C"H»(NO
Notation unitaire.
C*H*^ a volâmes;
C'*H»XN'0';
Cil H" N» 4- 2 Ha ;
( "6) ce qui est impossible k cause des fractions d'équivalents H* etN.
Il faut donc, toujours dans la notation ordinaire, représenter ce corps par C'^ H'* (N'O^) O*. L'azotobenzide et la benzidine, s*obtenant avec l'azoxibenzide, doivent renfermer le même carbone que cette dernière, c'est-à-dire C*\ puisque raaoxibenzidenitrée renferme ce nombre d'atomes de carbone. La série précédente doit donc s'écrire ainsi :
Notation ordinaire.
La benzine G" H" = 4 volâmes ,
La benzine nitrée . C'« H'* ( N« O^ ) ,
L'azoxibenzide. ... C^ H~ N« 0<,
L'azoxibenzide nit. C« H'» (N» O*) N* O* ,
L'azotobenzide ... C« H*» N* ,
La benzidine C* H'* N* ,
Son bichlorhydrate C« H« N« -h a H' Cl» ;
donc , les sels de benzidine sont des bisels.
Cyaniline,
La cyaniline ne donne encore, suivant nous, que des sels acides. Cet alcali s'obtient en traitant Taniline par le cyanogène^ les deux corps s'unissent simplement en donnant
C» N' -h 2 €• H' N = C* H'* N* cyaniline.
Mais la cyaniline ainsi notée se combine avec a Cl H, aNO*H , etc., c'est-à-dire qu'elle ne donne , suivant nous, que des sels acides. Il est vrai qu'on pourrait en faire des sels neutres , en dédoublant les formules ainsi :
C«H'N»-+-CIH;
mais alors la somme de l'bydrogène et de l'azote serait impaire. Consultons l'analogie.
Non-seulement l'aniline normale se combine avec le cyanogène, mais aussi la mélaniline; or celle-ci repré-
sente 2 équivalents d'aniline dans lesquels H est remplacé par Cy.
Si nous appelons diantUneXe résultat de la condensation de aéquivalent&d'aniHne en une molécule unique» nous aurons:
fC*H'N 1 ^»,^T ?=C'*H'*N*, inconnue; C*H'N )
J = C* H»* N* , mélaniline.
Ces deux espèces se combinent directement avec le cyanogène , et Ton a alors :
CyanwlianiKnc normale... V^^ 1 + Cy« = C'«H'*N% cyaniline;
J 4- Cy *= C'*H'»NS cyamélaniline.
Cette analogie entre le mode de formation de la cyaniline et de la cyamélaniline est si complète, la connexion des formules est si évidente, qu'il nous parait impossible de séparer ces deux corps. Or, la formule de la cyamélaniline ne peut pas se dédoubler (elle suit d*ailleurs notre loi de divisibilité) 5 donc la cyaniline, quoique possédant une formule divisible, ne doit pas se dédoubler.
La stihéthine nous montre bien clairement qu^il y a des alcalis qui ne donnent que des bisels.
Le stibéthyle , que Ton a comparé à un métal , se combine directement avec le chlore, le brome, l'iode, l'oxygène, pour former des chlorure , bromure , etc., de stibéthyle ou destibéthylium.
Dans la notation ordinaire , ces sels ne peuvent s'écrire
qu'ainsi :
Stibéthyle C" B» Sb» = 4 volumes ;
Bichlorure O^W* Sb» -h CV ;
Bibromure C" H»» Sb» -h Br* ;
Bi-iodnre C" H*« Sb» -h T ;
Bioxyde C U^^Sb' -h 0' ;
Bisulfure C" H'* Sb' H- S' ;
Binitrate C" H" Sb» -h a N' 0« H' ;
puisque la division donnerait des f équivalents.
Comme la question que nous agitons ici est indépendante des théories sur l'arrangement des atomes , nous pouvons donc comparer les sels précédents aux sels d'ammonium, ou aussi aux sels d^ammoniaque. Alors nous dirons que les combinaisons précédentes sont les sels d'un alcali que nous nommerons siibétlune et que nous représenterons par C"H**Sb'; le stibéthyle en sérail rhydrure C"H** Sb*-h H*. Le chlore, le brome, etc., mis en présence de cet hydrure, lui enlèveraient H* pour former H* Cl*, H*Br*, etc., et ces acides resteraient en combinaison avec la stibéthine; on aurait :
Notation ordinaire. Notation unitaire.
