DE LA TIÉDEUR
Qu'une âme tiède est miséFtble !
Elle a perdu le goût de Dieu.
Elle est privée de ses consolation».
Elle est égarée de sa Providence.
l08 MEDITATIONS.
Elle pèche sans crainte.
Elle fait le mal sans remords.
Elle n'ose rentrer en elle-même.
Elle est malade et ne sent point son mal.
Elle est méchante et se croit bonne.
Elle est esclave et se croit libre.
Elle abuse de tous les remèdes.
Elle rejette toutes les inspirations.
Elle est insensible à toutes les grâces.
Elle décrie la dévotion.
Elle scandalise le prochain.
Elle est à charge aux communautés.
Elle pèse au cœur du Fils de Dieu.
Elle Toblige de la vomir.
Elle est en danger de n'y plus rentrer.
mon Sauveur, qu'il y a longtemps que je vous afflige, et que je suis à charge à votre patience. Oh! chassez-moi, si vous voulez, de votre paradis, mais ne me chassez point de votre cœur ; votre haine m'est plus redoutable que l'enfer.
Mon âme, souviens^toi d'où tu es déchue, et reprends ta première ferveur.
Autrement le Fils de Dieu ôtera ton chandelier, et eu mettra un autre en sa place.
POUR LA VIE PUKGATlVt. X99
Xllt MÉDITATION.
B£8 TAINS BÉSU18.
Mon âme^ es4a contente ?
Que désires-tu sor la terre T
Dien àe te suffit-il point ?
N'est-oe pas lui qui est tout ton bien f
Quand est-ce que tu as été bien sans lui f
Quand est-ce que tu as été mal avec lui f
Que cberches-tu après Dieu T
Qui te peut contenter si ce n'est Dîeut
Tes désirs sont tes tyrans.
C'est ce qui trouble ton repos.
Que tu serais heuiwse, si tu ne voulais rkn !
Que gagnes- tu à désirer?
Les désirs n'entrent point au Ciel.
Ce sont les démons de Tenfer.
C'est ce qui tourmente les damnés.
Cesse de désirer^ et tu sortiras de ton enfer.
mon Dieu^ hors de vous toute abondance
m'est indigence^ toute douceur m'est amertume !
Un cœur est bien avare à qui Dieu ne suffit.
ni lytiHTàTiOKS
Je voudrais biea èlare ai^.paéx} ^ .) .
D'où vient que j# n'j wâs poipll >
N'est-ce point que je défère trop à ^onfisiis?
N'est-ce point gue j'ai trop ^^^^^ç^ 4 ^^^ volonté 1
N'est ce point que je jpuis rebdle ^ f^ supérieurs!
N'estH(0 point qua je ne veux p&fL «out^îr ?
N'est-ce point que j'ai quelques d(î|îrs1
N'est-ce point que je Uis l^fpieTfp^^^vLl
N'eat-G6 point que je jims^ ^i^ ydâiités?
N'est-ce point fufi. je WoiPS^^ $a Pirpvi- . denceî - ; ,
N'est-ce poiitf qf» je yemm qp'jl m T^ut pas? ... . , .
N'eat-ce point que je pA vew^ jim le gu'il veut?
Qui peut vivre en paix faisant la guerre i Dlim»
Qui peut ètn^ (xmief^élmimi^ |tim J^u Y
POUR 14 Y^ pfflmf^TIYE. IJi
Si tu es contre Dieu^ p^ei} ^epa eontie t^^. Si tu troublitô sa l^S l^i^era ton repos.
Si tu gardes soû ofdre^ sûq ordre te g^k|4era. Si tu troubles son ovi^Q, «04,ûfdre te troublera.
Ne désire nen, et tu auras tout.
Fais la volonté de Dieu, el Dieu fera la tienne.
J>£ LA BOKNE ET SE LA ICfUyAIf j QO^^GfffffSE.
Qu'il fut bon servir Oieu I
Qu'il 7 a de plaisir à l'aimer !
Qu'U est bon à ceux qui Vainlent !
Qu'il est temble à ceux qui l'oATensent I
Qu'une bonne conscience est heureuârç l
Qu'une mauvaise conscience est malheureuse !
Qu'un bon cœur est Joyeux !
Qu'un mauvais cœur est triste!
Que de repos dans une bonne âme !
Que de troiddes dans line àne tutnvaise !
Que la vertu est aimable I
Que le vice est amel?!
