‹ Méthode complète de chant Grégorien d'après les principes de l'École de SolesmesChapitre 87 sur 173 · Deuxième Partie · texte numérisé non relu

Deuxième Partie

incapables de recevoir la vie que l'âme communique au corps entier.

Pour obtenir l'unité de la phrase, le rythme devra donc avoir égard à la hiérarchie et à la subordination réciproque des divers éléments qui la composent.

Quatre moyens sont au pouvoir du rythme pour rattacher, selon leur rôle et leur importance, incises et membres, et en former la phrase : Ce sont : le lien mélodique^ le lien dynamique, le lien proportionnel et le lien d'articulation.

309. — Le lien mélodique ou la mutuelle attraction et répulsion des sons.

Le lien dynamique ou la subordination des rythmes partiels à un élan mélodique ou arsis principale, à laquelle correspond l'accent général ou phraséologique.

Le lien propo7'tionnel ou l'ordre et la proportion que notre oreille réclame dans les divisions, les pauses et les repos provisoires.

Enfin, le lien d'articulation ou la relation de continuité qui nous fait passer avec goût et délicatesse d'un rythme à un rythme, d'une incise à une incise, et d'un membre à un membre.

Lien mélodique.

310. — ^Souvent le thème musical se développe jen élevant graduellement la ligne mélodique jusqu'à un point culminant, d'où elle redescend ensuite, et, graduellement aussi, vers la tonique.

La première partie (ascendante) se wovavciç^ pro tase, et la seconde (descendante) apodóse. En s'appelant mutuellement en tant que membre antécédent et membre subséquent, la protase et l'apodose opèrent l'unité de la phrase entière.

Frotase.

Apodóse.

Euge serve bó-ne,

in mó-di-co

fi-dé-lis.

in-tra in

gáudi- um Dómi- ni tu- i.

Parfois la phrase commence par son sommet mélodique; la protase apparaît alors dans tout son élan dès les prem.ières notes.

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