‹ Méthode de chimieChapitre 56 sur 109 · H* B CP · texte numérisé non relu

H* B CP

€'• H' Ci -h Ci^ , Deuxième catégorie j C* H* Br» 4- Br* ,

C* H» Br» Cl -f- CI*.

Les premiers cristaUisent en prismes non symétriques dont les trois angles sont presque égaux et varient de 100 à io3 degrés. Les seconds cristallisent soit en prismes non symétriques, soit en prismes obliques à base rhombe, mais dont les trois angles, pour la plupart d'entre eux, sont presque égaux et varient de 108 à m degrés. Mais il en est quelques-uns qui établissent, en quelque sorte, un passage

( «75) de la première catégorie à la seconde, comme on peut le voir dans les exemples suivants :

Les trois angles sont

Première catégorie. Naphtaline trichlorée io3** loo** ioi®3o'

IBichl. dcNbibromochlorce. iio® 102® 101®

Bibromure de N tribromée. 1 10® io5^

Bichloriire de N 109" io8*3o' 108'* 3o'

J^ai rencontré un autre exemple d'hémimorphisme dans le paratungstate de potasse et celui de soude. Le premier de ces sels renferme 8 atomes d'eau, le second 9 atomes. Dans ces deux sels, les deux tiers des angles sont très-voisins les uns des autres ; mais l'autre tiers offre une grande différence. Du reste , Faspect , le clivage et les stries de ces cristaux présentent la plus grande analogie.

Les tartrates nous offrent d'autres exemples très-intéressanta. Je montrais à M. Pasteur dea cristaux de tartrate de chaux dont j'avais pu déterminer les angles, a Je connais , me dit-il, et sans Ta voir mesuré, l'angle du prisme; il est de 100 degrés environ, car tous les tartrates simples ou doubles, neutres ou acides, anhydres ou hydratés, ont des prismes de 100 et 80 degrés environ , mais les angles des sommets varient d'un tartrate à l'autre. »

D'après M. Nicklès, les corps homologues nous offriraient des faits semblables. Ainsi , l'on a, avec

Angle Angle

des prismes, ides biseaux .

Le (ormiate de baryte C H Ba O' 1 ^S"*

L'acétate de baryte C* ffBaO* -h | Aq I . ûqxQo "6«48'

L'acétate de plomb C ff Pb O' H- | Aq | ^ ^ ii6»48'

Le propionate de baryte. . . C* H* Ba O' -H 7 Aq ] 92**

Nous venons de voir Thémimorphisme dans des sels a même acide ou acides homologues^ M. Nicklès a fait voir que les corps à même base peuvent aussi être hémimorphes :

Le glycocoUe, son sulfate et son niicate ont des prismes de 123^8', 125^10', 126*^1 5'.

LeglycocoUc, son oxalate et son chlorhydrate ont un angle égal de ii3 degrés.

Uoxalate de méthylamine a un angle de 1 3 1^20'; le chlorhydrate de x32 degrés.

Ajoutons encore les oxalates de méthylamine et d*éthylamine qui sont isomorphes , mais hémimorphes avec Toxalate d'ammoniaque. La composition de ces trois corps se représente par :

Oxalate d'ammoniaque ... C> O H' 4- H* N' + H' ; Oxalate de méthylamine. . C (>« H' -f- H« N' + a CH'; Qsalate d'éthylamine C 0^ H» 4- H» N« 4- 4 CH',

On pourrait comparer l'arrangement atomique des combinaisons hémimorphes aux cathédrales gothiques. Les unes sont ornées de deux tours , les autres n'en ont qu'une ^ quelques-unes sont surmontées de flèches , avec ou sans galeries latérales ; mais le plan fondamental de l'édifice est toujours le même , c'est la croix grecque.

Si nous osions poursuivre cette comparaison , nous dirions qu'il est possible d'allier deux édifices de différents genres, de mettre la coupole sur leParthénon, et d'obtenir ainsi des édifices mixtes, comme Saint-Pierre, de Rome, dans lesquels on reconnaîtrait l'influence de deux genres d'architecture.

