‹ Méthode de chimieChapitre 106 sur 109 · OE · texte numérisé non relu

OE

Série basse a,p,7,^

iccKvigolique

> behno-morolique . . . ,

» horé-sorolique.

» céro - photolique

» phœbé-dianoliqne. .

1» inen*apioHqtie

DÉFINITlOIfS ET OBSERYÀTIOITS (l).

Les nuclénées ou les noyaux de la série renferment on nombre conslant d^atomcs d^hydrogène , de corps halogènes ou de radicaux composés comme Facide hyponitrique. Jusqu'à, présent , on ne connaît aucun corps qui renferme moins d'atomes que les nuclénées. La dianhyde deutérique C H*0, en laissant le carbone de côté, ne contient cependant que 3 atomes, tandis que, dans les nuclénées, il y en a 4 \ mais ici Tatome d'oxygène vaut i atomes ou i molécule d'hydrogène.

Les nuclénées ne se combinent ni avec les acides ni avec les bases. Elles peuvent donner des di amendes en s^unissant aux acides bibasiques. Ainsi , arec l'acide sulfuriquc et les nuclénées naphtaliques , on obtient de la sulfamide naphtalique (sulfonaphtalide) et des arides sulfonaphta-

(i) J*attrais désiré ajouter à ces déânitions les propriétés des genres que j'examine ; j'aurau TOttltt comparer les points de fnsion et d*éballitton, le ▼olnme atomique, la quantité de chaleur dégagée par la combustion, etc., des carbures d'hydrogène , des monalides , des deutérides, des udoUdes, etc.; mais les matériaux me manquent pour entreprendre un tel ouTrage.

liques chloré, brome, nitré , bichloré , trichloré et quadricUorë. Elles peuvent se combiner directement avec 2 , 4 et 6 atomes de chlore, ou bien éprouver des substitutions régulières en perdant autant d'atomes d'hydrogène qu'elles gagnent d'atomes de chlore , de brome , etc.

On y distingue :

1^. Les carbkfdrides j qui sont des carbures d*hydrogène ou les noyaux auxquels on peut rapporter tous les composés qui constituent les séries. Tous les carbures d'hydro* gène ne sont pas des carbhydrides; je les ai divisés autrefois en carbures d'hydrogène et en hyperhydrides. Cette division est probablement insuffisante. Ainsi , dans la série de l'hydrogène bicarboné, outre celui-ci, on connaît l'hyperhydrideC'H*4-H* ou l'hydrure d'éthyle, qui s'obtient par le cyanure d^éthyle et le potassium ; un autre hyperhydride ou le méthyle isomère avec le précédent, et qui ne parait pas appartenir à la série méthylique , car, sous Tinfluence du chlore , il ne se dédouble pas pour régénérer soit le chlorure de méthyle, soit un de ses dérivés.

Il existe encore un autre carbure d'hydrogène, l'éthyle C^H'®; mais celui-ci n'appartient pas plus à la série éthylique que le méthyle n'appartient à la série méthylique : c'est Fhyperhydride C*H*-hH' de la série butyrique.

Si Ton découvre un jour le véritable éthyle, sa composition devant se représenter par

aC'H^-hHS

on aura alors, dans la série éthylique, quatre carbures d'hydrogène :

Le carbhydride ( noyau fondamental) C H^ ;

L'hyperhydride ( da cyanure d'éthyle) C H^ •+ H*;

L'hyperhydride isomère (méthyle) C*H* -t- H';

L'éthyle aC'H* + H'.

Le premier se combine directement avec le chlore, en donnante* H* -+- Cl».

Le second n'éprouve que des substitutions, en donnant C* H*-|-HC1 et C H*-i-CP. J'ignore si ce dernier composé est identique ou non à la liqueur des Hollandais.

Le troisième éprouve aussi des substitutions équivalentes , et donne C'H' + CIH et C*H'4-C1'. Mais ce dernier composé n'est pas la liqueur des Hollandais, car il est gazeux.

Le quatrième devrait donner la réaction suivante avec le cblore :

c'est-à-dire qui devrait d'abord former du cblorure d'éthyle, puis C* H^ CP, Tisomère de la liqueur des Hollandais.

a®. Les halides, composés très-stables qui ne sont dé* composés ni par la distillation ni par une dissolution alcoolique de potasse. [Voyez Subtixdtions chlorées.)

3®. Les nitrides, composés qui sont ordinairement rouges ou jaunes, et qui sont susceptibles de se volatiliser sans décomposition. Mais s'ils ne peuvent entrer en ébullition qu'à une température élevée, ou si on les cbaufle trop brusquement, ils s'enflamment ou détonent en vase clos.

