‹ Méthode d'oraison: avec une nouvelle forme de méditations pour toute sorte d'étatsChapitre 69 sur 92 · REMÈDES A LA TRISTESSE · texte numérisé non relu

REMÈDES A LA TRISTESSE

Nous craignons plus le mal qu'il n'est à craindre.

Et nous le sentons plus qu'il n'est sensible. Nous croyons mauvais ce qui ne l'est pas.

Et nous nous rendons misérables sans sujet.

Nos misères sont des misérvjox^^^.

Mais n'est-ce pas s'affliger sans sujet, Que de s'affliger avant que d'en avoir sujet? Que sert de pleurer un mal passé?

Cela empêche-t-il qu'il ne soit arrivé 1 Il faut profiter de ses pertes- Il faut faire de nécessité vertu.

Faut-il vous rendre misérable, Parce que vous l'avez été? Quelle honte à un homme sage.

De ne cesser d'être triste que lorsqu'il est las de pleurer?

Il vaut mieux quitter la douleur, Que d'attendre qu'elle nous quitte.

Le passé ne nous regarde plus.

Le futur, ne nous regarde point encore.

Le présent n'est rien qu'un moment.

Pourquoi vous rendre industrieux à prolonger vos peines?

Le sage s'accommode avec ses maux, Quand il ne s'en saurait défaire.

La tristesse augmente les pertes :

Mais elle ne les répare pas.

Oh 1 que nous serions heureux si nous corrigions nos idées !

Oh ! que nous serions en paix si nous ne désirJons rien de périssable !

POUR LA VIE ILLUMINATIVE. i65

Oh ! qu'un grauddésir est un grand supplice ! Un homme de bien a toujours ce qu'il veut.

Parce quil veiit toujours ce qu'il a.

Les changements ne le changent point.

Parce qu'il s'appuie sur l'immobile.

XXIII* MÉDITATION

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