application si une virga allongée précède le strophicus, ou encore si cette note se trouve encadrée entre plusieurs groupes du même genre.

Offert. Reges Tharsis.

Offert. Anima nostra.

Ré-ges Thársi [i i] s.

libera- ti [i i i] sumus.

« Au moyen de ces douces et délicates vibrations ou reprises de son, on évitera ces longues traînées de notes à l'unisson qui atteignent parfois huit ou neuf fois la valeur d'un temps et, selon la gracieuse expression de D. Mocquereau, « arrêtent et brisent le cours ondulé du fleuve rythmique ^ ».

274. — Le pressus représente un son de double valeur compact et fort qui, dans grand nombre de cas, demande quelque accélération sur les notes précédentes.

L'appui rythmique se place toujours sur la première note qui forme \ç^ pressus.

* Cité de V École Grég. de Solesines p. 115.

88 Deuxième Partie. — Chapitre V.

275. — \Joriscus est une note douce, légère, qui peut être préparée par un accelerando du groupe auquel Voriscus est uni dans l'exécution. Parfois il occupe le degré supérieur à la note précédente, et d'autres fois il est écrit sur le même degré qu'elle.

Dans ce dernier cas, si l'oriscus est un do, un fa ou un sit?, et qu'il vienne à la suite d'une clivis ou d'un torculus, on peut exécuter un demi-ton plus bas la note qui précède ; v. gr. :

, , N: Ns Ka

di- em féstum ce- le-brántes di- em féstum ce-le-brántes

Dans tous les cas, il peut se répercuter à la manière du strophicus.

276. — L'appui rythmique se place sur la note qui précède \oriscus, si celui-ci s'exécute sur le même degré qu'elle; il pourra coïncider avec la seconde note avant Voriscus, si celui-ci s'exécute de la seconde manière, c'est-à-dire en le faisant précéder de son demi-ton inférieur comme à dzem féstum celebrantes. De même pour tous les cas analogues à celui-ci :

jiî-

us- que

277* — T .e s^(icus porte toujours l'ictus sur sa seconde note laquelle est de plus allongée.

278. — \J epiphonus et le cephalicus ont leur seconde note liquescente pour faciliter le passage d'une syllabe à l'autre dans les diphtongues, dans les rencontres de certaines consonnes, etc. ; cette note liquescente n'est qu'adoucie et ne perd rien de sa durée.

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