‹ Méthode de chimieChapitre 108 sur 109 · CH'OS C'H*0% C?H'0', , C"H · texte numérisé non relu

CH'OS C'H*0% C?H'0', , C"H

nous trouvions que tous les termes inférieurs sont acides, et que tous les termes supérieurs, sauf un par exemple, £to|]*oQ^ sontneutres; si,de plus, ce terme exceptionnd ne formait plus d'éthers ou d'amidcs; si , tout en se combinant a la plupart des métaux , il refusait de s'unir a Tammoniaque ; si , enfin , par son point de fusion , son point d*ébullition, sa forme cristalline, ses métamorphoses, etc., il venait se placer exactement entre les termes C"H*'Oet C'*H**0, devrîous-nous Texclure de la classe des aldéhydes pour le porter dans celle des acides? Je ne le pense pas, et

voilà pourquoi je ne placerai pa5 le salicylate d'échyle , ou l'acide gaulthérique dans la classe des acides , mais dans celle desëtbers.

En résumé, si, pour déterminer les fonctions d'un corps, on a égard à Taction qu^îl exerce sur les oxydes , sur les carbonates et sur le tournesol , à la double décomposition de ses sels et à leur nombre; si , de plus, on tient compte . et de sa composition et de ses métamorphoses (formation d'étbers , d'amides , diacides viniques , amidés , etc. ), et des relations qu'il a avec d'autres corps d^une composition analogue, je crois alors qu'il sera facile de déterminer si c'est un acide ou non.

Je viens de dire que les deutérides sont des acides monobasiques (je reviendrai dans un instant sur la basicité); cependant on pourrait citer une exception , Tacide oxyphénique, ou la pyrocatéchine, qui est bibasique. Mais j'ai encore quelques observations à faire sur cette exception. On devrait avoir la série suivante :

Phène ou benzine C* H*;

Phénol ou aldéhyde phénique . . C* H* -f- O ; Acide monobasique C H' + 0^

Uacide oxypbénique parait être Tacide de cette série, car il s'obtient avec le morin qui, suivant les circonstances, se transforme tantôt en phénol, tantôt en acide oxypbénique et tantôt en acide oxypicrique. Je demande d'abord si c'est un acide. On remarquera qu'il a été aussi désigné sous le nom àepyrocatéchine, ce qui tend à faire supposer qu'il n'a pas de propriétés acides bien tranchées. On n'en connaît qu'un sel , celui de plomb , et l'on sait que , avec certains corps neutres et avec les acides faibles, le plomb donne très-souvent des sels avec excès d'oxyde. Mais je laisse cette dernière objection décote, parce que l'on connaît un dérivé de l'acide oxypbénique, l'acide oxypicrique C*H'X*-f-0*,

qui donne des sek bibariqnes , si toutefois il ne renferme pas O* au lieu de O*.

Je demande ensuite si c^est bien la deutéride phénique. Cela me parait trës*douteux. En effet, M. Saint-Evre a obtenu, avec Tacide benzoïque, dont on connaît les relations intimes avec la série pbénique, deux acides, le chlorc^bénylique et le nitrocblorophénylique, qui se représentent par C«H»Cl4-0* etC*H*XClH-0% et qui sont monobasiçues. Or, en nous appuyant sur cette règle , qui jusqu'à ce jour est sans exception, que toui acide j quelle que soit sa basicàé, la conserve en subissant des substi-tutions chlorées ou nitrées^ nous pouvons en conclure que les acides cUoro et nitrochlorophényliques dérivent d'un acide C'H* + 0* qui doit être monobasique. Celui-ci est donc le véritable deutéride pbénique. Quant à la pyrocatéchine , elle a évidemment un rapport de filiation avec la série phénique ; mais nous ne saurions , aujourd'hui , déterminer sa fonction avec certitude.

J'arrive maintenant à la capacité de saturation des acides.

Le poids de la molécule d'un acide étant connu, comment mesure- t-on la capacité de saturation de celui-ci ?

Rien de plus simple en apparence; on détermine la quantité d'hydrogène qui peut être remplacée par son équivalent d'un métal : i atome d'hydrogène est-il remplacé par I atome de métal, l'acide est monobasique; 2,3, etc., atomes d'hydrogène sont-ils remplacés par a, 3, etc., atomes de mctal, l'acide est bi, tri, etc., basique. Cependant il est des cas où des difficultés assez sérieuses peuvent s'élever. Il ne s'agit pas ici de savoir si l'acide tartrique, par exemple , est mono ou bibasîque , c'est-à-dire s'il faut doubler ou non sa formule, nous avons examiné cette question avec beaucoup de détails, mais de savoir combien cet acide, représenté par C*H*0*, renferme d'atomes d'hydrogène susceptibles d'être échangés contre des atomes

{néiallicpies. On admel généralement qu'il peut échanger a atomes d'hydrogène contre 2 atomes d'un métal quelconque. Je demande si Ton en est parfaitement sftr, si ., par exemple y il lui est impossible de céder 3, 4) S et même 6 atomes d'hydrogène contre un pareil nombre d'atomes de métal.

Puisque nous avons considéré rhydrogène comme vn métal , il semblerait qu'un acide doit être autant de fois basique qu'il renferme d'atomes d'hydrogène , que les acétates deyraient être quadribasiques, et les tartrates sexba-» siques. Cette conséquence est-elle complètement contraire i l'expérience?

On sait que lorsqu'on traite l'acide acétiquetrichloré par le potassium, il se forme un sel qui, sous l'influence de l'eau , se transforme en acide acétique.

