Chapitre VI. — Les appuis rythmiques
à) Soit au centre du groupe :
wT^^
Soit à la fin.
iZ
Dó-mi-ne Dó- mi-ne
Remarque.
« Cette virga culminante peut être assimilée à la première note des groupes, et son ictus est, en conséquence, soumis aux mêmes exceptions. »
294. — Enfin, toutes les notes longueSy sans exception, reçoivent X appui rythmique.
Sont considérées, nous l'avons vu, comme notes longues, tous les pressus et les notes allongées par Poriscus.
d) Les pauses.
295. — En règle générale, avant toute pause la dernière note est doublée.
296. — Quelquefois, bien que simplement retardée, elle est aussi marquée d'un ictus, non parce qu'elle est prolongée, mais à cause de sa position rythmique.
qui- a mundá-tus est, regréssus est,
Malgré la demi-barre et la virgule, le ré allongé de est forme avec les deux notes suivantes une mesure ternaire. De là son ictus. La cadence musicale a lieu seulement au do pointé de regi'ésus est. Le ?'/, par son allongement, ne fait que l'annoncer. Une respiration après ce 7'é serait une faute contre le rythme.
297. — Si la pause est précédée d'un neume de deux notes, chacune d'elles est affectée de l'ictus parce qu'il est de règle ordinaire de doubler leur valeur. Si on ne les double pas, l'appui rythmique ne se fait que sur la première.
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98 Deuxième Partie.
298. — Les antiennes terminent fréquemment par un spondée syllabique à l'unisson. S'il est amené par un mouvement mélodique descendant, on double ses deux notes qui, en conséquence, reçoivent l'ictus rythmique.
co-ro-ná-vit é- um.
Avant la pause moyenne — cadence de membre^ — ou la petite pause — cadence d'incise, — il est mieux de ne pas doubler l'avantdernière note, à moins que l'accent ne soit précédé d'un torculus ; dans ce cas, la voix réclamant un repos sur l'accent, celui-ci se prête volontiers à cette exigence et se laisse doubler.
fu- dé- runt
299. — Dans tous les autres cas, «2) soit que les deux syllabes, précédées cette fois d'un mouvement mélodique ascendant se chantent à l'unisson :
omni- pot-éntem.
b) soit que la syllabe accentuée se rencontre sur un degré différent de celui de la dernière,
feu i i ZT
mansu- e- tu-di-nis é-jus.
il est préférable de ne pas doubler, ni même de ne pas prolonger la note pénultième.
Quand la note pénultième n'a que sa valeur ordinaire, elle ne porte jamais d'ictus dans aucune cadence.
e) Les manuscrits rythmiques.
300. — On ne peut plus les ignorer depuis les savantes recherches dont ils ont été et sont encore l'objet de la part des Bénédictins de