Stibéthine C''H"Sb% C«H"Sb;
Bihydrure C«» H" Sb» -h 2 H», C« H'» Sb + H' ;
Bichlorhydralfî. O' H» Sb» 4- 2 Cl' H% C H«* Sb -f- 2 CI H ;
Bibrombydrale. C» H« Sb« -+- 2 B^ H», €• H'> Sb + 2 BH ;
Bi-iodhydrate. . C» H« Sb» H- 2 P H> , C« H«» Sb -h 2 IH ;
Bihydrate. .. C» H»« Sb» -h 2 0H% Cfl'^Sb 4- OH*;
Bisulfhydrare . . C E^ Sb» -h 2 SH»; €• H«^ Sb -h SH».
Dans la notation ordinaire , les sels de stibéthyle ou de stibéthine sont donc des bisels , et ils restent tels dans la notation unitaire.
Une nouvelle question s'élève ici : les alcaloïdes qui, comme la semi-benzidam , la cyaniline et la stibéthine, se combinent avec 2 équivalents d'acides, peuvent-ils donner aussi des sels à un seul équivalent? Dans ce cas, ces alcaloï* des différeraient des autres , en ce qu'ils auraient seulement une tendance à former des bisels plutôt que des sels neutres-, dans le cas contraire, il y aurait des bases bi-acides, comme il y a des acides bibasiques^ c'est-à-dîre qu'il y aurait des
( "9) bases dont les sds noitres renfermeraient a équivalents diacides monobasiqoes.
Les faits que nous avons cités plus haut , prouvent bien , en tous cas, qu'il ne suffit pas d'obtenir un sel avec un alcali pour déterminer l'équivalent , ou plut6t la molécule de celui-ci ; car si Ton n'a qu'une seule série de sels , on ne peut pas toujours savoir si elle correspond aui sels neutres ou aux sels acides.
AlfOMÀLIES DES SELS DES OXYDES (R*0*).
Dans la notation ordinaire , mais toujours en dédoublant les atomes des métaux , on représente :
L'oxyde ferreux par PO;
L'oxyde roaoganeox par Mn' O ;
L'oxyde ferrique par F' O* ;
L'oxyde maoganiqoe par Ma* O* ;
L'oxyde chromique par Cr* O* ;
Le chlorure ferrique par Cl* F*;
Le nitrate ferrique par 0*'N' F' ;
Le nitrate chromique par O** N' Cr* ;
L'acétate ferrique par C*' O'* H** F* ;
L'acéUte chromiqne par C" O" H" Cr*.
Pour passer à la notation unitaire , il faut diviser en deux les formules des combinaisons monobasiques, c^est-i-dire que , en laissant aux oxydes les formules précédentes , il faut représenter :
Le chlorure ferrique par CPP;
Le nitrate ferrique par O* N'F';
Le nitrate chromiqae par O* N* €r^ ;
L'acétate ferrique par C'O'H'F*;
L'acétate chromique par C* O* H'Cr^
Mais alors la composition de ces sels ne s^accorde pas avee la loi des nombres pairs.
Nous pourrions nous arrêter là, et faire voir que, si la loi des nombres pairs n'était pas juste, on pourrait la remplacer par la suivante :
I. Les combinaisons monobasiques des sesquioxydes renferment les dyades en nombre impair.
II. Toutes les autres combinaisons de la chimie les renferment en nombre pair.
Cette loi serait sans exception , et servirait exactement comme l'autre à juger, entre certaines limites, si une formule est fausse ou non.
Mais la première loi me parait préférable à cause de sa simplicité, et voici de quelle manière on peut faire disparaître l'exception apparente des sels des sesquioxydes.
Comment détermine- t-on l'équivalent d'un oxyde? En pesant la quantité de cet oxyde, qui déplace OK* de ses combinaisons, ou qui est déplacée par OK', pris comme terme de comparaison ^ ou , ce qui revient au même , en pesant la quantité de cet oxyde qui se combine avec SO* pour former un sel neutre.
