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III. Neutres obtenues par 2 A ou par BsurB iMamérées

Laissant de côté les diamérées , comme trop peu connues, je dresse un grand cadre que je partage en 16 casiers, et chacun de ceux-ci en 4 cases , ou en tout , 64 cases. Je mets, dans chacune de celles-ci , tous les corps qui se forment en vertu d'équations semblables, Tune de celle-ci, prise comme type, devant servir d'étiquette.

f 1) Le protoxyde et le deutoxyde d'axote, 1m acides nitreux , nitriqiM et byponitrique anhydres sont des diamérônes. Le protoxyde est la nitrimide à résidu nitrique et ammonique, ON, N. J'ai fait voir que le deutoxyde, N* O* s= Y*, se divise en deux dans les substitutions , et qu*U en est de même de l'acide hyponitrique, N'0^=X*. Quant aux acides nitrique et nitreux anhydres, ils sont, comme tous les acides anhydres monobasiques, divisibles en deux parties égales sous Tinfluence de Teau.

(*) A représente un acide, B une matière non acide.

Seize cases sont consacrées aux addes monobasiques = A' ; Seize cases sont consacrées aux acides bibasiques. . . s= A''; Seize cases sont consacrées aux acides tribasîques. . . = A'^; Seize cases sont consacrées aux acides qoadribasiques = hl*" ,

Je place dans un casier supplémentaire les diaméracides qui se forment par Faction de deux acides Tun sur Fautre.

Je ne chercherai que ce qui peut arriver lorsque, dans la formation d'une diaméride , il se sépare de i à 4 atomes d'eau et qu^on emploie de i à 4 atomes de matière neutre ou alcaline. On ne connaît d'ailleurs que deux ou trois équations dans lesquelles figurent plus de 4 Aq ou de 4 B.

Un seul coup d'oeil jeté sur le tableau suivant suffira pour comprendre sa division , sans qu'aucune explication soit nécessaire. Les chiffres isolés affectés du signe — représentent le nombre d*a tomes d'eau éliminée, et les chiffres précédés du signe = indiquent la capacité de saturation des diamérides;

Il s'agit maintenant d'assigner des noms aux 64 genres de diamérides. Représentons les chiffres i, 2, 3 et 4 par les voyelles a , e, i et o, et, négligeant l'acide pour un instant, désignons

Le cas B — Aq

Le cas B — a Aq

Le cas B —■ 3 Aq

Le cas B — 4 ^^

Le cas 2 B — Aq

Le cas 3 B — Aq

Le cas 4 ^ — 4 ^^

et ainsi de suite, la première voyelle se rapportant i la matière organique, et la seconde à l'eau éliminée.

Pour l'euphonie, ajoutons à ces doubles voyelles des consonnes et des terminaisons arbitraires \ alors nous nppellerons :

par

aa.

par

ae.

par

aij

par

ao

par

ea

par

ia

par

oo

AnaiDS ou anamides, les composés. . A'+ B — Aq;

Alèses ou alésides , les composés . . . A'+ B — 2 Aq ;

Aâles ou aâlides, les composés. . . . A'+ B — 3 Aq ;

Anoses ou anosides, les composés . . A'+ B — 4 ^^ •

et ainsi de suite.

Pour distinguer les uns des autres les genres dans les* quels l'acide varie de A' à K""^ nous dirons :

Anamides A' + B — Aq ;

Dianamides A^ -4- B -^ Aq;

Trianamides A'^ -4- B — Aq;

Tétranamides M'"-^ B — Aq;

Émonîdes A' + B'— Aq< ;

Diémonides A'^ + B'-^ Aq*;

Triémonides A** H- B» — Aq* ;

Tétrémonides A""-4- B^ — Aq*.

S'agil*il maintenant de désigner les espèces; prenons d'abord les combinaisons de Tammoniaque) qui serviront de type ; nous dirons :

Acétalèse a' 4- B — Aq* ; ' •

Sulfelèse A'' -+- B — Aq»;

Phosphalèse A** -h B — Aq*;

Pyrophosphalèse. . A""-h B — Aq*.

Enfin, faisons varier B, en remplaçant Tammoniaque par le méthol^ Talcool ou le phène. Nous dirons :

Acétanamide étholique • . • . A' + B — Aq ; Formialèse métholique .... A' + B — Aq* ; SulfénéliJe phrnique A'^-h B' — Aq*.