Cette dernière comparaison nous conduit à demander quelle serait la forme du cristal que l'on obtiendrait en combinant le glycocolle k l'acide tartrique.

Nous avons vu plus haut que tous les tartrates ont un angle de 100 degrés environ*, nous avons également vu que les sels de glycocolle portent ou l'angle de lii^ 8', ou celui de ii3 degrés, qui appartiennent l'un et Tautreau glycocolle libre. Le tartrate pourrait donc avoir un anglc de 100 degrés, et l'autre de 1 23° 8' ou de 1 13 degrés.

Isomorphisme dès oxydes R* O av^ec les oxydes R* O

et R* 0\

D'après oe que nous avons vu plus haut, risomorphisme et le parainorpliisme nous donnent les mêmes conséquences sur la constitution des corps. Cela étant admis , revenons à risomorphisme des divers oxydes R* O, R* O et R* O*.

Presque tous ces oxydes et leurs sulfures correspondants cristallisent soit en cubes ou en octaèdres réguliers, soit en rhomboèdres voisins du cube , ou en octaèdres à base carrée voisins de Toctaèdre régulier.

Ainsi, les oxydes ferriquea, ferroso-ferrique, aluminicomagnésiquci aluminico-zincique , ferro-chromique ^ ferrotitanique a, cuivreux , cuivrique , magnésique , plombique et nickélique, cristallisent dans le système régulier.

L'oxyde aluminique , Toxyde ferrique b , Toxyde ferrotitanique b et Toxyde chromique , sont paramorphes avec les précédents , car ils cristallisent en rhomboèdres voisins du cube.

La braunite Mn* O' est paramorphe avec les oxydes du système régulier , car elle cristallise en octaèdre à base carrée de 109^ 53'; l'angle de l'octaèdre régulier est de 109^ 3o^. Il en est de même de la haussmanite Mn' O^^ qui cristallise en octaèdres à base carrée de io5^ a5 '.

Les sulfures manganeux, zincique, plombique, cobaltique, cobaltoso<^baltique,nickélo-bismuthique, cuivreux, cuproso-plombique , cuproso- ferrique , cuproso-ferreux et argentique , cristallisent dans le système régulier.

Le cuivre pyriteux cristallise en octaèdres k base carrée

de 1 OB'» 40'.

Le sulfure mercurique donne deux rhomboèdres , dont l'un de 9a degrés.

Toutes les variétés de phillipsîte, les cuivres gris et la tennantite appartiennent au système régulier.

Le sous-sulfure de bismuth parait être isomorphe avec le

( «78) sulfure, qui cristallise en prismes rhomboïdaux droits de 91 degrés.

Tous les composés précédents sont donc isomorphes , ou, ce qui revient au même, paramorpbes. Jetons maintenant un coup d'œil sur leur composition exprimée en formules ordinaires :

Oxyde magnésique OMg';

Oxyde plombîque O Pb' ;

Oxyde cuiTrique O Cu' ;

Oxyde nickéUque. O Ni';

Sulfure manganeux S Mn' ;

Sulfure plombîque • • S Pb%

Sulfure zincique SZn' ;

Sulfure argentiquc S Ag* ;

Sulfure mercuriqne S Hg' ;

Sous*sulfure bismuthique . . S Bi' ;

Oxyde cuivreux. Cu' ;

Sulfure cuivreux SCu';

Oxyde aluroiiiique O^ Al* ;

Oxyde ferrique O' F* ;

Oxyde chromîque O' Cr* ;

Oxyde mauganique O' Mn* ;

Sulfure cobaltique S' Go* ;

Sulfure bismuthique S' Bi* ;

Cuivre pyriteux S' Cu' F' j

Cuproplombite S* Cu* Pb' ;

S* Cu» F' ; S^Cu^F»; S* Cu« F';

Phillipsite (S» Cu'«F»;

S«Cu"F»; S« Cu" F* ; S'o Cu" F».

Les cuivres gris ont encore une composition plus variable.

