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dent il faut donc ajouter les suivants : les acides rougissent la teinture de tournesol, font effervescence avec les carbonates, détruisent T alcalinité des bases et peuvent former des étbers. Mais, en y regardant de plus près , on voit que tous ces caractères ne sont que des variantes du premier; car Tapparition delà couleur rouge du tournesol nous indique que Facide, soumis â Tépreuve , a échangé son hydrogène contre le métal du tournesol bleu. Le dégagement d'acide carbonique nous apprend que le métal du carbo* nate a pris la place de Thydrogène de l'acide ; la destruction de l'alcalinité est encore due à l'échange de l'hydrogène contre un mêla} ; enfin la formation d'un éther peut être envisagée comme l'échange de Thydrogène de l'acide contre un corps composé qui remplit les fonctions d'un métal.
Cependant il existe des corps qui ne rougissent point la teinture de tournesol, qui ne font point effervescence avec les carbonates , et qui sont, néanmoins, considérés comme des acides. Cela se conçoit aisément quand on se rend compte de la cause du changement de couleur du tournesol et de l'effervescence des carbonates. Ces deux phénomènes prouvent que l'acide qu'on essaye est capable de déplacer l'acide rouge du tournesol et l'acide gazeux des carbonates , on, comme on ledit ordinairement, qu'il est plus fort que ces deux acides. Mais il pourrait exister des corps plus faibles que ces derniers et qui n'en seraient pas moins des acides. Enfin on connaît des acides insolubles, et qui, par cela même, sont sans action sur les réactifs colorés.
n existe bien une différence entre l'hydrogène phosphore,* l'ammoniaque, la phtalimide, la succinimide, l'isatine, etc. , d'une part, et les acides de l'autre; c'est que les premiers ne donnent de combinaisons qu'avec certains métaux, qu'ils ne s'unissent directement aux oxydes que dans des cas trèsrares; que les espèces de sels quHIs forment ainsi, ne se prêtent , que dans un très-petit nombre de cas , à la double décomposition ordinaire; tandis que les acides proprement
dits eileui*s sels se prêtent, au contraire, très-facilemeni à cette double décomposition et avec tous les métaux. Mais ce caractère n'est pas absolu, car si le pbospbure d'hydrc^ène et l'ammoniaque ne forment pas directement, avec Toxyde de sodium, un phospbure et un azoture, si la phtalimide argentique ne donne pas de pbtalimide barytique avec le chlorure de barium, l'acide carbonique, d'un autre côté, ne se combine pas directement a l'alumine et à Foxyde ferrique , et le carbonate de potasse , versé dans un sel d'or ou de platine, n'en précipite pas les carbonates de ces métaux.
Les acides n'ont donc pas de caractères exclusifs qui les différencient complètement de tous les autres corps. Cependant, si Ton a encore égard à leur composition et a leurs relations avec certains corps, je pense qu'il sera très-difficile de méconnaître leur nature. Je m'explique par uu exemple : On connaît la relation très-remarquable qui existe entre les aldéhydes homologues N CH' + O et ces mêmes aldéhydes suroxydées.On saitque les premières sont neutres, quoique susceptibles de se combiner avec le potassium et un petit nombre de métaux, tandis que les secondes sont acides. Eh bien, si dans la série
Cll'O, C«H*0, C>H«0,...., C"H'**0.