Établissons deux exceptions :

1^. Pour conserver un nom consacré par l'usage, nous donnerons aux composés suivants les noms

D'aroides A' -h B — Aq = acétamide;

De diaroides A" -h B' — Aq* — sulfamide ;

De triamides A*^ -4- B' — Aq^ = phosphamide ;

De létramides . . . A""-f- B' — Aq = silicamide.

2^. Nous désignerons les diaméracides par ces noms :

Acide sulfamiquc J ^,, ^ g ^

Acide sulfométholique «....) ^ '

, Acide phosphamique A*' -♦- B — Aq ;

Acide phosphodiaraique. A'* + B' — Aq^ ;

Acide pyrophospliamique A"''+ B — Aq;

Acide pyrophosphodiamique A""-h B* — Aq^ ;

Acide pyrophosphotriamique A''''+ B' — Aq^

Je vais maintenant passer en revue toutes les cases, et pour contrôler les résultats qui s y trouvent consignés, j'admettrai , dans le cas où il n'y a séparation que d^un seul atome d'eau, que la capacité de saturation d'une diaméride est égale à la somme des capacités de saturation des corps employés, diminuée d'une unité.

En présence d'une telle règle, on doit me demander si elle est empirique , ou si elle est un résultat de l'observation. Cette question est d'autant plus naturelle que cette r^e semble indiquer que la nature et la quantité de B sont sans influence sur la capacité de saturation de Tbydrodiaméride.

La chimie nous présente deux ordres de faits : les uns s'apprécient à l'aide de chiffres, de mesures, de balances ; les autres ne se pesait plus, ne se mesurent plus, on les estime.

S'agit-il , par exemple , de déterminer la capacité de saturation d'un acide ^ une balance suffit. Mais faut-il apprécier si un corps est un acide , un alcali , un sel , un alcool , un alliage même^ alors des difficultés innombrables surgissent, et Ton arrive à se demander si un alcool, un alliage et un métal ne sont pas tous les trois des sels. C'est alors qu'il faut , je dirais volontiers de l'instinct ou le don de seconde vue pour se tirer d'embarras ] mais avec de tels secours , on risque souvent de tomber dans l'erreur.

Dans la règle précédente, B, je le suppose, représente de l'ammoniaque. Celle-ci est-elle une base, est-elle un

( ayo ) acide? Dans ce dernier caa, à quoi est égale la capacité de saturation ? Question absurde , dira-t-on. Et cependant l'ammoniaque n'est-elle pas susceptible d'échanger, comme les acides tribasiques, i, 2 et 3 atomes d'hydrogène contre I, 2 et 3 atomes de métal? Il y a plus: semblable à Tacide phosphorique , ne forme-t-elle pas avec l'alcool des éthers uni, bi et tri -alcooliques?

Les composés suivants ne sont-ils pas des sels :

8ILS M0N0BA8IQIIV8. 8BL8 BIBASIQ. SBLl TBIBASJ QPM.

Chlorures. Sulfures. Phosphures. Asotures.

Cl H, SH% PH% NH%

GIM. SHM, PH'M, NH'M,

SW. PHM% NHM%

P 9A\ N M\ N'a-t-on pas les éthers correspondants:

Cl El. S H Et, PEe. NH»Et,

S Et'. N H Et%

N El\

Je ne veux pas poursuivre ce parallèle , qui nous conduit à considérer Tammouiaque comme un acide tribasique. Si alors nous l'introduisons comme telle dans notre règle de contrôle , nous aurons :

A'h- Am — Aq = 3; Ac. acétiq. = aoétamide.

c'est-à-dire que Tacétamide , qui est neutre , devrait être un acide tribasique.

Considérons au contraire, avec tout le monde, l'ammoniaque comme un corps dépourvu de capacité de saturation (métallique); alors, en Tintroduisant comme telle, dans notre formule, nous aurons :

A' -4- Am — Aq = o.

Ac. aspartiq. = asparamide.

Cependant l'asparamide forme des sels avec le potassium, le calcium, le cuivre, le zinc, l'argent, etc.

Néanmoins personne ne verra une anomalie soit dans l'acétaminc , soit dans l'asparamide.

