Pasteur, op, cit
2. Comptes-rendus de TAcadémie des Sciences, séance du 1 décembre 1862.
3. A. Gautier: Vaiy, ses ùnpuretès et ses tnicrobes. Revue scientif., 1880, t. 1.
d'un tube poilé au rouge, soit à travers un (ampon de coton ordinaire, pour qu'il perde la propriélé de communiquer aux liquides putrescibles ou fermentesciblea préalablement stérilisés par la chaleur la propriété de se putréfier ou de fermenter
2) Ces organismes de Vaimosphére peuvent être remieil-i lis, observés, ensemencés et cultivés. M. Pasteur filtre à trai ■vers une bourre de coton-poudre stérilisée, une certaine quantité d'air ambiant. Puis il reprend la bourre par d& l'alcool éthéré; celui-ci dissout le fulmi-coton, tandis que les organismes tombent au fond du \ase. On peut les iso-^ 1er, les recueillir sur une lame de microscope, les examiner et même les compter. D'autre part, M. Pasteur lav& avec de l'eau stérilisée la bourre du colon-poudre qui servi à filtrer l'air. Les petits organismes qu'elle avait' arrêté au passage s'en détachent et ensemencent cettei eau. Portés dans des bouillons de culture stérilisés par la chaleur, et propres à revifier les microbes, ces germes développent et deviennent apparents, comme lorsque la main du semeur ayant jeté la semence dans les cliam; chaque grain germe, lève et fructifie.
Ce n'était donc pas à la destruction par la chaleur des molécules organiques de BuJTon, à la disparition de la force végétative de Needham que ces liquides putrescibles et fermenlescibles devaient de ne pas fermenter. La présence ou l'absence de l'oxygène était de même indifférente. Une seule chose manquait à ce milieu stérile : la spore mécaniquement arrêtée par le coton.
3) L'illuslre chimiste démontre enfin qiie l'air des lieux élevés, des pics montagneux, des caves profondes, des chambres closes m'i Vair n'a pas été agile depuis longtemps, esi généralement impropre à faire fermenter par son contait
mi ensemencer les liquides les plus fermenlescibles et les plus altérables. Eq un mot que les microbes qui pullulent dans les couches inférieures de Tatmosphère, tombent et disparaissent peu à peu, comme le font les poussières minérales. Nouvelle preuve que ce n'est ni la prétendue altération spontanée des liqueurs, ni la présence de l'oxygène de Tair, ni Thypothèse des masses gazeuses, qui peuvent expliquer la putréfaction, les fermentations, encore moins la génération spontanée » .
Le retentissement du travail de M. Pasteur fut considérable; ses conséquences immenses dans toutes les branches des sciences naturelles, en général et médicales en particulier.
Et si le microbisme, qui a révolutionné surtout la médecine est né de ses travaux sur les fermentations, Taniisepsieestnée, grâce à ces travaux d'hétérogénie. Telle est la puissance d'analyse.
Une analyse rigoureusement scientifique des phénomènes « mystérieux d, « inexplicables i>, «indifférents», a suffi pour créer les sciences nouvelles et révolutionner les sciences existantes.
Si cependant Haeckel revient à Thétérogénie il a bien soin de nous dire (sincèrement ou non) qu'il ne la croit possible, « que durant les époques primitives, époques où notre terre s'est refroidie, l'eau s'est déposée à l'état liquide sur l'écorce terrestre refroidie» , et rien que pour les organismes primitifs.
ff Comment, dit-il, devons-nous nous figurer celte originedes premiers organismes. Aujourd'hui encore la plupart des naturalistes une fois parvenus à ce point sont tentés de renoncer à toute explication naturelle et de la chercher
dans un miracle d'une création ÎDCompréhensiblc. Pour
nous, avant de perdre courage, avant de désespérer, noua voulons l'expliquer par la génération spontanée. Des essais tentés ordinairement dans des coniUtions (jurement artiflcielles, on n'est nullement autorisé à conclure d'une manière générale que la génération spontanée soit impossible. L'impossibilité du fait ne saurait s'établir. Et on effet quel moyen avons-nous pour savoir si durant des époques primitives, infiniment reculées, il n'existait pas de conditions au sein desquelles la génération spontanée fut possîble(l) ». «Si, dit-ilencore, on a bien présent àl'esprit cette unité de la nature organiqutî et inorganique, cette confirraité essentielle des organismes et des anorganismes, si on n'oublie pas que contrairement à l'opinion émise autrefois, nous sommes incapables de découvrir une diflérence capitale entre ces deux catégories de corps, alors la question d'hétérogénic devient moins épineuse, La bilologie et l'histologie ont ramené le miracle des phé nomènes vitaux à un élément matériel, et ont fait voir que les propriétés physiques et chimiques infiniment complètes des corps albuminoïdes sont des causes essentielles des phénomènes organiques ou vitaux, et que d'autre part il n'existe dans les animaux et les végétaux matière matière primordiale qui n'existe déjà dans la aucune première (2).
Do sorte quo Haickel arrive à cette conclusion que le protoplasma est issu de la matière inerte et que t l'histoire des êtres vivants est celle de composés carooés n, On voit bien que le vide dos faits positifs, des expériences