Les émétiques chauffés i aoo degrés ne renferment plui que a atomes d'hydrogène, et les 4 atomes d'hydrogène éliminés s'y trouyent remplacés par leur équivalent de deux métaux. On devrait donc en conclure que l'acide tar«trique est quadribasique*

L'acide gallique CH^O* est bibasiqne. Cependant le gallate d'étain renferme C H'Su^O', et le gallate de^lomb C^H*Pb*0».

L*acide isotartridiqueC^ H^O', qui est monobasique, perd au moins a atomes d'hydrogène quand on le chauffe avec un excès de litharge. L'acide sucdnique bibasique parait donner deux sels de plombqui renferment, l'unC^ H'Pb'O^, et l'autre, C*H*Pb»0* 4- Pb«0.

Le gax des marais , qui est dépourvu de capacité de saturation, peut cependant, dans certaines circonstances, échanger i atome d'hydrogène contre 1 atome de zinc.

Il me semble que si Ton chauffait fortement certains sels basiques àe plomb, on pourrait en éliminer une quantité d'hydrogène plus grande que celle qui correspond à la basicité de l'acide. Ainsi le gallate de plomb précipité est

probablement d'abord un sel basique =C^ H* Pb*0^+Pb*Q cl non dI*Pb^0*4-H*0. Lorsqu'on vient à chauffer ce sel , il se dégage , non de Teau qui existait dans le sel , mais de Teau qui se (orme aux dépens de Thydrogène de l'acide et de Toxygine de l'oxyde de plomb en excès.

n semblerait donc , d'après ce que je viens de dire , que , dans certaines circonstances, un acide monobasiqne peut échanger plus de i atome d'hydrogène , un acide bibasiqnc plus de a atomes d^hydrogène^ en un mot, que la basicité est plut6t une habitude qu'une chose absolue.

Cependant, si l'on compare les propriétés des acides roonobasiques h celles des acides bi, tri et quadribasiques, si l'on fait attention au nombre des amides et des éthers de ces acides, si Ton se rappelle qu'un acide monobasique ne donne pas d'éther à a atomes d'éthyle , qu'un acide bibasique ne donne pas d'éther à 3 atomes d'éthylc, si l'on a ^ard à la rareté des sels ultra-basiques, aux circonstances dans lesquelles ils se forment , on ne pourra pas rester dans le doute sur la mesure de la basicité des acides.

Ces réflexions me sont suggérées par l'acide aspartique ou malanûque , qui , en sa qualité diacide amidé de Facide malique bibasique, devrait être monobasique, tandis qu^il échange a atomes d'hydrogène contre a atomes de métal. J'ai déjà fait remarquer précédemment que les propriétés des sels de cet acide tendent à le faire considérer comme monobasique, et' que ses sels bimétalliques doivent être considérés comme ultra*basiques. Néanmoins la composition des aspartates nous prouve que, dans ce cas-ci encore, un seul caractère ne suffit pas pour définir la basicité, mais qu'il faut en employer plusieurs, et que, quelquefois, le caractère principal peut faire défaut.

Le mot bibasique a plusieurs significations différentes \ ainsi l'on dit queC^H^Pb'O' est un tartrate de plomb bibasique, et que C^H^Pb'O* + !iPb*0 est aussi un sel bibasique. Pour éviter cette confusion, voici comment je

( 453 ) désignerai les dîfférenis sels , neutres , acides , basiques et ultra-basiques d'iui même acide :

Acide tartrique C* H« O*;

potassique C* H' KO»;

bîpotassique C* H< K» 0«;

biplombique C* H* Pb' 0%

plombiqne hydrobasique. ... C« H* Pb' O* 4- Pb HO ;

. plombique bibasique C^ H^ Pb' O* -h Pb= O ;

plombique quadribasique ... C* H* Pb' 0^ + 2 Pb' ;

quadriplombique OU' Pb* O^ ;

quadriplomb. quadribasique. O H* Pb* O* + 2 Pb' O;

antimonylo-potassique OW Sbv KO»;

\ triantimonio-porassîque O'H' Sb' K 0*.

3^. Les tritonidesy qui sont des acides bibasiques.

La composition des tritonides peut se représenter par un carbbydride plus 3 molécules d'oxygène , ou par un carb~ bydride moins i molécule d'hydrogène plus 4 molécules d'oxygène. Ainsi, avecC*® H**on pourrait avoir C** H**-f-0'

L'acide carbonique (CH' + O*) est peut-être la seule tritonide qui ne renferme en tout que 3 atomes d*oxygène. L'bomologie nous conduit à admettre l'existence d'antres acides analogues C*H^ + 0% C'H'+0% etc. Cependant on n'en connaît qu'an seul, et encore ce cas est maintenant mis en doute, je yeux parler de l'acide œnanthique, dont la formule se représente par

D'après les expériences toutes récentes de M. Delil*s , cet acide ne renfermerait que C*H" -H O' et il serait monobasique. Comment se fait-il alors qu'on ait d'abord trouvé à l'acide œnanthique et à son éther une capacité de saturation et une densité de vapeur qui s'accordent avec la formule

Les anhydrées ont une composition telle, qu'on peut la représenter par une deutéride ou une tritonide moins les éléments de Veau. Nous les diviserims en deux classes principales :

1^. Les monanhydrides ou les anhydrides des acides monobasiques. Pour se former, elles exigent le concours de 3 atomes d*acide comme dans cet exemple :

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