Or, 0K% ONa% OBa% 0F% OMn« OF^^, OMn^
OAl', etc., forment des sels neutres avec SO'^ donc, si
OF' est l'équivalent du peroxyde de fer, OF* doit être l'équivalent du peroxyde, et non O^F^ qui représente 3 équivalents.
Comment détermine-t-on l'équivalent d'un métal? En pesant la quantité de ce métal, qui chasse d'un sulfate ou H*, ou K*, ou Pb*, ou Ag', etc. ^ ou bien, qui est chassé de son sulfate par H*, K", Pb*, Ag*, etc.
Or, K% Na% Ba», Fe% Mn% Cr% F^ Mn», Cr^ etc., se déplacent mutuellement de leurs combinaisons neutres pour reformer d'autres combinaisons neutres \ donc , si F'
est l'équivalent du fer, F^ en est aussi l'équivalent.
Je l'ai déjà dii plus. haut {voir équivalents), un corps peut avoir plusieurs équivalents ; cela dépend des fonctions que remplit ce corps. Le fer a a équivalents basiques,
P = 35o et F »^ = ^ 35o. Lorsque F* entre dans une combinaison, il lui imprime certaines propriétés qui la font
immédiatement reconnaître, même sans l'analyse, pour im
sel /emeur; et lorsque c'est F ' qui entre dans la même combinaison , il lui imprime aussi des propriétés caractéristi-^ ques qui la font reconnaître pour un s^/errique.
F* et F ' se comportent comme deux métaux dont les combinaisons offrent plus de différence qu'il n'en existe entre un sel de fer et un sel de nickel. Au lieu de dire que F' représente l'équivalent du fer qui correspond aux sels
ferreux, et que F ' représente l'équivalent du fer qui correspond aux sels ferriques , disons simplement que F* est
l'équivalent ferreux, et F' l'équivalent ferrique^ ou bien
encore que F* est l'équivalent du ferrosum et F ' l'équivalent du ferricum.
Puisque nous représentons l'équivalent des corps simples par des lettres entières, faisons-en autant pour le ferricum,
et convenons de représenter F' par F* : alors, voici comment, sans hypothèse et en restant constamment sur le terrain des nombres proportionnels, nous écrirons les formules des sels ferreux, ferriques , chromiques, aluminiques , etc. :
Oxyde ferreux ou de ferrosum. . . OF' ;
Oxyde ferrique ou de ferricum. . OF';
Oxyde ferrosoferriqtie OF F ;
AcéUte ferreux C'0*H>F;
AcéUte ferrique C^O' H*F;
Acétate aluroioique .%.... C O' H' Al.
La somme des dyades est donc toujours un nombre pair.
Je représenterai désormais tous les protoxjdes par R*0; j'admettrai un protoxyde d'aluminium, d'antimoine et de bismuth, qui s'écriraient, dans la notation de Berzelius, Â10,SbO, BiO; en conséquence, tous les protoxydes seront:
Potasse K'O;
Oxyde d'aluroinosurn Al' O , inc. ;
Oxyde de ferrosum F* O ;
Oxyde d*antimoDosum Sb'O, inc. ;
Oxyde de bîsmuthosum Bi'O;
Oxyde de cuprosum Cu' O ;
Oxyde de mercurosum Hg' O ;
Oxyde de platinosum Pt'O.
Alors tous les sesquioxydes se noteront de la manière suivante ( v = ^ ) :
Oxyde d'aluminîcum Al'O;
Oxyde de céricum Cl'O ;
Oxyde de mangaDicum Mn' O ;
Oxyde de ferricum F'O;
Oxyde de cobaltîcum Co' O ;
Oxyde de nickelicum Ni O ;
Oxyde d'antimoDicum Sb'O;
Oxyde de bisnauthicum fi' O ;
Oxyde d'iridoïcnm PO;
Oxyde de rhodicum Rh'O ;
Oxyde de rulhenoicum Ru' O.
Les bioxydes se noteront ainsi I — = - J ;
Oxyde de cupricum . . Cu* O ;
Oxyde de mercuricum Mg^O;
Oxyde de pladnicum Pr'O ;
Oxyde de palladicum Pd'O;
Oxyde d'iridicum Î'O;
Oxyde d'osmicum Ôs'O;
Oxyde de nithenicum R* O ;
Oxyde de stanniciim • Sn^ O ;
Oxyde de Utanicom Ti'O.
DEUXIEME SECTION