Sous l'influence de l'hydrogène sulfuré, de l'adde sulfureux et de certains corps combustibles, ils peuvent se désoxyder plus ou moins complètement.

Les composés mononitrés soumis à l'action de l'hydrogène sulfuré ou de l'acide sulfureux perdent tout leur oxygène O*, et absorbent seulement i molécule ou a atomes d'hydrogène , en formant ainsi des alcaloïdes. Lorsque ceuxci sont produits sous l'influence de l'acide sulfureux, qui passe alors à l'état d'acide sulfuriquc , ils donnent des diaméracides. Les composés binitrés, ou bien ne subissent qu'une réduction partielle, un X étant seulement remplacé par un Ad, alors on obtient un alcaloïde nitré, ou bien ils subissent une réduction complète et donnent un alcaloïde biamidé (scmi-benzidam).

Sous Finfluence d'une dissolution alcoolique de potasse^

ils se décomposent en donnant des produits qui n'ont pas été suffisamment étudiés. On sait seulement qu'avec la benzine nitrée, il se forme d'abord de l'azoxybenzide, puis de Tazotobenzide , dont la composition peut se représenter par de la benzine nitrée moins de l'oxygène. Ce qui est assez re-* marquable, c'est que Fazotobenzide est orangée comme les composés nitrés , et qu'elle peut encore donner un alcaloïde , la benzidine, sous l'influence de l'hydrogène sulfuré.

Jusqu'à ce jour, les carbhydrides du premier ordre nCH* n'ont pas fourni un seul nitride.

4^* Les lialonitrides partagent les propriétés des halides et des nitrides. Sous l'influence de l'hydrogène sulfuré, ils donneraient probablement des alcaloïdes chlorés et bromes.

Les DYADÉES , dont la composition peut se représenter par une nuclénée , plus i , i et 3 molécules des dyades suivantes : H*, Cl*, Br*, P, FI* et même M', se divisent en

I**. Hyperhydndes. — Ce sont des carbures d'hydrogène qui se comportent avec le chlore autrement que les carbhydrides. Soumis à l'action de ce corps , s'ils éprouvent une substitution équivalente , ils donnent des produits qui sont attaquables par les alcalis, tandis que ceux qui fournissent les carbhydrides ne le sont pas.

(^ ne sait pas s'ils peuvent, comme les carbhydrides^ donner, avec l'acide sulfurique, des acides diaméridés. Il existe bien des acides dont la composition peut se représenter par SO', plus un hyperhydride : ce sont les acides hyposuIfomélhyliqueSO'-HCH^, sulfosulféthylique SO»-f-C*H% sulfosulfamilique SO»-|-C«H»*. Mais on ignore si ces composés sont des produits de l'acide sulfurique ou de l'acide sulfureux; dans la seconde hypothèse^ ce seraient les acides sulfométhyleux , sulfovineux et sulfamileux. Jusqu'à présent , on ne connaît aucun hyperhydride renfermant plus de a atomes d'hydrogène en sus du noyau. Us paraissent susceptibles de donner des variétés métalliques, comme le zinco-raélhyle CH*-f-ZnH et le zincocihyleC»H*-hZnH.

L'hyperhydride trichloré de la série mclliylique forme une amide avec Tacide chlorosulfalique -, c'est la combinaison de Berzelins et de Marcet dont la composition peut se représenter ainsi :

SO*ClH-f-Ca»H— Aq.

a^. Dihalides. — Ils renferment i molécule dyadique en sus du noyau , molécule qui peut être bomogène , c'est-à* dire formée de a atomes d^un corps halogène, ou bien, elle peut être hétérogène, c'est-à-dire formée de i atome d'hydrogène et de I atome d'un corps halogène*, tels sont les deux corps suivants :

C*H*-f-HCI et C«H«4-C1S

qui représentent Tun un isomère de Téther chlorbydrique, l'autre la liqueur des Hollandais. Quant à leurs propriétés, voyez Substitutions chlorées.

3®. Tétrhalides. — Us renferment i molécules dyadiques ou 4 atomes en sus du noyau. Ces atomes peuvent être de natures différentes , comme dans Texemple suivant :

C»•H•-ha»B^^

Pour leurs propriétés, voyez Substitutions chloeées.