Que la mort des justes est précieuse !
Que la mort des pécheurs est \iottft&ib\
Ah ! je veux aimer Dieu dans le temps^
Afin que je le puisse aimer dans l'éternité.
Je Teux mener une bonne vie,
Afin que je paisse ayoir une bonne mort.
Je veux vivre en grâce,
Afin que je puisse mourir en paix»
DIS DECX ÉTERNITÉS.
Se réjouir toujours, et ne jamais pleurer.
Pleurer toujours et ne jamais se réjouir^ Vivre toujours et ne jamais mourir.
Mourir toujours et ne jamais vivre !
Reposer toujours sans jamais travailler.
Travailler toujours sans jamais reposer.
Voilà le partage des bons.
Voilà la peine des mécbants.
que le paradis est aimablel que Tenfer est redoutable !
que le monde est trompeur !
que l'homme est aveugle l que le temps est court!
que réternité est longue 1 Rien n'est long dont on voit le terme.
Bien n'est court dont ou n^ ^o\X v^ValU ^xv.
POUR LA VIE PURGATIVE. Ut
XVP BIÉDITATION.
BSS TB0UBLE8 XT BES TENTITIOIIS.
Qae ces pensées me tounnententi
— Pourquoi vous en tounnentea-vous î Je crains d'y consentir.
—Votre mdnte vous doit assurer.
Je suis tombé en un péché.
— n faut promptement vous relever.
Dieu est en colère contre moi.
*- Il est en votre pouvoir de Tapaiser.
Marchez avec plus de diligence.
Travaillez avec plus de fidélité.
Confessez-vous sans difKrer.
Humiliez-vous sans troubler.
Un mal n'en répare pas un autre.
Le péché ne guérit pas le péché.
Cette tentation est importune ; — Mais elle vous est nécessaire.
Elle vous tient dans lliamilitéé Elle vous fait vivre dans la dépendance.
Elle vous oblige de prier.
Elle vous empêche de présumer.
Sans tentation on na peut Cftre éprouvé.
Sans combat on ne peut être couronné.
Sans victoire on ne peut to% wsn^*
U4 MlttirAtîms
mon Dieu t
Tenez-vous auprès de moi.
Et que font fèiiftr fo#ifttlfe«6afre moi.
Si j'ai de quoi me perdre^
Vous avez àe quoi me sauver.
-Trr
XVIf MÉIMTATimti
LES CAUSES ET LES ÎUUVÀIS iWKrS M UL TBI$TSSSii.
L'hdâtiiië qU s'àitnsté jusqu'à l*èic^,
Aime excessif èj^fit quelle cMi^.
Il ne croit pôim dé t46Viâënëë.
Ou il la croit injuste A avëligte.
SU ne murmtîl*e Mk £fe bouche,
Il murmiitè dé feœur cdiltre elle.
Il dit qu'il n'y a point dé diéti.
Ou qu'il n'est Jfas sage,
Ou qu'il n'est jpas Juisté, .
Ou qu'il n'entèiid rien à gbu'^ernëf Tunivers.
Un dévot triste et thàgHn ftiaildàlise lé prochain.
n Itii AHlhè dti mépHs piittt U éétdtidft Et de râirersfeti pont li tèriti.
// le diUffimi do servke dé blin.
POUR lA VIS raieATivE. | u
Il fait passer Jéftiis-Ghristpûiir im mauTâii Bii^tre. , V .,x.. . .
Il met Id ^ub^ dans sa famille.
Il entre aisément en ttlè»^ . .
Il est i chaîne i lies siqénian. . H est fâcbenx i ses éganJL il est insupportable à ses infianetttri.
II aigril4a (somtersfttîott et en ftte la dotioèur.
Où il y a €te la tristesse.
Il n'y a fWInrdè friwiH
Où le chagrin dottÉÉi.
Ùfl hôilDne triste etriefiiirasi dèlnlHiièiie.
n iSTëgé i^k ]oftH V\ tnmxA atimirt.
H Stë «Mfiiéli tié à KMAiM;
Rien ne peuiê(Atïiiti»ttie]i(flnonlie'dB méchante humettf. : "' -
Son cœur est ëû ënfMs iù il b'7 s qms pléhrs etgrineetnents dé éents.
Le démon f dfenjdu^eômifaedras ià àiàiÉPOD.
Comme il est triste «t cbïigrin !
