‹ Méthode dans les sciences médicales (analyse et synthèse): essai d'une étude historicoChapitre 19 sur 46 · Burdacli, Physiologie, t. II, p · texte numérisé non relu

Burdacli, Physiologie, t. II, p

^ Lowenthal

d'un instrument grossissant n'a plus de borne : les uns (Gautier) présentent les spermatozoïdes, ayant des figures humaines, un autre (Andry) construit une théorie où on ne sait plus quoi admirer, celui qui Ta faite ou ceux pour qui elle était faite. Voici cette théorie (1) : après Tacte dé copulation un des spermatozoïdes, le plus agile , gagne l'ovaire avant les autres, se glisse dans Tœuf, ferme rorifice avec sa queue et s'y installe. Tout va bien s'il n'est pas dérangé dans sa méditation par d'autres spermatozoïdes : dans le cas contraire, une lutte acharnée s'engage, on se brise les côtes, on se casse les membres, ce qui explique les monstruosités (2).

Leeuwenhœck, au contraire, fait les spermatozoïdes plus conciliants, surtout s'ils sont de sexe différent; dansée dernier cas ils s'accouplent et accouchent (3).

Divisés dans les détails les spermatistes et les ovistes étaient d'accord sur le principe : — la préformation du germe qui voulait que l'homme existât déjà en miniature avant la fécondation, tout formé; que la fécondation ne fût en quelque sorte qu'un casus belli.

Toutes ces théorie?, plus bizarres, plus enfantines, plus ridicules, plus invraisemblables les unes que les autres, sur quoi étaient-elles basées? Où étaient les faits analysés, dont elles ne devaient être que . les synthèses. Qui a vu ces luttes où les spermatozoïdes se cassaient les mem-

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