( »79 ) Dans les minéraux suivants, les variations vont, pour

La gahnite, depuis (yAl'Zn> jusqu'à O'Al'Zn';

Le spineUe , depuis O* Al< Mg> jusqu'à 0** AI'' Mg* ;

Le pléonaste , depuis 0'"Al*«Mg3 jusqu'à O'^AP'Mg*;

L'aimant, depuis CM F» jusqu'à 0'»F".

Dans le fer chromé, le protoxyde de fer varie de 18 â 36 pour 100, Foxyde chromique de 36 à 60, et ralumîne de 6 à ao.

Dans les fers titanes, on a des variations tout aussi grandes*

Le fer titane octaédrique et magnétique renferme 1 ii à aa pour 100 d'acide titanique/

Le fer titane octaédrique et non magnétique renferme 48 à 58 pour 100 diacide titanique.

Le fer titane rhomboédrique et non magnétique renferme 47 pour 100 d'acide titanique.

Citons encore la pyrite magnéticfue et le sulfure cuivreux. Ce dernier se présente sous deux formes , dont Tune dérive du rhomboèdre ou du prisme régulier à six pans. La base est inclinée sur certaines facettes de x 16^ 53^ et sur d'autres de 106 degrés. La pyrite magnétique cristallise de même, et Tinclinaison de la base sur les facettes est de 116^ a5' et de io5 degrés; et cependant les formules de ces deux minéraux n'offrent pas la plus légère analogie, puisque celle du premier = SCu*, et celle du second

Ce sulfure cuivreux est encore isomorphe avec le silberkupfer^glanz, qui renferme S* Ag* Cu^ ou SAg Cu*.

En présence de tels faits, et en employant la notation ordinaire , il est impossible de concevoir pourquoi tous ces minéraux sont isomorphes. Introduisons , au contraire , le ferrosum et le ferricum dans nos formules, alors l'isomorphisme de tous ces minéraux deviendra une chose toute simple, puisque tous auront des formules semblables,

( «8o) comme on peut le voir dans le tableau suivant :

Oxyde magnésique. .

Oxyde plombique \ r» n •

Oxvde cuivreux. ... ' '

Oxyde nickéleux. • . i

Oxyde ferrique

Oxyde aliiminique l r«o-

Oxyde chromiqae ...

Oxyde manganique. .

Oxyde coivrique R* O ;

Sulfure plombique.

Sulfure cuivreux. . .

Sulfure manganeux > rs q •

Sulfure bismutheux. . .

Sulfure zincique

Sulfure argendque. • .

Sulfure cobaltique i ric.

Sulfure bismuthique ) '

Sulfure mercunque. ..... R'S;

Cuproplombite (PCu)S;

Silber-kupfer-glahz ( Ag Cu) S.

Cuivre pyriteux (Cu Fe) S ;

Pyrite magnétique (FeFe)S;

(CuCÛ^Fe*)S;

(CuCu'^Fe'^)S;

«i.-ir •* l(Cu^Fe^)S;

(CuCu^Fe^)S;

(Cu^Fe^)S;

(Cu • ci » Fe^ ) S ;

Aimant (Fe^Fe»")0;

Spînelle, gahnite,fer chromé (R , R . . . )' ^-

( «Si )

Le cuprosmn rempUce le plomb et F argent dans la euproplombite, dans la boomonite et dans le 8ilbei>kiq[>ferglanz , sans qae la substitution du cuprosum au plomb ou k l'argent change la forme des combinaisons de ces derniers. Rappelons ce que nous avons déjà dit plus haut, c*est que le volume atomique est le même pour tous les oxydes précédents, lorsqu'on les formule conmie nous venons de le faire.

S'il pouvait rester de Tincertitude dans Fespril de quelques chimistes sur Tisomorphisme des oxydes R* O et R^O*^ j'espère que les faits suivants la dissiperont con^létement.

Les épidotes ont été, dans ces dernières années, l'objet des recherches de plusieurs minéralogistes , et principalement de M. Hermann.

