‹ Méthode de chimieChapitre 78 sur 109 · U JN I · texte numérisé non relu

U JN I

Le produit de la distillation du suifo*

cyanure de benzoïle (2) CO'H'-h aC'H'N — Aq'j

Le produit de l'action ie l'alcool sur

C H' N l le sulfocyanure de benacoïle (2) . . CO^ H* H" ra • a 1 ^ ^^**^

Une des combinaisons du cyanogène

avec rhydrogène sulfuré ( 3 ) OO* H'-f- 2 H' N — Acj' .

Oxalique.

Les eUémonùles A"+B' — Aq* n'ont jusqu'à ce jour qu'un seul représentant, c'est le cyanogène ouroxalémon.

DIAMÉRIDES nES ACIDES TRIBASIQUBS*

Je m'arrêterai fort peu sur ces composes dont on ne connaît qu*un petit nombre d'espèces. La bande horizontale ce oITrc trois cases remplies par deux sels ammonique et biammonique, et par le sel neutre triammonique. A chacun de ces composés correspondent des diamérides.

Les diaméracides de la forme A'" 4- B — Aq doivent f^tre bibasîques. Nous citerons les acides phosphovinique et sulfoxîpbosphovinique PO* H* -i-C*H*0 — Aq et PO«SH»-f-C'H«0 — Aq.

(i) J*ai déjà placé la sinamine parmi des dîamides. D'après la composition qu'on lui attribue, sa place doit être ici. Mais je ne pais m'empécher de croire qae la véritable sinamine est une diamide susceptible probablement de perdre, avec facilité, H* O pour passer à l'état de diéliside, celle-ci pouvant, à son tour, facilement donner la diamide.

(3) Vofts mes observations dans les tableaux.

(3) Gay->Lussae la représente par 4CN-f-3H*S. C'est en déterminant par la synthèse les volumes de cyanogène et d'hydrogène sulfuré qu'il est arrivé à celte formule; mais ce procédé ne peut être exact, car la combinaison ne se fait qu'en présence de l'eau , qui dissont cl détruit nécessairement du cyanofrène. Par l'analyse des cristaux , je suis arrivé & la formule que je donne; seulement il faut y remplacer l'oxygène par du soufre.

Devons-nous donner ici l'ammëlide et Tacide sulfhydromellonique? Ces deux composes, du même type, sont for* mes d*après les équations

et devraient être bibasiques, tandis qu*ils sont simplement monobasiques. Mais nous est-il permis de comparer les diamërides de Tacide cyanurique , acide qui est déjà une amide très-complexe, aux diamërides des acides simples?

Composés de la forme A'" -H B — Aq*. — En considérant que les acides précédents A!" 4- B — Aq sont bibasiques, on devrait en conclure que, comme tous les acides bibasiques, ils doivent perdre leur capacité de saturation en perdant H^O. Au contraire, d'après la formule de MM. Gerhardt et Strecker, ils devraient être monobasiques. On ne connaît qu'un seul composé de ce genre, c'est l'acide citromonanilique qui sature un atome d'argent ou d'aniline.

S'il en était ainsi , le sel d'aniline de c^t acide, soit (A'"-|- B — Aq*) H- B, aurait la même composition que l'acide citrobianilique A'"'' -+- B* — Aq', qu'on ne connaît pas encore. Il me semble qu'il y a une objection à faire sur les résultats précédents , objection très*-grave , et qui , dans beaucoup d'autres cas, peut nous jeler dans un grand embarras.

L'acide phosphorique tribasique, en perdant de l'eau, donne naissance aux acides pyro-méta... phosphoriques. Admettons que ses sels ammoniacaux puissent donner directement des amides par l'action de la chaleur , on pourrait donc obtenir avec le phosphate acide P'^ -f- Am — Aq un acide phosphamique bibasique. Mais comme l'acide phosphorique, en perdant H' O, passe k l'état d'acide métaphosphorique, il pourrait aussi se faire que le phosphate acide d'ammoniaque, en perdant H*0« passât à l'rtat de

métaphosphate neatre d^ammonium isomère de l'acide phosphamique, et dont Téquation devrait se noter ainsi = P + Am. Alors notre règle paraîtrait être ici en défaut, et n'y serait pas en réalité. Le raisonnement que je viens de faire sur Facide phosphorique peut s'appliquer à Tacide citrique , qui est aussi tribasique. On sait que cet acide, en perdant H* O, donne de l'acide aconî tique, qui est encore tribasique. Admettons pour un instant que Tacide citromonanilique A'"-hB — Aq' ait été préparé à Taide de l'acide aconitique*, voici alors quelle serait sa formule :

A*'con. -h B — Aq,

et il devrait être bibasique.

