C'H*0'=CH«0»-I-H
Acide acétique. Acétide.
Jusqu'à ce jour, il a été impossible de les obtenir directement, soit en chauffant les deutérides, soit en traitant celles-ci par les corps les plus avides dVau. Nous avons indiqué ailleurs leur mode de préparation.
D'après leurs propriétés et leur constitution, ces corps devraient être placés dans les diamérones, car ce sont évidemment des corps complexes formés de deux groupes: didymiques dans le cas où un seul acide prend part a leur formation \ dioïques dans le cas où deux acides servent à les préparer.
Ainsi, suivant M. Gerhardt,
2 O W 0« donneraient 1 r! g! o I ^ "** ^* ^ *
Mis en contact avec Teau , ils ne s'y mêlent pas , mais s^y dissolvent plus ou moins lentement, en régénérant Facide monobasique.
Avec l'ammoniaque , ils ne donnent pas d'acides amidés, mais des amidcs.
J'ai démontré que les anhydrides N*0%N»0», Sb«0% B'O', As'O' (i) peuvent jouer, dans certains cas, le rôle
(i) Les acides arsénieax, borique, phosphorique, elc., anhydres peurent être considérés comme des anhydrides mono, bi ou tribasiqucs. Ainsi, P* O^
de l'oxyde d'uranyle. Reste à savoir jusqu'à quel point les anhydrides acétique, butyrique, benzoïque, etc., se rap* procberaient des corps précédents.
a^. Les dianhydrides ou les anhydrides des acides bibasiques. La plupart de ces composés peuvent s'obtenir directement, en déshydratant leur acide. Nous avons exposé ailleurs leurs propriétés.
Outre les deux classes que nous venons de citer, on peut en établir encore deux autres qui comprennent :
3®. Les anhydroses, dont la composition peut se représenter par I molécule d'un acide monobasique moins i molécule d'eau : ainsi l'acide formique CH*0* — H*0 = CO, l'oxyde de carbone ou la formiose. Ou n'en connaît qu'un très-petit nombre^ je citerai le pyromargarol et le pyrostéarol. Les acides monobasiques qui n'appartiennent pas i la classe des deutérides peuvent aussi donner des anhydroses; tels sont l'acide isatinique qui donne l'isatine, et l'acide benzilique qui se forme avec le benzile. L'isatine et lebenzile néanmoins ont très-peu de rapport avec l'oxyde de carbone, le pyromargarol et le pyrostéarol, et si l'on devait conserver tous ces corps dans la classe des anhydroses, il faudrait nécessairement faire plusieurs coupes dans celle-ci.
4^. Les djranftydrosesj dont la composition peut se représenter par un acide bibasique moins a atomes d'eau. Les tritonides n'en fournissent pas d'exemple; parmi les autres acides bibasiques , je ne pourrais citer que la dilactide ou la lactose de l'acide lactique.
Les monodjradées ne comprennent qu'une division, celle des udolide^, dont la composition peut se représenter par un carbhydride plus i molécule d'eau. C'est dans cette
. est l^anhydride de l*acide méUphospfaoriqiie PO' H, et des acides phoaphorique et çyrophosphoriquo; B' C pourrait être l'anhydride d'un type borate qui renfermerait BO' H.
( 458) division que se trouvent les alcools proprement dits, ouïes alcools du premier ordre nCH' + H'O. Parmi les autres ordres, il existe des corps qui ont une composition ana^ logue, mais dont les propriétés ne sont pas bien connues. Ainsi la thiosinamine traitée par la potasse donne un produit qui renferme probablement Falcool acroléiqae C'H^ + H*0. L^assa-fœtida parait contenir un alcool sulfuré homologue C H' + H* S ^ Foréosélone serait un aloool = C'H*0; -h H* O Toréoséline, Téiber^ aC'H*0-|- H*0, et Tathamanthine, le valérianate. On peut regarder la saligénine C H* 0+ H* O conmie Falcool salicylique , la péru* vine C'H*+ H*0 comme Falcool cinnamique, et Fessence de menthe C^® H" + H' O aussi comme un alcool ?
J*ai considéré, précédemment, les éthers comme des hydrodiamérides ^ d'un autre côté, tous les chimistes re* gardent les éthers , Féther proprement dit et Falcool comme ne formant qu un seul groupe de composés analogues. En plaçant, comme je le fais, Falcool dans les aplônes, et ses éthers dans les diamérones, je brise les liens très-naturels qui unissent le premier de ces corps aux seconds. Je ne prétends pas justifier cette séparation , au contraire. H y a ici une petite difficidté apparente qui va nous arrêter un instant.
Nous avons dit qu'un éther est un composé qui , sous l'influence de Feau, peut régénérer Facide et Falcool qui lui ont donné naissance. Ecrivons plusieurs formules de cette r^énération :
i«. C'H*NO» -h H'O = N(y H -h C»H''0; 2». OWa -f-H*Or=ClH -+-C*H«0;
4«. C»H«0 -f-H»S=OH* •+-C?H«S; S\ C»H*0 -♦-H»0 = OH' H-C»H«0.
Il n'y a rien k dire contre les trois premières équations \ la troisième renferme le terme C*H"S qui satisfait à la défini-
(459) tion. La quatrième est Tinrerse de la troisième; il est Trai que nous supposons dans ce cas que OH'O se décompose, non sous Tinfluence de l'eau , mais sous celle de Feau sulfurée; cela revient au même. Or, les termes C'H'O et H'O étant les correspondants des termes C*H'S et H' S, nous pouvons mettre les uns à la place des autres indifféremment, et, en conséquence, poserla cinquième équation. Mais celleci parait être absurde, car elle indique que Talcool étant un éther, il peut; comme oeux-d , décomposer Teau en régénérant, d'une part Talcool, et, de Tautre, l'acide hydrique qui lui ont donné naissance.