Il se plaît avec Ses semblables* .
Il les pousse dail^ lé déwpo!?.
Il les engage dapt t«iilii aortei 4e Wf^
Il leur fait rechercher les plaisirs dm (jorps^
An défuift de ceux de rei^riil. ,^
quelle maUdie^ quia heÎKKÛi â'<W tel remède !
116 MtDlTATiONS
D*où vient que je sui^ triste?
C'est que votre cœur est agité de quelque pission.
C'eet qu'il est attadié i quelque créature.
C'est qu'il désire quelque chose qu'il n'a pas.
C'est qu'il lui est survenu quelque chose qui né lui plak pas.
C'est que votoe oonseience m'est pas pure.
C'est que vous avez eommis quelque péché
El que vous en craignez la peme*
Vous combattez la^vokttté de Ueu.
Et Dieu combat la vétre.
VoastrouMfiâUMnirqpos^etiltreubiAVOtrejoie.
Youinelui donaez pasoe qu'il damMide^
Et il ne vous dowM pas ee que viUi désirez.
Vousne vouka lien soulrir*
Vous recherchez trop des aises.
Vous aimez tiop la vie douce.
Vous êtes trop tendie sur vousnnème.
Voili la cause de Yotre ebagrin.
qu'un homme est content
Qui ne craint rien que Meu !
qu'un homme est tranquille
Qui est Men avec Dieu !
qu'un homme est riche qui possède Dieu !
qu^un homme est en paix
Qai se repose en Dieu !
POUR LA VIK WnCÀTIVE. I V7
XVIIP MÉDITATION.
l'utilité st là nécessité des persécutions.
La persécution ne nous pMi pas ; Mais elle nous est utile et néeeMaire.
Elle nous détache de l'afTection des créatures. Elle nouf pousse comme malgré nous au ciel.
Elle nous purifie de nos tices et de nos péchés.
Elle afTermit et emraoiiie les Tortus.
Elle nous maintient dans notre éerdr.
Elle nms fait nntrer dans noos^mème.
Elle noos obKge de retourner à Dieu.
Qle nous d^oAte de la vie.
Elle nous ftdt désirer la mort.
Seriez-Yousà Dieu,
Si le monda ivwt toulu de vous?
Âuriez-Yous cherché Dieu ,
Si le monde ne vous avait rebuté 7
Seriez-Yous retourné à Dieu ,
Si le monde ne vous avait chassé ?
C'est Dieu qui défend aux créatures de vous caresser.
C'est lui qui borde votre chemin d'une haie d'épines,
tlf MiOITATIOm
Pour vous empêcher de vons égarer.
Il ne veut pas le péché :
Mais il yeut lA péiilê da lédhlb Il hait le persécuteur :
Màië il aime le persécuté.
mon Dieu, qpie votre sagena éil «iMira- Ua!
Que votre ôOtidtti4a est pleme èa boattl
Je ne serais piûnt à r^im,
Si le monde avait voulu de moi.
Je ne mwn point i^iir vouai ? - :
Si le nMKide u'avail été eontrè Hoi; j
que je suis redevable à sa hain» !
que j'ai d'obligation à votre amour!
que vous mVoE élé misétfcordieuséttient sévère!
que vous m'avez charitablement persécuté !
Il n'7 à ]^6f dé saittt èklA (tfoËr.
Point de mérité sans pattéiicé.
Point de vfciolré sSths côiûbât.
Point de vertu sans épreuvd.
Point de persécution ban» eniiemk
Une eau croupissante aé corrom{^.
Une chair qui n'est point salée se pmsMt.
un fiel Aoflt on âe sè àM peint s'eniMille.
Un cheval qu'on ne pique point s'aHM.
POUR tk Tn PUBOATIVE. lit
Que vous êtes miisérable^
Si vous êtes sans misère !
Comment serez-vous marty^j
Si vous n'avez point de tynm ?
Comment serez-vous ehnétien.
Si vous n'avez point de croix?
Gomment ieres^voQs sauvé.
Si vous n'été* point affligé!
Jésus a été btip et y/om n ohIm étse ùmé.
Jésus a été persécalé
Et vous vous voulez être caressé.
Jésus a été méprisé.
Et vous voulez être estimé. r
Jéks! * *
Que l!èut te inoûde soit ooàfiè tùbi !
Je né m%nsouâe ps pourvu que yotls Myez pour moi.