J'ajouterai seulement un mot sur la manière dont ils se comportent avec -l'acide sulfurique. Les carbhydrides et les halides se combinent directement avec cet acide , en donnant des acides diaméridés. Les tétrhalides, au moins ceax de la naphtaline, se décomposent en laissant dégager de Tacide chlorhydrique, et en donnant aussi des acides dinméridés. On doit avoir probablement la réaction suivante :

[O* W 4- Cl* ) -h SO^ = (SO^ -h C» W Cl») + H' Cl»;

c'est-à-dire qu'il doit se former un halide qui s'unit ensuite à l'acide sulfurique.

Jusqu'à ce jour, les carbhydrides et les hyperhydrides du premier ordre nCH' et nCH' + H*, n'ont pas donné un seul tétrhalide.

4^. Hexhalides, — Us renferment 3 molécules ou6 atomes dyadiques en sus du noyau. Comme tous les autres hyperhalides soumis à l'action de la potasse, ils lui cèdent de Tacide chlorliydrique en donnant des halides.

Quelques hyperhalides, soumis à Faction de Tammoniaque, n'ont éprouvé aucune altération, ou bien lui ont simplement cédé de l'acide chlorhydrique.

Les MONADÉES , dout la composition peut se représenter par une nuclénée , plus i , 2 et 3 atomes des monades suivantes : O, S, Se et Te, se divisent en

1^. Monalides, qui, en général, correspondent aux . composés que Ton désigne ordinairement sous le nomjd'aldéhydes. Ce sont des corps neutres, mais qui , pour la plupart , peuvent échanger i atome d'hydrogène contre i atome de potassium et de quelques autres métaux. Ces espèces de sels sont peu stables et décomposables par Feau. Cependant l'aldéhyde salicylique ou Tacide salicyleux se combine assez facilement avec la plupart des métaux. Il en est de même des dérivés ni très de Faldéhyde phénylique (acides phéniques bi et trinitrés).

Soumises à Faction de Fanaimoniaque, les monalides subissent des métamorphoses très-variées. Le cas le plus simple qui s'offre à nous , c'est celui dans lequel i équivalent d'ammoniaque et i équivalent de monalide réagissent Fun sur l'autre; il parait qu'il se forme alors un alcaloïde. Ainsi l'on a , avec

, ,. , j P^^'^y^**!"^ • C« H« O -h H* N — Aq = aniline ;

( ordinaire. . . C H* O -h H' As — Àq = cacodine.

Avec d'autres proportions, il se forme divers corps neutres ou bien encore des alcaloïdes, comme dans les exemples suivants :

ordinaire sulfurée . 3 C» H*, S + H> N — H' S = thialdine ;

Aldéhyde { benzoïque 3 C H% O -f- 2 B^ N — 3 Aq = amarine j

furfurique 3 C» H^ 0,0 + 2 H' N — 3 Aq = furfurine.

Sous linfluence dts corps oxydants, les monalides passenl à Tétat de deutérides (acides) , et leurs variétés monochlorées , soumises à Taction de Feau ou des alcalis , passent aussi au même état. Ainsi Ton a, avec

» ijfv j j l>enzoïque. . . C B'O +0 = acide benxoîque ; L aldéhyde | ^^^^^^ CH»aO 4- H»0 = acide benzoîqoc -

LfCS monalides ont quelques rapports avec les alcools. On pourrait dire que les premières sont aux carbbydrides ce que les seconds sont aux hypcrhydride^ :

Deutène. ... OW; Éthène C H% H' ;

Deulal C>H*H-0; Élhol C»HSH»H-0.

Aussi plusieurs monalides sont-elles susceptiUes de donner des combinaisons analogues aux éthers et aux acides viniques. Ainsi Ton connaît un assez grand nombre d'acides formés par Tacide sulfureux et les aldéhydes beuzoïque, salicylique, cuminique, anisique, caprique, œnanthylique, etc. , en vertu de la réaction suivante :

SO» H» -f- Aid — Aq.

a^. Deutérides i qui sont des acides monobasiques.

Nous avons déjà dit que les acides sont des sels d'hydrogène ou des types moléculaires hydrogénés , dont i ou plusieurs atomes d'hydrogène peuvent être remplacés par le même nombre d'atomes d'un métal quelconque. Cette définition, qui est basée sur le caractère fondamental des acides , ne suffit cependant pas pour isoler ces corps de tous les aulres, car on rencontre quelques-uns de ces derniers qui possèdent ce caractère à un degré plus ou akoins marqué, et que personne ne considère cependant comme des acides*, telle est, par exemple, l'ammoniaque , qui peut échanger i, a et 3 atomes d*hydrogène contre le même nombre d'atomes de certains métaux. Au caractère précé-

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