Deuxième Partie
Deux preuves à l'appui :
Savoir placer les ictus rythmiques, en d'autres termes, savoir rythmer une mélodie grégorienne n'est pas chose facile. Cela suppose un ensemble de connaissances théoriques, pratiques et paléographîques que tout le monde n'est pas à même de posséder. Le plus simple et le plus sûr est de recourir aux éditions rythmiques des Bénédictins de Solesmes.
Mais on peut ne pas avoir de ces éditions à sa disposition, on peut se trouver devant une pièce qui n'est pas rythmée, ou bien on veut la rythmer par soi-même. Comment s'y prendre?
Le texte, la mélodie et les manuscrits rythmiques sont à examiner tour à tour et à être mis en parallèle. De là des règles qu'on ne saurait donner comme absolues et d'une égale valeur : tantôt elles concourent ensemble et tantôt les unes cèdent aux autres.
Règles générales.
A. — Texte.
282. — La règle concernant le texte est de rythiner les mots toutes les fois qu'on le peut. D'après cette règle, essayons de rythmer la première strophe du Lauda Sion.
Lauda Sí- on Sal-va- tó- rem, Quantum pót-es, tantum áude :
Lauda dú-cem et pa-stó- rem, Qui- a má-jor ómni laude,