‹ Méthode dans les sciences médicales (analyse et synthèse): essai d'une étude historicoChapitre 28 sur 46 · Gœthe, op, c, p. 14. (voir p · texte numérisé non relu

Gœthe, op, c, p. 14. (voir p

Lowenthal ft

d'un prétendu génie doué de facuUés exlraordinaires c'est par des études suivies que je suis arrivé àcesrésuU lats : j'ai consacré une grande partie de ma vie à l'histoire naturelle vers laquelle m'entraînait une grande passion (1) »...

Ce serait cependant méconnaître la nature de l'horarae que de croire que poêle, piiilosoplie et naturaliste Gcethc ' ne se soit par moment écarté du chemin rigoureux d'analyse qu'il s'ctait tracé lui-même, « Peroonneee sera tenté denier, dil-il, que l'expérience n'exerce et ne doit exercer la plus grande influence dans tout ce que l'homme entreprend, et en particulier dans l'histoire naturelle. De même on ne saurait refuser à l'intelligence, qui saisit, compare^ coordonne et perfectionne l'expérience, une force indépendante et créatrice en quelque sorte ».

Quelle est la part dans Tceuvre si rjmirquable de Gœthe qu'il faut attribuer au naturaliste, au philosophe et au poêle, c'est une question une grande question psychologique qui ne paraît pas encore résolue.

» Ses mémoires scientifiques, dit M. Fr. Martin dans la préface de l'ouvrage de Gœthe soulèvent les plus hautes questions sur la méthode de l'histoire naturelle et sur la nalure intime desètrus : ils touchent aux plus grands intérêts inicllecluds (Je l'homme : a;ix yeux des philosophes c'est une religion nouvelle, celte de la nature qui se relève. Pour le naturaliste c'est la méthode synthétique qui se montre avec toutes ses hardiesses, ses succès, son avenir et ses dangers. Pour le psychologue c'est l'élude non moins curieuse d'une vaste intelligencequi nepercevant d'abord les choses du monde extérieur que par le côté poétiqup, vient ensuite les envisager froiJenieiil pour lea

■J, Uietbe, op. cil., p. IBO.

colînaître, les juger et analyser leurs éléments pour en découvrir les rapports et en prouver l'identité ».

Quoi qu'il en soit, il n'est pas douteux quesisaconeep-^ tion monestique et ses idées transformistes avaient une importance considérable, c'est parce qu'elles avaient une base très solide de faits.

Dans le domaine d'anatomie comparée, il fait une découverte d'une importance capitale pour les idées transformistes, l'os inlermaxillaire. <r On ne voulait point que l'homme ait un os inlermaxillaire supérieur afin d'avoir unraraclère différentiel de plus entre lui etlesinge »(1).

« L'ai scnce de cet os, dit M.. Duval (2), a sulfl pour établir une barrière infranchissable entre l'homme et les autres mammilères, d'après le seul fait que ces derniers possèdent, tandis que Thomme ne possédait pas l'os inter maxillaire ou os incisif. Mais Gœthe procédant d'abord par raisonnement et analogie en partant de ce fait que l'homme possède des dents incisives, comme les autres mammifères, conclut que l'os intermaxillaire qui porte ces dents devait aussi se rencontrer chez lui. Procédant alors par des recherches cle détail, il constate que chez l'embryon humain cet os est reconnaissable à première vue, mais qu'il se soude ensuite de très bonne heure avec les maxillaires supérieurs ne restant distinct que dans des cas très exceptionnels (bec-de-Iièvre) d.

Comparant le crâne aux vertèbres il crée sa théorie vertébrale, théorie « qui estjusqu'à un certain point en zoologie le pendant de ce qu'est la métamorphose des plantes en botanique ».

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