Chapitre VII. — Du rythme des incises et des membres
Solesmes. Il est prouvé aujourd'hui que ces manuscrits sont les témoins les plus anciens et les plus véridiques de la tradition rythmique, et que cette tradition, comme la tradition mélodique, était universelle.
Si on ne peut les ignorer, encore moins peut-on les négliger dans l'étude du rythme en général, et, nous le verrons bientôt, dans l'analyse rythmique d'une pièce en particulier. Vouloir se passer d'eux, c'est entreprendre sciemment une œuvre chimérique et aller à un échec.
Quiconque veut rythmer par lui-même et avec sûreté une mélodie grégorienne fera donc des manuscrits rythmiques une étude consciencieuse. Il aura recours à la Paléographie Musicale de Solesmes, qui lui fournira les plus précieux avec le secret de s'en servir. Il se rappellera qu'ils sont la base solide des règles données dans ce chapitre, et, s'il est professeur, il ne manquera pas de leur emprunter à l'appui de ses explications les exemples que la grande publication solesmienne mettra abondamment à sa disposition.