Je ne veux point claire à ceux qui ^tis dé.
^laiseht et â' qui vous né plaisez pai.
Heureuses persécutions tj[ul ihfe détachent de tout pour m's^her à Vous !
m MÉDITATIONS
GOMMENT ON PEU) ET L'ON RlGOUTftE DIEU.
On perd Dieu par le péché mortel.
On commence à le perdre par le yénieh
On s'en éloigMe par left infidélités.
On le quitte par Tonbli, la tiédeur et la négligence.
Dieu est dans nos Ames
Par une grâce d'union.
n y est par une grftee de direetion.
11 7 est par une grftee de protectî«n.
11 y est par uoe grftee de consolation.
lie péché mcrtel rompt ces helles unions.
Le véniel les afbiblit.
UinfidéUté les ébranle.
Dieu n'est plus dans le pécheur conune il y était auparavant
Il ne le dirige plus par sa sagssse.
Il ne le prot^ plus par sa puissance.
11 ne le console plus par sa bonté.
Il ne réchauffe plus par son amour.
le grand mal que le péché^
Qui nous prive de Dieu, s'il- est mortel;
Qui nous en éloigne^ s'il est véniel!
POUR lA VIE POmATlVK. 121
Judas^ qa'as-tu fait?
Tu as gagné de l'argent ^ Et tu as perdu ton Dieu.
Je pleure jour et nuit^ quand on me dit :
Ouest ion Dim?
Pleurez, âme infidèle, Vous en ayez bien sujet.
Vous ne pouvez faire de plus grande perte^ Que celle que tous avez bite.
Tâchez de la réparer Pendant que vous en avez le temps.
Car vous ne Taurez pas toujours.
Si l'on perd Dieu par le péché mortel,
On le recouvre par la pénitence.
Il ne faut qu'un moment pour le podre ;
11 ne faut qu'un moment pour le recouvrer.
On le perd par un désir du cœur.
On le recouvre par un soupir du cœur.
On perd la présence de Dieu, Par la dissipation de Fesprit, Par r^wmchement du eoBur.
Par le tumulte des pasmms, Par la satisfactioii des sens^ Par le commerce du monde.
Par les vains désirs Et par la curiosité de Vesjinl.
fH irtbiTÀtioiis
On recouvre la présefiicë de Dieu, Par réloignement du InbnÉfe, Par le détachement du «eut/ Pair la solitufte du corp?».
Par le recueillement de Feipiît, Par la mortification dés passions^ Par la paix et le silence.
On fècoùvipe Punion avec Dieu, Par Féloigneineni de soi-mèHifi.
On recouvre «Bi ditection, Par une 6l)éissànce fidèle à ses ordtis.
On recouvre sa protection.
Par la prière et par la défiance de ses propres forces.
On recouvré sa consolation^ Par la mortification des sens^^
XX« MÉWTATION.
DE l'excellence de tk iô}.
La raison e^tla luimèr6de.l*boiuMè$ Et la foi est 1» lukuiàre du dirilien.
Pour être homme il fautôtle raiaoïmâble.
Pour être chrétieB il' fout Mre fidèle.
Dieu veut être honoré du cœur Et de Tespril de Tbomme, .
POUR LA YIB POBfiATIVE. m
La oosur honora Dieu.
En se soumettattt à Mt loL L'esprit hoDfm Dieu ^t'*
En se sotttnettatit à Ut fei.
Le cœur ëtt paridlBmem^soaiftib^ Lonqu'il iUiee qui ne Mi J^lM^ pâ»; L'aiprit est parftît^menl 0Di]t£dti9 UMfa'il croit «e qu'il n'dûtutid {)te.
U foi coBi^]» Teifrift ^ riumuQfii :
Elle le rend saint et religieux,
EUeie soumet frl'Mtx^ité^èrDièft;
Elle lé sacrifie & M gUdre.
Elle l'unit à eaUiigc^se; >
Elle lui aécotiVtô sa vérité.
Elle le rend droit %t it^YlSAi iséUtàà hii.
La foi soutient noà errances :
EUiL wime mxtre chiuité.
ESile dissyp# nos ténèbres, ^le nous instruit de xum detoirs.
Elle nous découvre les ti^ bitns.
Elle fortifié nos fàiblesftes.
Elle fait trembler les démons.
Elle triomphe de leurs tentatkna.
Elle nous iû«^ FlttiiBilitA.
