XIX. — Sur la volatilité
En général y les acides (il s^agit toujours des acides hydratés) de la première série sont plus volatils que ceux de la seconde^ et la plupart de ceux-ci ne se laissent pas distiller sans décomposition.
Ainsi les acides chlorhydrique, bromhydrique , iodhydrique, fluorhydrique , nitrique, perchlorique , formique, acétique, propionique, margarique, benzoïque, etc., sont volatils (les acides chlorique, iodique ne le sont pas, mais cela tient à une autre raison) ; tandis que les acides solfurique (bout à une haute température), hyposulfureux, sulfureux, chromique, tungstique, etc., arsénieux , arsénique, phosphorique , borique , silicique , carbonique, oxalique « tartrique, succinique, phtalique, malique, citrique, g^' lique, etc., ne sont pas volatils.
Il est vrai que dans la première série se trouvent un grand nombre d'acides qui ne peuvent distiller sans décomposition , ce sont les acides copules ] mais il faut remarquer que tous ces corps sont des combinaisons d'acides de la seconde série.
S'il était possible de choisir des corps à composition presque identique , on verrait encore que les corps de la seconde série sont moins volatils que ceux de la première'
(69) Ainsi , si nous comparons
L'éther formique C« 0* H'%
à réther oxalique C« 0« H'* ;
L'éther acétique C* 0* H'S
à réther succinique ...... C* 0^ H'^
L'acide benzoique O*0*W\
à la benzone C*»0 H'' ;
nous verrons que les premières combinaisons sont bien plus volatiles que les secondes. Il semble cependant que la benzone, qui est de Tacide benzoique moins CO* et H'O, devrait être beaucoup plus volatile que lui.