‹ Méthode de chimieChapitre 39 sur 109 · XXII. — Sur les corps de la quatrième série · texte numérisé non relu

XXII. — Sur les corps de la quatrième série

Les composés de cette série sont incristailisables ; on ne sait s'il est possible de les purifier : la plupart d'entre eux renferment du soufre ou du phosphore, et l'on ignore si ceux-ci font partie de la molécule chimique, ou s'ils font partie d'un autre composé qui s'y trouverait k Tétat de mélange*, en tous cas, leur composition parait être très-com*

(7' ) plexe. Il est digne de remarque que , sur les deux ou trois cents formules de ces corps , il n'y en a peut-être pas dix dont les monades soient paires , et la somme des dyades divisible par 4- C'est ce que le hasard donnerait, si aucune loi ne présidait au nombre des atomes doi corps composés. Si l'on voulait construire des formules , en tirant au hasard des nombres pairs ou impairs pour le carbone et pour Toxygène , et ^es nombres pairs pour l'hydrogène et l'azote , sur seize formules, une seule aurait ses monades en nombre pair, et la somme de ses dyades divisible par 4-

Nous allons voir, dans un instant , que les composés de la deuxième série satisfont à notre proposition ; or, si nous prenons tous les corps connus , purs ou impurs , nous trouverons que leurs formules offrent précisément le contraire de ce que le hasard donnerait, c'est-i-dire qu'il n'y a pas la seizième partie des corps dont les monades soient impaires , ou dont la somme des dyades ne soit pas divisible par 4 ) ^^ ? de plus , que ce seizième renferme exclusivement les corps impurs et incristallisables , ou bien des corps mal connus, comme la thébaïne, la sabadilline, etc.

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