Elle nous coafêHe dans ViïaM.
Elle nous disfROSé If'la f^tk».
Elle nous fiût liiéHter là Ijidm
Sans la foi l'esprit d6 Tliomme est profane :
Il n'est point souinis à la premiàre yinté.
11 n*a point de vraie religion.
n s'égare dans ses connaissances.
Il se perd dans ses nôaonneineats.
Il s'aveugle dans ses propres kumàies.
Il ne s'élève pomt au-dessns de la aature.
Il n^est point sous la conduite de la grftce.
Il ne mérite rien pour le Ciel.
Il ne sera point édairéde la lumière de gloire.
Pour obéir à la loi de Dieu, Il faut renoncer à sa propre volpnté.
Pour être éclairé des lumières de Dieu, Il &ut renoncer à sou propre jugement Un homme n*est pas soumis à Dieu, Qui ne veut faire que qb qui lui plaît.
Un homme n'est pas disciple de Dieu, Qui ne veut croire t^ne ce qu'il entend.
Pour être soumis à Dieu, il faut s'élever audessus des inclinations naturelles.
Pour être disciple de Dieu, il faut s'élever au-dessus des raisonnements htimains.
mon Dieu, première vérité !
Je veux être votre serviteur.
Je veux être votre disciple* Je crois ce que je n'entends pas.
POUR LÀ YIE ProfiàTIYE. lU
J'espère ee q^ )e ne métitepas.
J'aime ce qui ne me plait pas.
Je crois dans les tàièbres.
J'espère dans Finfirmité.
J'aime dans k donknr.
Je rends hommage à -votre sagesse^
En renonçant à mon jugement; *
Je rends hommage à Totre puissance^
En renonçant à ma force.
Je rends hommage à votfe bonté,
En renonçant & mes désirs.
pu MALHEtTR DES BIGHIS.
Il est bien dilBcile d'Mre riche en ce monde etenTautre.
Il est impossible qu'un hommA|soit sauTé^ qui désire les biens de Ia terre avec passion.
L'avare a des sentiments contiairis à k fbi^
Puisqu'il croit misérables ceux que Jésus appelle heureux;
Et qu'il croit heureux ceux qu'il appelk misérables.
S'il estimait les pauvres heureux^ ne le voudraiWl pas être?
S'il estimait lei «ieheff imUienreiHj M féudraiMlètreî ^. •
La foi combat la paâ^ii de Vvfite:
Et la passion de Tàtafe eoirihàtlii M.
Il ne peut prendre im fkrû, saits^ <|«ttoi' l'autre.
S11 veut côttserrer sa foi.
Il faut qu'il rênoiitxi à sa pai^iM.
S'il veut contenter sa passicîti,
Il renoncé à dac M.
L'avare n'a poiîlt d^spéraiicè :
Car qui peut esfpérer ce qu'il ne croit pas T
Qtd pëttt déitm ûè qti'H n*ôstime pas?
Le riche avare ne croit point qu'il y ait une autre vie.
Il n'estime que les biens temporels*
Il ne fait rien pour gagner le del.
U ne songe qd'à ^s'ét^lir mr la tene.
il lui est indifférent qu'il y ait un Oiaii Ott 4^11 n'y en ail pas :
Parce qu'il n'attend rien de lui.
C'est pour cela qu'il ne le prie jamais.
N'est-il pas idolâtre de son argent T
Ne lui sacrifie-t-il pas toutes ses pensées Y
N'en fut-il pas ebn Dient
N'y établit-il pas sa dernière fin?
N'esta» pas eâ lui qu'il met tonti siÀ espérance?
VvfiU ll'ft pm de ôhtttté^
Son cœur est où est *)n HJéftër? ^ -
On nôjiduèseriii'deaiBflliiIttïMr'^^
On ne peûitiiner IMeu ^^^ifKlili
La eapMltf des Uens e9«riapâiiUê;
Elle eèèttpe tout le cceiiî;
Gehii uni teiiiyèiirielik|»iiiq$IÉblBt$
Pread tout ee qnll {leat |»endré^
Et ne rend rien de ce qu'il a pris:
La nature se contente de peu:
Mais la passion n'a pas de bornes.
Les fortune trop tôtayancées, nesopt souvent
Que des injustices accumulées.
Comment donc un avare se peut-il sauver ?
Pourra-t-il faire pénitence ?
Il ne connaît poînt^h péché.
