‹ Méthode dans les sciences médicales (analyse et synthèse): essai d'une étude historicoChapitre 20 sur 46 · Burdach, op. cit., p. 290, ib · texte numérisé non relu

Burdach, op. cit., p. 290, ib

3. Avant la découverte d'Hamm on se figurait le sperme tantôt comme «un filament vivant, simple, doué d'une certaine capacité, d'irritabilité, de sensibilité, de volonté, ainsi que de quelques penchants et d'habitudes du père,» tantôt comme un esprit à trois saillies (Burdach, ojp. ciL)

iir accouplement, leur accouche-

BOnt basés ceux qui prélendaient

impriment des mouvements au

quoi bon enfin tant de théories et

Vie, réfiond Bonnet (il aurait dû ajouter 1 philosophiooyont compris l'impossibilité pliqiier mécaniquement la formation des a imaginé heureusement qu'ils existent 5 l'œuf ï. « Il ne nous reste d'autre real Haler, que d'admettre que l'embryon est déjà i avant la fécondation ».

a'empêchait pas ni l'un ni l'autre de combattre iiî^se de Wolf aveu la dernière violence. « JSulla est répondait llalcr aux faits précis de Wolf, t in corpori animait pars ante aliam fada est ; omnis l crealœ exisli?il (l), il est même allé plus loin : il Ippoac non seulement que l'être est tout préformé dans , mais que tous les êtres existants et qui existeront pétaient inclus tout formés dans les ovaires d'Eve. Cette théorie d'emboîtement basée sur des chiffres (2) a failli tuer dans l'œuf l'épigenèse de Wolf.

Avec Wolf commence la troisième période, la période d'embryologie proprement dite.

t. Ib., p. 297.

2. Haler à évalué le nombre d'ovules contenues dans les ovaires d'Eve à 200.000 millions ; en supposant çue la moyenne de notre vie est de 30 ans, que la terre existe depuis 6000 ans et qse le nombre d'habitants était de 100 millions (Hœckel, Anikrop. p. 25.

Son premier travail « Theoria de generalionis », appai-u en 1759, est divisé en deux parties : dans la première il démontre que la préformalion de la plante dans la graine est une absurdilé, et développe sa théorie connue plus tard sous le nom de inéLaraorphose des plantes; dans la seconde, il démontre qu'appliquée à l'homme, à l'animal, la préformation n'est pas moins absurde, et développe sa théorie d'épigenèse.

ï La naturedepresque tous les organes végétaux, dit-il, que leur extrême analogie rend comparables entre eux, s'explique par le mode de leur développement. J'ai reconnu que les différentes parties dont les plantes se composent sont très semblables entre elles ce qui résulte surtout de leurmode de développement. En effet, il ne faut pas être doué d'une grande sagacité pour remarquer que dans certains végétaux le calicese distingue à peine des feuilles, et qu'il n'est en réalitéqu'an assemblage defeuilles plus petites et moins développées. Les feuilles deviennent plus petites, plus imparfaites, plus nombreuses, plus rapprochées, à mesure qu'elles s'élèvent le long de la tige, jusqu'à ce qu'enfin les dernières, qui se trouventimmédiatement sous la fleur, représentent les sépales du cjlice, et forment par leur réunion l'involucre lui-même. Le péricarpe résulte encore évidemment de la réunion de plusieurs feuilles, avec cette difl'érence que ces feuilles se confondent intimement. Donc toutes les parties du végétal, la tige excepté, peuvent ee ramener à la feuille, dont elles ne sont que des modifications (1).

11 étudie le dévelO(ipement des diverses parties de l'embryon, et arrive aux mêmes résultats, qu'il développe

1. Œuvres d'histoire naturelle de G(e(/ic,traUu)teset annotées, par Cil. Fr. Martins, Paris, 1837, p. 275.

surtout dans son deuxième travail apparu en 1768 : « De formatione intestinorum, a travail qui, dit M. Duval, contient en germe tout ce que plusieurs générations d'embryologistes devaient plus tard démontrer et souvent confirmer seulement d,

<c II semble, ditWolf, que les divers systèmes constitutifs del'animal entier se forment en différentes fois les uns après les autres d'après un seul et même type, en commençant par une feuille et qu'ils soient par là semblables quoique bien distincts par leur transformation ultérieure. Ainsi se développe sur le même type le système nerveux, musculaire, canal vasculaire, canal digestif (1) ».

Il démontre qu'au commencement de la couvaison le tube digestif de l'embryon de l'œuf n'est représenté que par une feuille, que cette feuille se recourbe bientôt en forme de gouttière, dont les bords longitudinaux se soudent, et forment un tube ouvert en haut (future bouche) et en bas (futur anus), que, du reste, Tembryon lui-même n'est au commencement qu'une mince membrane-feuille, que cette feuille se divise en plusieurs couches, dont la plus profonde formera le canal alimentaire.

<r Pour la première fois, dit M. Kolliker, grâce aux recherches de Wolf, on pouvait suivre un organe depuis son premier rudiment jusqu'à son complet achèvement, et ce qui est plus important, la formation d'un appareil aussi compliqué, que l'intestin était ramené comme première expression à un simple feuillet >.

<r Cette fois, dit M. Duval, voilà bien démontrée la formation successive d'une partie embryonnaire, d'un or-

1, Koelliker, oj). o., p. 9.

gane, dont rien, quant à sa forme et ses connexions, n'avait primitivement préexisté (1) "p.

Ces recherches, qui aujourd'hui excitent l'admiration des embryologistes les plus éminents, excitaient alors la fureur de ses contemporains. Persécuté partout où il se rendait par des partisans de l'omnipotent Haler, sans moyens d'existence, mourant presque de faim, Wolf quitte sa patrie ingrate et cherche un asile et le trouve en Russie. Là après plusieurs années d'activité scientifique, membre de l'Académie, il meurt entouré de Testime de ses nouveaux confrères, complètement oublié par ses compatriotes.

Il nous serait impossible de faire une analyse complète de tout ce qui s'était fait dans l'embryologie, depuis Wolf jusqu'à nos jours. Notre but d'ailleurs est plus modeste : nous voudrions surtout poursuivre le développement delà théorie des feuillets germinatifs, théorie qui est la base même de l'embryologie.

Cette théorie, qu'entrevoyait déjà Wolf, fut reprise par Pander. Pour ce dernier embryologiste il existe trois feuillets : d'abord apparaît une couche unique qu'il appela feuillet muqueux. Au bout de 12 heures d'incubation sur la face externe du feuillet précédent apparaît le feuillet séreux plus mince et plus transparent, et enfin entre les deux à la fin d e la première journée, le feuillet vasculaire.

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