L'expérience semble être contraire à cette manière de voir, car M. Pébal a obtenu avec cet acide un sel d'argent et un sel d'aniline monobasiques, et il en a conclu que l'acide citromonanilique est un acide monobasique. Mais cette conclusion est évidemment prématurée, car pour décider si Tacide phosphorique, par exemple, est monobasique ou tribasique, il ne suffit pas de faire le phosphate mono-argentique ou mono-amraonique , il faut encore voir si Ton peut obtenir des sels bi et triargentiques. Or, M. Pébal a obtenu avec l'acide citromonanilique un autre sel d'argent qui est bibasique, mais qui renferme en outre i atome d'eau, de sorte qu'on pourrait le considérer comme un citromonanilate bibasique appartenant i la formule h!" -{- B — Aq. Eu conséquence, M. Pébal l'a décomposé par l'acide chlorhydrique pour essayer d'obtenir l'acide A'"-f-B — Aq; mais comme, par l'évaporation , il ne s'est déposé que de l'acide A!" ~{~^ — Aq*, il en conclut que le sel Liargcntique est un sel monobasique avec excès de base.

On aurait donc :

Acide citroraonantlique . . C H'' O^ N ;

Sel neutre d'argent C'*n'*AgO«N;

Sel hydrobasique C'^ H" Ag O** JN -h H Ag O.

Mais les sels basiques d'argent sont trop rares pour qu'on puisse accepter un tel résultat sans une double et une triple preuve, et Ton est conduit k demander si ce sel ne renfermerait pas i atome d'eau ^ ou bien encore s'il n*y aurait pas une erreur dans Tanalyse. Alors sa formule deviendrait

Ce que je viens de dire suppose qu'on aurait préparé l'acide cilromouanilique avec l'acide aconitique, ce qui n'est pas ] mais M. PéLal ayant préparé son acide en chauffant le citrate acide d'aniline à x5o degrés , ne serait-il pas possible que Tacide citrique fut passé à Tétat d*acide aconitique, ou, si l'on veut, à Tctat d'acide aconito-monanilique ? Il faudrait donc voir si ce dernier composé régénère Tacide aconitique ou Tacide nitrique. Quoi qu'il en soit, le casier que je donne servira à contrôler nos r^les, et k voir si elles sont conformes ou non à l'expérience.

Les tnazilides A'"h-B— Aq* n'ont jusqu'à ce jour qu'un seul représentant , c'est le phosphorazile ou la bîphosphamide = PO* H* -h H* N — Aq». On pourrait aussi le considérer comme le nîtryle métaphosphorique = P0'H4-H'N — Aq*. De là naissent des difficultés sur lesquelles je dirai un mot tout à Theure.

Les composes de la^ forme A'^'-hB' — Aq sont des sek acides d'ammonium, d'aniline, etc., qui se rapportent aux acides A'" 4- B — Aq. Tel est par exemple le phosphovinate aeide d'ammonium. Un des deux B doit être un alcaloïde.

Les composés de la forme A'"-|- B* — Aq sont les sels neutres d'ammonium, d'aniline, etc., qui se rapportent aux acides A'^'+B — Aq. Sur les B', deux au moins doivent être des alcaloïdes.

On peut donc dire que les trois formules

A*'-hB— Aq, A'^-hB'— Aq,

A'^^-B'— Aq,

qui représentent l'acide, le sel acide et le sel neutre, ne sont que troisvariétés d'un même type, malgré l'apparence contraire.

Les composés de la forme A'^'-hB* — Aq* doivent être des acides monobasiques. En efiet, nous avons vu que A'^'-l-B — Aq représente un acide bibasique, et nous savons que, si à un tel acide on ajoute B en retranchant Aq, il perd un de capacité de saturation. On peut citer les acides phosphodivinique, arséniodivinique etTacidecyanurodivinîque. L'amméline qui serait l'acide cyanurodiamique est-elle alcaline , est-elle acide? on ne saurait trop le dire. Elle donne un sel d'argent monobasique.

Les composés de la forme A'"-+-B' — Aq* sont les sels ammoniques aniliques, etc., des acides monobasiques précédents^ ils doivent par conséquent sur lesB* renfermer au moins un alcaloïde. Tel serait le phosphodivinate d'ammonium.