Tous les échantiUons sur lesquels les analyses ont été faites étaient très^bien cristallisés. Voici les résultats qu'ils ont donnés :

OXTGÊHB

de U silice.

de Suland

de Falltigel . . . .

de Saint-Marcel.

d*Arendal

d'Achmatowsk

de Schumnaja

d*Arendal

de Bnrowa

de Werchnciwinsk

du Daupbiné

d*Achniatowsk

de Géier.

lOO lOO lOO lOO

loo

ICO

lOO

lOO

lOO

lOO

lOO

lOO lOO

lOO

lOO

Moyenne....... lOO

Je passe sous silence douze

des bases R*0.

Si ,0

64,2 analyses

des bases de toutes les

bases.

97 1^ loi ,0

io3,o

loi ,4'

roi ,6

plus anciennes , qui

donnent les mêmes rësuluis , et prouvent , comme celles-ci , qne Toxygène des bases R* O diminue qaand Toxygène des bases R^ O' augmente.

En présence d^analyses aussi divergentes , M. Hermann divise les épidotes en trois espèces , dont voici les formules:

a. 3(SiO' + 2B"0) + 2(3SiO» + 2R*(V);

b. [3(SiO'-h2R»0)-f-a(3SiO>-haR*0*)]

-i-[a(SiO*-h2R'0)-h(3SiO»-h aR*0')]j

c. a[3{SiO'-haR»0) + 2{3SiO» + aR*0»)] 4-3[a(SiO*4-aR«0)-h(3SiO»-haR*(y)].

Voilà un silicate qui se présente toujours sous la même forme , avec les mêmes propriétés , avec le même volume atomique , et dont les minéralogistes n^ont fait qu'une seule espèce; le chimiste arrive, escécute ses analyses, et ne trouvant aucun rapport entre la composition de ces diverses variétés , il en fait aussitôt , à Taide de sa mystérieuse écri-* ture, trois espèces, qui sont aussi éloignées Tune dç Tantre que le feldspath Test du grenat.

Mais au lieu de mettre les bases à i atome d'oxygène d^un côté eft les bases à 3 atomes de l'autre, réunissons-les toutes ensemble, et comparons roxygènequ^elles renferment à celui de r acide silicique \ alors nous trouverons le rapport de 99,7 à 100. Peut-on exiger une preuve plus évidente de l'isomorphisme des oîtydes R' O avec les oxydes R* O* !

MM. Rammelsberg et Svanbei^ trouvent cette conclusion absurde, et ils préfèrent les hiéroglyphes précédents à la formule Si O* (R, r)* que je propose.

Je me rappelle qu'autrefois j'admirais la pénétration des chimistes qui nous donnent des formules à nombreuses parenthèses et à nombreux crochets. Je cherchais à deviner comment ils pouvaient découvrir des arrangements aussi compliques. Plus tard, j'ai appris à un enfant de huit ans à construire de semblables formules , même à les orner d'une ou de plusieurs copules. Je dois avouer qu il lui arri-

vail souvent de surpasser les maîtres du genre dans la fantaisie de ses constructions.

Un exem^e de silicate ne suffit pas *, je \ais passer rapidement en revue la composition des silicates les mieux connus et les mieux cristallisés. On verra que , dans une même espèce, Iç rapport de Toxygène des bases R* O a celui des bases R* O' est très-variable y tandis que la somme de l'oxygène des deux espèces de bases est constante ] c'cst-idire que odles-ci se remplacent mutuellement , dans certaines limites, sans changer la forme du composé dans lequel elles entrent.

Je représente par S le rapport de Toxygène de la silice a l'oxygène de toutes les bases réunies , et par c*> le rapport de l'oxygène des bases R'O à celui des bases R^O*.

Si les formules des minéralogistes sont justes , si les bases R*0 ne remplacent pas les bases R^O*, co doit être constant dans une même espèce.

Je n'attache pas une grande valeur aux formules que je propose, parce que, comme je l'ai déjà dit, il faudrait connaître la formule de la silice, le poids atomique exact du silicium, les divers acides para et métasiliciques , le r6le de l'hydrogène, etc.