Il l'aime, s'il le connaît.
Les etmx dérobées semblent plus douces Que celles dont Vusage est permis.
On rend difficilement ce qui a bien coûté à prendre.
Peut-on sans restitution espérer le pardon?
mon Dieu, que je ne sois point tourmenté pour les faux biens de la terre !
Vous savez où est mon trésor^ Et que c'est vous seul que je désire. ^
Faut-il se damner pour des biens qu'il faut nécessairement quitter ?
Qu'avons-nous apporté an ce monde ?
Que pouvons-nous en emporter?
Heureux celui qui se contente de Dieu,
Et qui met toute son espérance en Dieu!
L'or et Fargeat Ëoai loa diettx des Gentils :
Mais le Dieu du ciel sera uniquement le mien*
BÉUÎIÊiœ PARTIE.
DE l'imifàtion de jésuskihrist,
Jésus a dit cela^ il le Caut donc croire.
Jésus a fait cela^ il le faut donc faire.
Sa doctrine est la règle de notre foi.
Son exemple est la règle de nos mœurs.
Il est infaillible en ses paroles.
Il est impeccable en ses actions.
Je suis hérétique d'esprit,
Si je ne crois pas ce qu'il a dit.
Je suis hérétique de cœur,
Si je ne fais pas ce qu*il a fait.
Je serai parfait, si je stds semblable à Jésus.
Je serai chéri de Dieu, si je suis semblable à jesus.
J'aimerai Dieu, si je me rends semblable i Jésus.
Je serai Miyé, si je suis lexxù^i^^<^V^^^A«
UO MtDITATlONS
Ob ! quel honneur d'être semblable à un 0ieu ;
De vivre comme un Dieu ;
De parler comme un Dieu ;
D'agir^ de soufiHr^ et de niourir comme im Dieu! . ''
Mes frères, revêtez-vous de Jésus-Christ, comme i^M habit qui vous éoutré de îcAm parts.
P£ l'amouk p£ J^jia..
Jésus est le plus beau de içus les hpmi}^.
C'est le plus grand de tous les rois.
C'est le plus charitable de tous les ppr^.
C'est le plus fidèle de tous les amis.
C'est le plus doux de tous les maîtres.
C'est le plus parfait de tou£i les époux.
Jésus s'est fait homme pour moi, et comme moi.
Il s'est fi^t pauvre ^ur jnol, ^t comme moi.
il s'est rendu misérable pour mol, et comme moi.
Il a souffert la mort pour moi, et comme
moi. . ^■: .■ - : :.
Jésui eil mon père et mon roi.
t>OUK LA ^ mARmATVft. f^
11 est mo^ ft^f e^ jat,Qip«L: ^{Nm. -
Il est mon maître ^t; ^ mom ;paalf«9«
Il est mon chef ^t m^n JOiédâdav ^
Vi est m^^^f salijJ^^ ïx»^ rMenptiiNi.
Il est mon espéranee et ma ispiisolatioft.
J^l^m^^jlflj^ec^.toftjsû^^ -
Il est t9if joi)?^ 4 ^ po^^ de laon cœur.
n me prie de lui donner mon coeur.
11 m'a donné sa vie pour avoir mon ociur.
Je suis un ingrat si je lui refuse mon Mpr.
Malheur à celui qui partage scm cœur.
amour de tous les amours.
cœur de tous lés cœurs.
Que je TOUS ainie comme tous m'^i^mes.
One je Vous aime comme vous le mârites;
Rien au-dessus de Jésus.
Rien comme Jésus.
Rien avec Jésus V . ;, .
Rien après jlfeus.
DES VKRIUS J)S JÉSUS.
Jésus était pauvre^ et je suis riche.
Jésus était hi«nble;,.et, j^j^.^giupii)!^ :
Jésus était doux^ et je suis colère.
Jésus était patient^ et je ne peux rien souffrir. Jésus a pardonné, et je me veux venger.
Jésus a obéi, et je veux commander.
Jésus a été hti, et je veux être aimé.
Jésus a été méprisé, et je veux être honoré.
Jésus a été caché, et je veux paraître.
Jésus est monté au ciel par la douleur.
Et j'y veux monter par le plaisir.
Est-il juste que l'esclave soit mieux traité que Tenfant?
Et le criminel que Tinnocentî
Oh ! que je crains d'être réprouvé ! étant si peu semblable au premier des prédestinés.