V A AA
Pour désigner Taminoniaque et Tammonium , Tanilinc et Tanilum, la quinine et le quinum, j'emploie les mêmes lettres^ mais, d^une part, la manière dont elles sont placées, et, de l'autre, la petite lettre h, indiquent suffisamment si
(*) A la rigueur, le manganèse des manganates ne devrait pas se reprè-
senter par le même signe que le manganèse des permanganates; car Un, dans les manganates, est une monade comme le soufre quHl remplace , et
Mn, dans les permanganates, est une demi-dyade comme le chlore qu'il remplace; mais en donnant deux signes diflerents, ceux-ci auraient repré* sente le même poids.
elles représentent l'alcaloïde ou son radical. J*écris donc :
(d'ammoniaque SO«H'-hAm' ou SO*A>h;
^"*^l de quinine S0*H'4-Q' ou SO«Q*h;
^ ,^ ., (d'ammoniaque. S0*H«4-Am ou SO*AhH;
Sulfates acides { , . . «^. «, ^ «rx. ^i^r,
I de quinme S0< H' -f- Q ou SO» Qh H.
DEUXIEME SECTION
INOMENCLATURE. — OÉHNITIONS ET OBSERVATIONS.
HOMENCLATURE.
Le problème à résoudre pour obtenir une bonne nomenclature chimique est entouré de tant de diflScultés, que quand on a bien examiné celles-ci, on doit renoncer à Tenireprise.
n faut, en effet, trouver des noms qui remplissent les conditions suivantes :
i^. D'être simples, euphoniques et en harmonie avec les noms auxquels on est habitué ;
a®. De pouvoir passer dans toutes les langues sans blés* ser le génie de celles-ci ;
3^. Dindiquer la composition des corps ^
4^. D'indiquer leurs fonctions^
5^. D'être faciles à retenir, de sorte qu'on puisse abandonner la nomenclature actuelle et adopter la nouvelle sans faire le plus léger effort de mémoire ;
6^. Elnfin, d'être indépendants de toute idée hypothétique sur l'arrangement des atomes.
Sans la première condition , le problème serait encore Tissez facile à résoudre. J'ai fait plusieurs essais dans lesquels les voyelles et les consonnes avaient une valeur numérique et variable avec leur position; mais les noms que
j'obtenais ainsi ressemblaient trop à ceuic de M. Gmdin, pour que j*aie pn conserver Tespoir de les faire passer.
Après beaucoup dressais , je me suis arrêté â la méthode suivante qui est susceptible de recevoir bien des perfectionnements. Si je n'ai pas cherché a la rendre plus parfaite, c^est que, lorsque je m'en occupais, je ne pouvais me défaire de cette idée, qu'il serait presque impossible de déterminer les chimistes à abandonner leur nomenclature, pour en adopter une nouvelle, et qu'il était, en conséquence, inutile de s'occuper de ce sujet. Je sens que ce raisonnement est vicieux, car il serait possible que ma nomenclature, telle que je la donne aujourd'hui, (iit reponssée , tandis que si je parvenais à la débarrasser de certains défauts, elle pourrait être acceptée.
Je ne donne donc ma nomenclature , ainsi que ma classi6cation et ma notation, que comme des essais que je soumets au jugement des chimistes; essais susceptibles de perfectionnements dans le cas où Ton voudrait les adopter.
Nomenclature de la série.
J'emploie deux noms différents, deux monosyllabes pour former les noms des composés d'une même série. Prenons comme exemple la série de l'éthérène ; je me sers des deux racines deut et eth\ la première sert à désigner l'éthérène C* H*, et la seconde l'hydro^thérène ouC* H* + H". La terminaison ène s'applique aux deux carbures d'hydrogène et À tous leurs dérivés.
La racine deut sert aux monadées et aux anhydrées , la racine eth aux dyadées et aux monodyadées; ou plutôt, les dyadées ont, ad libitum^ Tune ou l'autre racine, sans qu'il en résulte aucune espèce d'inconvénient.
lorsqu'un corps a éprouvé une substitution chlorée, nitrée, etc., j'ajoute à son nom les mots mono, bi, tri , etc., chloré, nitré, etc.
Je fais la même chose pour les composés sulfurés. Mais il
ne faut pas oublier que le mol bichloré indique que le composé a perdu 2 atomes d^hydrogène et gagné a atomes de chlore , tandis que le mot bisulfure signifie que le composé a perdu a atomes d^oxy^gène et gagné a atomes de soufre.
On ne peut éviter d*avoir, avec cette nomenclature , des noms qui ont quelquefois une longueur démesurée, comme celui de carbonate trisulfuré d ammoniaque et d'aniline nitrochlorée. Mais cela n'a pas un grand inconvénient, car ces noms ne s'appliquent qu^à des corps peu communs , et dans ce cas-ci à une variété du carbonate d'aniline et d^ammoniaque. Il en est de même en histoire naturelle , où le nom est d'autant plus long que la variété a moins d'importance, comme celui-ci, par exemple : Rhododendron arboreum flore rubro.
Voici les noms que je donne à la série deuto*éthénique :
Deutène C^ H^ hydrogène bicarbonê;
/ chloré C'H^Cl chlorure d'aldéhydéne;
Ibibromé C»H'B>
Deutène^ tri-iodé 0\\ P
per ou quadrichloré C Cl* chlorure de carbone ;
nkré... C'IPX
nitroso-nitré C» H' XY
Éthène C'H«-hH' méthylc;
et hydrodeutène ;
de deutène .... G' H* + CP liqueur des Hollandais ;
.,, ... ,, , ^,1,.^. ^, I hydrochlorate de chlorure;
Bichlorure < id. chloré C'H'Cl -f- Cl'J J , , , . .. , .,, ,. '
t hydrochlorate d aldehydène;
id. quadrichloré. G* Cl* -h CI' perchlorure de carbone;
^. ,, t de deutène. . . C'H*4-Cr
Tétrachlorure!., . , /^,ti,v r^y.
id. mire. . . . C'H'X-hCI*
, , , de deutène. . . C H* -h Cl*
Hexacblorure \ .^ ^^.^^^^ , ^,^, g, ^ ^,,
Deutal OH< + aldéhyde;
id. bicMoré C* H» Cl» -4- O
id. sulfuré C'H« + S
MonAlides ( id. chlorosulfuré. . G' H' Cl + S
id. tribromosulfuré C H B* + S
id. potassique. ... C» H' K + O ou deutalate.
DeutÉrides. Acide deutérique
hydrique C'îl* -h 0' acide acétique ;
potassique C'H> K 4- O'
ou deutérate (chloré C'H»a -h O'
chloro-potassiqne. O H' Cl K 4- O»
trichloro-potass • . C Cl' K + 0'
TritOnides. Acide deutonique. C»H<4-0'
Anhydride deutérique. C* H' O* acide acét. anhydre (i ) ;
Anhydrées. \ Dianhyde deutérique. . C» H' O Anhydride deutonique G' H' O»
Éihol C»H<-|-H»0
Élhol chloré C» H» Cl -f- 11» O
Udolides. . l Éthol sulfuré C'H< + H» S
Éthol chlorosulfuré. . C'H'Cl + H'S
Éthol perchlorosulfuré C Cl' + Cl' S.