Pour pouvoir donner aux sifîcates leurs véritables formules, je représente la silice par SiO, les bases R'O par R,

et les bases R^ O' ou R' O par r, et j'admets, dans quelques cas , que l'eau joue le rôle de base.

Grenats et idocrases SîO* (R , r)'.

Ces deux minéraux sont paramorphes. Dans les grenats , o) esta peu près invariable; mais, dans les idocrases, ce rapport varie de — à 7 — • Aussi n'est-il pas étonnant que les minéralogistes aient proposé des formules aussi différentes

que celles* ci :

a. (SiO» + 3R»0)-f-(SiO»-HR»0^);

b. 2{SiO»-+- 3R»0)-h(SiCH-f-R*0»).

Dans quinze analyses. S varie seulement de -^ a — 9 et la

j io3

moyenne donne

^//amïa Si 0*(R,r)«.

b := -g et -TT-ç» tandis que « vane de g-^ à -j-g-

>^/ionA*tcSiO«(R,r)».

S = -^9 tandis que c«) varie de-^ à -^- Cependant on attribue k ce minéral cette formule :

3 (SiO» -h 3 R»0) -h 8(SiO» -h R<0'), diaprés laquelle b) = -a-

Harmotome Si O* (R , r)*.

&> variant de - à 79 on a proposé, pour ce seul minéral,

les formules suivantes :

Si''Rr*Aq«, Si'» R r* Aq' y Si' Rr'AqS Si'^Rr'Aq".

La moyenne d^une vingtaine d'analyses donne pour

S = -T^9 une seule formule est donc possible , c'est

SiO'(R, r, H)%

( »85 ) oo , en doublant ,

SP(y(R,r, H)'-*-Aq.

Le protoxyde et le peroxyde de fer y sont dans des rapports très-variables.

Prehnàe Si 0*(K,ry.

Voilà un rapport qui est bien constant; voici maintenant les formules qu'on attribue à ce minéral , et qui donnent une idée delà variation de ta :

Si*R»r»Aq, Si* R r' , Si*Rr»Aq, Si*RrS Si'«R«r»Aq».

Si ces formules sont exactes , les caractères minéralogiques sont sans valeur. Je conçois qu'en présence du despotisme de la cUmie dualistique, quelques minéralogistes aient préféré retourner k la classification des schorls, des spaths , des pierres précieuses , etc.

Chabasie Si* 0» R* H- 3 Aq.

La moyenne de vingt-quatre analyses donne, pour Tosygène, le rapport suivant :

Si o : R» o -h R*(y : Aq : : 24 : 1 1 : 17 ;

(ù varie de — à 7-^9 tandis que la somme de l'oxygène des

bases est constante.

Les rapports donnés par l'expérience étant S** (Rr)*^Aq*^) je les transforme en Si** (R, r)"Aq'' ou S* (Rr)*Aq*. Si

( »8«i) j allëre ainsi un (leu le rapport en diminoani la silice , j'y suis autorisé par l'expérience, car cm a découvert que la silice, qui est isomorphe avec la chalMsie, est entraînée en quantité sensible à Télat de mélange dans la cristallisation de cette dernière.

Thomsomte Si«0*R*r-h Aq.

La moyenne de huit analyses donne S = x- — •

Cependant Benelius propose Si**Al**Na*Ca*H'*, d'où » ao

M. Rammelsberg donne S'* Al* R* H% d'oo S= ^

Mésotype Si'O» (R, r H) -h Aq.

La moyenne de quinze analyses donne S = 7 — ; (■» varie

de^à ^-79 et, malgré cela, on propose les formules suivantes :

Mcaotypes calcaires Si^R'r'Aq';

Mésotypes sodiques S" E' r* Aq^ ;

Mésotypes calcaréo-sodiques. S'^ E' i' Aq* ,

dans lesquelles o) est invariable, tandis que S varie de — à -79 ce qui est précisément le contraire de rexpcricnce.

