‹ Méthode complète de chant Grégorien d'après les principes de l'École de SolesmesChapitre 75 sur 173 · CHAPITRE VI- Les appuis rythmiques · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI- Les appuis rythmiques

Les divisions binaires et ternaires. — Leur iinp07'tance. — Règles pour les déter77iiner. — Texte : Rythme des mots. — Mélodie : Notes modales. Dessins 7nélodiques. Neumes. Pauses. Manuscrits rythmiques.

281. — On sait maintenant que le rythme forme ses arsis et ses thésis en s'appuyant au commencement de chacune de ces deux parties : au commencement de la première pour le départ, l'impulsion et l'élan du mouvement; au commencement de la seconde pour son arrivée, son repos et sa chute.

Savoir distinguer les arsis et les thésis, c'est connaître le point même où commence chacune d'elles, c'est-à-dire les ictus rythmiques qui marquent les groupements binaires et ternaires, soit les plus petites divisions du rythme.

Ces petites divisions du mouvement n'ont pas toutes une égale importance; elle dépend de la place qu'elles occupent dans la phrase musicale, du rôle qu'elles jouent et de leur subordination mutuelle; toutes cependant ont leur raison d'être, car chacune est un anneau de la chaîne rythmique, et il est aussi nécessaire à celui qui chante de les connaître qu'à celui qui marche de savoir où poser le pied. Ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est de marquer uniformément tous les appuis; ce serait isoler les uns des autres les petits groupements rythmiques, et puisque nous venons de comparer la phrase à une chaîne, ce serait en détacher les anneaux. On tomberait ainsi dans le grave défaut des débutants ou des mauvais exécutants qui, en musique, marquent tous les premiers temps de la mesure forts et détruisent par là le phrasé. Cette remarque capitale étant faite, il reste vrai que plus l'analyse d'une mélodie aura été consciencieuse et minutieuse, plus, la synthèse venant ensuite, on obtiendra une exécution parfaite et liée, tout sujet d'indécision ayant été préalablement écarté.

La connaissance et l'observation des ictus ne sont pas moins requises pour obtenir l'ensemble dans un chœur que pour la bonne exécution du chant en solo.

Mais voici qui est plus important encore. C'est la connaissance des règles à obsei-ver pour bien placer les ictus. Il ne suffit pas en effet de les mettre n'importe où, car selon qu'on les affecte à une note ou à une autre, le sens rythmique et même le sens modal de la phrase changent complètement. On devine les conséquences d'une erreur en cette matière.

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