L'absurdité tient ici au sens que Ton attache i la définition des éthers. Considérée sous un certain point de vue , la formule générale des éthers s'applique à l'alcool ; considérée sous un autre, la décomposition réelle sous Tinfluence de l'eau ou des alcalis, elle est absurde. Mais, au lieu de prendre l'alcool comme terme de comparaison , nous aurions pu prendre l'alcool sulfuré et l'eau , ou bien encore l'éther chlorhydrique. Dans ce dernier cas, nous dirions qu'un éther est un corps qui , sous rinfluence de l'acide chlorhydrique, se dédouble en régénérant l'éther hydrochlorique et l'acide qui lui ont donné naissance : alors l'éther hydroehlorique , qui nous sert de terme de compa» raison , serait exclu de la classe des éthers, tandis que l'ai* Gool y rentrerait. Il en est de même dans la plupart des définitions du même genre , où le corps qui sert de terme de comparaison est exclu , en apparence du moins, de la classe k laquelle il appartient. On peut déGnir les sulfates en disant que ce sont des sels qui donnent un précipité sulfaté avec le chlorure de strontium. Or, le sulfate de strontium, qui sert ainsi de terme de comparaison , se trouve , d'après cette définition, exclu de la classe des sulfates, puisque sa dissolution ne précipite pas par le chlorure de strontium. Il en serait de même du sulfate de barium , si nous le prenions comme terme de comparaison.
En résumé, Talcool, non divisible sous l'influence de Teâu, peut être placé parmi les apl6nes; mais, divisible sous l'influence de l'acide sulfhydrique ou chlorhydrique , il doit être placé dans les diamérones, parmi les acides amidés et à c6té dePacide sulfhydrovinique, auquel il correspond; en un mot, c'est l'acide vinique.
Je ne le laisse dans les aplônes que par convenance « parce qu'il faut d'abord le connaître avant d'étudier les étkers ; mais sa véritable place est au milieu de ceux-ci.
En tète des diamébones j'ai placé les ainiciBs, que j'ai divisées en métodes et en alcinyles. Comme ce ne sont, sauf deux ou trois, que des corps hypothétiques, je n'ajouterai rien à ce que j'en ai dit précédeomient.
Viennent ensuite :
Les ALciaÉss ou les alcaloïdes. Cette classe n'est pas en harmonie avec les autres; car, pour établir ces dernières, je me suis constamment appuyé sur la composition, tandis que, pour les alcaloïdes, j'emploie une propriété. Aussi rétablissement de cette classe jette, dans la classification, une certaine confusion sur laquelle il est bon d'être prévenu. Après les alcinées viennent les hydrodiamérées; or, parmi les premières se trouvent et l'urée, et la flavine, et beau* coup d'autres alcaloïdes qui sont aussi des hydrodiamérées. Il eût donc été plus convenable de les comprendre dans ces dernières , qu'on aurait divisées d'abord d'après leur composition , puis subdivisées d'après leurs propriétés-, ainsi les diamides auraient renfermé les diamides neutres, et les diamides alcalines comme l'urée et la flavine. Voici ce qui m'a empêché d'adopter cette division :
D'une part, j'étais embarrassé par la cyaniline et les autres alcaloïdes cyanés qu'on peut bien considérer comme des hydrodiamérées, mais qui trouveraient difficilement leur place parmi les divisions que j*y ai établies; et, de l'autre, îl existe des alcaloïdes comme ceux )]ui correspon-
( 46i ) dent au tellurétiiyle cl au stannéthyle, qu^il est difficile de considérer comme des hydrodiaméridcs.
EnGn un autre motif de convenance m'a décidé à mettre les alcaloïdes à part et à la tète des diamérones , c'est que presque toutes celles-ci s' obtenant avec les alcaloïdes , il y a un avantage à placer les premiers avant leurs combinaisons. Mais cet ordre pourra faire place i un meilleur, lorsqu'on connaîtra mieux la génération et les métamorphoses des alcaloïdes.
Les alcaloïdes peuvent se subdiviser,
1®. En monalinesj qui proviennent de l'action de Tarnmoniaque sur les monalides, d'après l'équation
A -h B — Aq.
Q?. En udoUnes, qu'on peut considérer comme des produits de l'action de l'ammoniaque sur les udolines y d'après l'équation
A -I- B — Aq.
3^. En alcaloïdes analogues à la semi-naphtalidam et la semi-benzidam.
Les monalides pouvant être considérées comme des carbhydrides qui auraient échangé i atome d'hydrogène contre 1 atome d'amide, celles-ci pourraient être considérées comme des carbhydrides qui auraient échangé a atomes d'hydrogène contre a atomes d'amide.
4^. En cyanalcines analogues à la cyaniline, i la dicyanomélaniline, etc.
5^. En urées, comme l'urée proprement dite^ la flavine, etc.
6®. En alcaloïdes analogues à la telluréthine , à la sunnéthine.
7^. En alcaloïdes analogues à la quinine, etc.
8®. En hydralcines analogues i l'amarine, à la furfurine , à la thialdine, etc. , et provenant de Faction de l'ammoniaque sur les monalides, d'après diverses équations.
cette nomenclature devint plus confuse, que le nombre des acides dithioniqne, trithionique, mëtaphosphorique , nitrosulfuriquc , sulfazique, sulfammonique , azopkosphorique, biaaopbosphorique, etc. , devint beaucoup plus considérable.