Co/v/im/eSi*0''(R,r)«.

Dans dix analyses , S varie seulement de ^ à ^ q » tandis

que oi) va de -^ jusqu^à^-^; aussi a-t-on proposé les formules suivantes :

a. (SiO'-+-3E'0)-h (aSiO^ 4- Al'O*);

h. 3(2SiO'-h3R'0)-f-8(SiO»-f-Al*0»);

c. [(2SiO^-t- 3Fe'0)-f-2(SiO'-h Al*0')]

f2[(2SiO'-h 3Mg^0) -4- 3(SiO^H- Al^O^)]

jichmite Si* 0'{Rry.

S = et 9 tandis que o) varie de — ^ à —

2,1 2,2 ^ lO lO

jilbùe Si* 0'(R,r)\ (ù varie de - à -^» et S sealement de — à -— -s*

ApopkyllUe Si*0' (R, H)*+ aAq.

Dans cinq analyses, S varie seulement de^ — à 7— • On donne (2SiO»-h K«0) + 8 (Si 0*-f-Ca«0) H- 16 Aq.

Axinite.

Les dernières analyses conduisent à la formule

3(Si»0»R«)-hBoO*R.

Le borate DO* R doublé devient B* O» -4- O RV

Brewstéritc Si» O' (R r)* + 2 Aq.

S == 7 , et Ton propose :

a. Si**Al"R»Aq»>; h. Si"Al"R*Aq».

Couzeraniie Si* O' R*.

S = — ; cependant on y suppose Si*K''-h6Si'Ca 4-

eSi'AP, d'où S = ^- ' 2

Datholitc Si* O* Ca H H- B O* Ca.

BoiiyoUtc Si*0»CaHH-BO«Ca+^ Aq'.

Feldspath S\'0'[\{rY.

S va de — a — ^ tandis que w varie de -— « r' •

( i88) Topaze Si» O» Al' -h 4 FI Al.

Pûmite Si» O" Al" -h 4FI Al.

Chondrodite Si» O» Mg* H- FI Mg.

Ce silicate sulfure donne pour S = -A.. , et cependant on représente ce minéral par

3 {Mn« S + Mn» O) -4- (a SiO» -4- 3 Mn« O ) -4-2(SiO»H-Be*0') -4- 2 Si O» -h Al* O» ).

Heidandite Si«0*R*-f--Aq.

S = 7 9 et l'on propose Si* Ca* H**, d'où S = ^— »•

NéphéUne S*0*(Rr)«+-(Rr)«0.

D'après la moyenne de vingt analyses concordantes, S= — 9 et les formules proposées donnent

ao

ao aa

— et — 20 ao

5cfly^oteeS»0«(R,r)*.

Cinq analyses donnent S = - 5 on propose Si" Al' Ca*i

d'où S = .

Murchisonite Si* O' R*.

-^9 et, dans la formule proposée ,

( 4 Si O» H- 3 K' O ) 4- 3 ( Si 0> H- Al« O» ) .

la

Cuivres sdtcatés Si* O' Cu* -f- Aq , H- a Aq , + 3 Aq.

La cimolite, la dermatine, le dioptase, la chlorophaïte , la fowlérite, la gokumite, l'indianite, le manganèse silicate, le zinc silicate, Iakirwanite, la knébélite, le lëpidomélan, Tottrëlite, la pkénakite, la pkonolite, la polyadelphite, la rkodalite , la sau^nrite , la seybertite , la xénolite , la smélîte y la mnromontite, la liebënérite , la vermiculite appartiennent k la formule

SiO'{Rr)».

D'après ces exemples , on voit combien les formules qu^on attribue aux silicates sont loin de s'accorder avec Texpérience, et que, en général, S est constant , tandis que o) est très-variable.

Je ne veux pas en conclure que les formules que je propose moi-même soient k l'abri de toute objection \ mais ce qui est certain , c'est qu^elles sont beaucoup plus simples et s'accordent mieux avec Texpérience que les formules ordinaires.

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