Les triélisides A'^'-hB* — Aq* doivent être neutres, car elles représentent les acides monobasiques ( A'"-+-B* — Aq*) moins x atome d^eau. On n'en connaît que deux exemples, c^est le phosphorélise ou la phospbamide et le citrouélisanilique ou le citrobianil.

Les triémonides A"'-|- B* — Aq* n*ont qu un seul représentant, c'est le phospborémon ou le phospham.

Les triamides A'"h-B' — Aq* doivent être neutres, puisqu'elles représentent les amides simples des acides monobasiques A'" H- B' — Aq*. Nous pouvons citer Féther pbosphorique , les étbers cyanurîqucs, les étbers citriques, les étbers boriques B0*H'-f-3CH*0— Aq', BO* h* 4- 3 C» H«0 — Aq», et la mélamine.

Les triamides devront donner une très- grande variété de composés , car B^ représenteront soit 3 atomes d'un même alcali , d'un même alcool , d'un même carbure d'hydrogène, etc. , ou 3 atomes de deux ou trois alcalis, alcools, etc. »

différentâ, ou 3 atomes dont un d'alcaloïde , un d'alcool et un de carbure d'hydrogène.

Je m'arrêterai, ici un moment pour faire voir combien on est exposé k prendre des anomalies apparentes pour des anomalies réelles. L*acîde citrique trîbasique peut perdre I atome d'eau en se changeant en acide aconi tique sans perdre sa capacité de saturation. Je suppose qu'en voulant faire le citralèse ou l'anhydride de Tacîde citramique , soit Ci'''' 4- Am — Aq', on obtienne un acide bibasique; il pourrait se faire que celui-ci fut , non une diaméride de Tacide citrique, mais de l'acide aconitique; alors sa capacité de saturation suivrait la règle et se rapporterait à la formule

A*^ -h Am — Aq.

Aconitique.

La même observation peut se faire sur certaines diamérides de l'acide phosphoriquc.

DIAMÉRIDES DES ACIDES QVADRIBASIQUES.

La bande horizontale DD présente quatre sels ammoniacaux , et à chacune de ceux-ci correspondent quatre classes de diamérides.

Les diamérides de la forme A'"-+-B — i doivent être tribasiques. Je n'en puis citer qu'un exemple, c'est l'acide azophosphoriquede M. Gladstone, ou mieux l'acide pyrophosphamique = P* O'' H* + H' N — Aq. 11 est vrai que M. Gladstone lui attribue une formule tout à fait différente, mais elle est inadmissible (voy, mes observations dans les tableaux).

Les composés de la forme :

A""-»-B»— Aq, A"''4.B' — Aq, A""-hB*— Aq,

senties trois selsd'ammonium, d'aniline,etc.,de l'acide tri-

basique précédent. On devra obtenir avec l'acide pyrophosphamique :

Acide (PhB)H»;

Sel acide j(PhB)H'B;

^' *''***'' ;; i(PhB)HB','

Sel neutre (Ph B) B'»

Un des Bpeut être un alcool, un alcaloïde, un carbure d'hydrogène, etc. C'est, si Ton veut, leB dissimulé ou copule, mais il faut que les autres B soient des alcaloïdes. On voit que , quelle que soit la quantité de B , ces quatre composés appartiennent au même type et ont la même capacité de saturation.

Les diaméracides de la forme A""-+-B' — Aq* doivent être bibasiques; car si, à l'acide précédent A""h-B — Aq tribasique on ajoute un B en retranchant Aq, il devient bibasique. On connaît un composé de ce genre , c'est l'acide biasEophosphorique ou mieux l'acide pyrophosphodiamique. M. Gladstone lui attribue, il est vrai , une autre formule , mais il est impossible de l'accepter (t;o^. mes observations dans les tableaux).

Les composés de la forme

A'"'4-B»--AqS

A^'^H- B* — Aq% ^

sont les deux sels acide et neutre de l'acide précédent.

Les diaméracides de la forme A"" -f-B' — Aq' doivent être monobasiques, parce que l'acide précédent, en perdant Aqet en gagnant B, doit perdre aussi un de capacité de saturation. Je n'en connais pas d'exemple.

Les tétramides A''"-+- B* — Aq*, pouvant être considérées comme les amides simples des acides A^^^ -h B* — Aq', doivent être neutres. On ne connaît jusqu'ici que l'éther silicique ou la silicamide étholique = Si*0*H* 4- 4 C*H*0 — 4 Aq = ^ volumes.

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