‹ Méthode d'oraison: avec une nouvelle forme de méditations pour toute sorte d'étatsChapitre 72 sur 92 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

POUR £.A VIB UNITIVB.

1" MÉMTATIÔN.

sir IVR AMOUR.

L'amour vient de l'unité.

Tend â l'unité.

Aime Tunité, Repose en l'nMté, Subsiste par l'unité.

C'est un vaisseau sur mer.

Vous le submesgez si vchns le divisez.

Un cœur droit ne se peut courber.

Un cœur pur ne se peut souiHer.

Un cœur Ubre ùe se peut attacher.

Un cœur simple ne se peut diviser.

Malheur à ceux qui ont le kxbut double. Leur ruine est proche et inévitable.

Quoi ! Dieu n'a-t-il créé que la moitié de votre cœur?

N'a- t-il racheté que la moitié de YOtre cœur? Ne sauvera-t-il que la moitié de votre cœur?

Pourquoi n'aura-t-il que la moitié de votre cœur?

Est-ce trop qu'un cœur pour un Dieu?

Je vous aimerai, mon Dieu,

De tout mon cœur.

Je ne partagerai jamais mon cœur.

Tout à tout^ un à un^ seul à seul.

mon Dieu, mon tout.

Vous m'avez donné tout votre cœur.

Il est juste que vous ayez tout mon cœur.

DE L'uNrrÉ DE l'amour.

Je ne puis avoir deux paradis.

Je ne puis servir deux maîtres.

Je ne puis avoir deux époux.

Je ne puis aimer Dieu et le monde, Il ne faut qu'une âme à un corps, Qu'un soleil à Tunivers, Qu'un roi à un état.

Qu'un gouverneur de place.

Qu'un pasteur à son troupeau,

POUR LA VIE UNITIVE. t77

Qu'un pilote i on navire^ Qu'un amour à un oœur^ Qu'un Dieu i une créature.

Dieu de mon cœur!

Vous ayez toujours été i moi^ Et je n*ai presque jamais été à tous.

Je me suis fait autant d'idoles que j'ai aimé de choses avec vous.

J'ai divisé ma foi Quand j'ai divisé ma charité.

J'ai détruit l'un et Tautre Quand je les ai divisés.

Âh! je me suis perdu Quand je ne vous ai point aimé

ni* MÉDITATION.

TB UL PRISfiNGB DE PIEU.

Dieu est devant moi; Il est avec moi; Il est dans moi.

Devant moi pour me considérer.

Avec moi pour me gouverner, Dans moi pour m'animer.

Je dois être devant Dieu, avec Dieu> et dans Dieu*

m MÉDItAtlONfe

Devant Dieu, ne pensant qu'à lui ;

Avec Dieu, ne travaillant que pour lui ;

Dans Dieu, n'aimant rien que lui.

Je ne suis jamais seul :

Dieu est toujours avec moi.

Je ne travaille jaâfâais seul :

Dieu ti'availle toujours avec moi.

ie ne souffre Jemtia seul :

Dieu souffre en quelque Saçon avec moi.

N'est-ce pas être en partiÙs^que cte penser toujours à Die«?

N'est-ce pas être ea enfer, que de ne penser jamais à Dieu?

Omon Dieu!

Vous pensez toujours à moi.

Et je ne pense jamais à vous.

Vous êtes tonjoiif^ *v^ moi,

Et je ne suis jamais avec vous.

Vous travaillez toujours pour moi, et je ne travaille jamais pour vous.

Hélas 1 vous êtes toujours dans moi comme dans un enfer, pour y voir ies crimes, et pour y entendre des blasphèmes.

Vous y serez désormais commue dans un paradis, pour y voit de bonnes actions, et pour y ^nlfenate vos louanges.

POUR LA Vlg iJNITl\T.. t7f

rV MÉDITAHON.

DE l'amour DK DIBy,

Que Dieu est beau,

Puisqu'il a créé Unt d^ belles choses !

Que Dieu est bon.

Puisqu'il a créé tant de bonnes choses !

Qu'il m'a fait de grâces !

Qu'il me promet de biens !

Qui mérite mieux mon cœur que lui?

Qui m'offre pour l'avoir uu plu3 grand prix que lui?

A qui le donnerai-je, sinoi^ à celui qui m*a donné le sien?

A qui le vendrai-je, sinon à celui qui Fa acheté de son sang?

Un méchant cœur vaut-il le sang ^'un Dieu?

Vaut-il ia vie d'un Dieu ?

Vaut-il le cœur d'un Dieu ?

Vaut-il le paradis d*un Dieu ?

mon Dieu !

Je ne mérite pas de vivre, si je veux vivre pour d'autres que pour vous.

Je ne mérite pas d'avoir un cœur^ si je veux aimer quelque autre chose que vous.

Oh! je vous ai trop tard aimél

Oh ! je vous ai trop tôt offensé !

Je vous aimerai toujours^ et je ne vous offenserai jamais.

V« BIÉDITATION.

Page 1