‹ Méthode de chimieChapitre 62 sur 109 · H, CI-*-C'H*0%C'H · texte numérisé non relu

H, CI-*-C'H*0%C'H

c^est-à-dire que l'acide benzoïque anhydre serait un benzoate de benzoïle. Envisagées de cette façon, on peut alors dire que presque toutes les métamorphoses de la chimie organique ne sont que des substitutions , ou des doubles décompositions, ou des réactions symétriques.

CLASSIFICATION DES EÉÀGTIONS.

Les réactions Y avons-nous dit, doivent servir de base à une classification chimique; mais pour que cela soit possible , il faut que ces réactions soient elles-mêmes susceptibles d'être classées. Or, d'après ce que nous venons de dire sur les réactions symétriques , et surtout de celles qui simulent la double décomposition saline , il doit être difficile de les distinguer les unes des autres, et par conséquent de les classer.

C'est, en effet, ce qui parait être quand on examine Faction du chlore sur l'hydrogène et sur l'hydrure de benzoïle, celle du chlorure de benzoïle sur l'eau , et celle du chlorure de potassium sur Tiodure de sodium; car il suffit de les mettre en regard pour voir qu'elles se ressemblent au plus haut degré :

C1CI + HH= jClCl-+-BzH=:|B*Cl4-EH =|CIK +INa=l CIH+CIH jciH+BzCl JBzE-*-ClH laNaH-IK j*'

et cependant personne ne les confond. Cela tient a ce que, pour comparer deux réactions, il ne suffit pas, ainsi que nous venons de le faire, de les mettre en équation, et de voir si elles se correspondent terme à terme; il faut encore que ceux-ci aient de l'analogie entre eux.

Nous sommes donc amenés à cette conséquence, que

pour classer les réactions, il fautd*abord avoir uneclassificalion des corps. Mais comme nous ne pouvons obtenir celle-ci qu'à Taide des réactions, nous tombons inévitablement dans un cercle vicieux. Il ne peut en être autrement; cela revient à dire que la classification des corps et Tétude des réactions doivent se prêter un mutuel secours et «'améliorer progressivement.

La classification des réactions nenousofirirait néanmoins qu'un intérêt secondaire , si elle ne devait pas nous conduire à la découverte des lois qui président aux réactions ellesmêmes. Les chimistes ont reconnu depuis longtemps que la plupart des substances minérales analogues , soumises à des réactions semblables , donnent de nouveaux corps qui sont analogues entre eux. Ils ont bien reconnu qu'il en était encore de même pour certaines substances organiques; que quelques éthers se forment en vertu d'équations semblables ; que la réaction qui donne la benzamide est semblable à celle qui fournit Toxamide; que la même équation s'applique à la décomposition de l'acide sulfovinique et de l'acide sulfomélbylique par la potasse, etc. Mais ils ne pensaient pas que ces équations pourraient les conduire un jour à une loi générale. En effet, les principaux corps qu'ils maniaient étaient loin de donner toujours des corps analogues par des réactions semblables. Ainsi l'acide camphorique, en perdant i atome d'eau, donnait un anhydride, tandis que les acides citrique et malique formaient, dans les mêmes circonstances, de nouveaux acides. L'oxalate d'ammoniaque, en perdant a atomes d'eau, donnait une amide neutre, tandis que le carbonate se transformait en un alcali. Ce même oxalate, eu perdant 4 atomes d'eau, donnait naissance à du cyanogène, tandis que le formiate se métamorphosait en acide cyanhydrique; et, déplus, l'emploi des formules dualîstiques les empêchait souvent d'apercevoir la similitude des réactions lorsqu'elle existait, et leur donnait des équations différentes là où elles étaient

( ail )

semblables. Ainsi , lorsqu'ils voulaient se rendre compte de l'aclion que les acides cblorbydriqoe et nitrique exercent sur ralcool , ils écrivaient les équations de la manière suivante :

ffCl»-f-(C*H«»0-t-H»0) = {Cl« -^OW* )-+-2H'0,

comme si i équivalent d'eau était mis en liberté dans le premier cas et a dans le second; tandis que, en réalité, dans les deux cas la quantité d'eau éliminée est là même.

En étudiant Taction que le chlore et Facide nitrique exercent sur les substances organiques , je ne tardai pas à voir que, avec des corps analogues, les équations semblables donnaient toujours naissance i des corps analogues. On verra plus loin que les réactions des acides sur les substances organiques donnent lieu a une observation semblable.

On entrevoit encore d'autres généralités non moins importantes , mais qu^il serait prématuré de formuler maintenant.

Mon but n'étant pas de faire un Traité sur les métamorphoses, mais seulement d'examiner celles qui offrent quelques généralités et qui peuvent me servir dans ma classification, je vais indiquer brièvemelit comment je conçois qu'on pourrait les classer elles-mêmes, et je nWtrerai dans quelques détails que sur les plus importantes^

Je suppose qu'il s'agisse de classer les réactions divchlore sur les substances organiques* Il faudrait d'abord diviser celles-ci en plusieurs groupes , comme les carbures d'hydrogène , les acides simples, les acides complexes, les aldéhydes, les alcools^ les alcaloïdes, etc. Il faudrait même établir des sous-divisions, comme les carbures d'hydrogène et les carbures surhydrogénés , etc.

On mettrait ensemble les équations qui offriraient le même nombre de termes, puis on les classerait de la manière suivante (je n'examine que les équations à trois ou quatre

termes; je représente par A la substance employée, par C = Cl' le chlore, par B la nouTdle substance produite, et par Y Tacide chlorhydrique):

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