Pourquoi cela? C'est que, tout en avouant que rammoniaque possède le caractère principal des acides (échange de l'hydrogène contre des métaux ou de Féthjle) , nous sommes persuadé que ce n'en est pas un, mais bien un alcaloïde, ce qu'il y a de plus différent d'un acide* Mais si Ton nous demandait, même dans ce cas extrême, d'exposer avec précision, sans laisser aucune ambiguïté et aucun sous-entendu dans les termes , les motifs de notre persuasion , nous serions peutrètre plus embarrassé qu'on ne le pense; à moins de donner des définitions dans le genre de celles! : Les acides sont des corps qui rougissent la teinture de tournesol , les alcaloïdes sont des corps qui ramènent au bleu cette teinture rougie par les acides. Mais on sait où nous conduiraient de pareilles définitions.

Je ne suis entré dans cette discussion que pour faire voir que notre règle de contrôle diflere d'une formule mathématique , en ce sens que les termes de l'équation n'ont pas une valeur absolue^ et que, par conséquent, nous serons obligé d* apprécier sans mesures et sans balance les résultats auxquels elle nous conduira.

Quant à Torigine de cette règle , c'est un des cas de la formule générale de M. Gerhardt , c'est le fruit de l'observation qui prouve que cette r^le est vraie dans quatre-vingtdix-sept ou quatre-vingt-dix-huit cas sur cent.

Revenons à notre casier : en y jetant un premier coup d'oeil, on remarquera que, si l'on tire la diagonale ou plutôt l'escalier XY, toute la partie droite du casier est vide, tandis que l'autre est presque entièrement remplie. La quatrième rangée horizontale offre cependant beaucoup de vides ; mais cela tient à ce que Ton ne connaît qu'un trèspetit nombre d'acides quadribasiqucs et qu'on n'a jamais cherché à les transformer en hydrodiamérîdes. Les cases vides sont marquées d'un *.

Outre les 64 cases principales , se trouvent 4 bandes horizontales âA, BB, ce et DD. Elles renferment les sels

DIÀMÉRIDES DES ACIDES MONOBÀSIQUES.

Examinons maintenant la première case, celle des canidés } elle renferme les combinaisons des acides monobasiques A'+B — Aq, comme Tacétamide, la formiamide anilique, la formiamide métholique (formiate de méthyle), la nitramide alcoolique (éther nitrique), la nitramide phénénique (nitrobenzide), etc.

Certes, Ton sera étonné de me voir mettre, lésons à côté des autres, le nitrate d'éihyle = N*0'-+-OE*,racéumide = C* H* O* -hH* N% racéunilide= C*H«0* + C"H** (H*N«), la nitrobeuxideN^O'-^OC^H", etc.

Je conviens que, à Tinspection de ces formules dualistiques , il doit être absurde de chercher à établir des rapprochements entre les corps qu^elles représentent. Comment, en effet , un nitrate d'oxyde d'éthyle serait-il analogue à une amide simple et à une amide copulée ?

Mais la question est très-mal posée. Nous devons d'abord, sans nous préoccuper des théories, consulter Texpérience; et comme celle-ci nous répond que le nitrate d'éthyle et Tacétamide se resseinblent par leurs caractères principaux, et n'ont pas la plus l^ère analogie avec les sels, il faut retourner la question précédente et la poser ainsi : Pourquoi les chimistes (i), en voyant qu'il n'y a aucune analogie entre le nitrate d'éthyle et les nitrates, entre le sulfate d'é^ thyle et les sulfates^ ont-ils établi des rapprochements hypothétiques entre les éthers et les sels; pourquoi ont-ils donné des formules semblables aux corps qui se ressemblent le moins?

Je ne veux pas anticiper sur une discussion qui reviendra

(i) Je ik*ai pas basoin de dire qu'il faut en excepter M. Gerhardt, puisque c'est lui qui , le premier, a comparé les éthers aux amides. Cependant il semble revenir à une autre opinion , qui ne s'éloigne pas beaucoup de la théorie do l'éthyle.

( 295 ) plus loin ; cependant je ne puis m^eihpèchcr de témoigner mon étonnement , toutes les fois que je pense que les chimistes considèrent le sulfovinate de barium comme un sel double composé de sulfate de baryte insoluble et d'un éther sulfurique soluble dans Talcool.

Je ne m'arrêterai pas sur les caractères généraux des amides ; je ferai seulement remarquer que la nature de B nous porte naturellement à les partager : i^en àlcalamides, qui se sous-divisent en amides proprement dites , en anilamideSy quininamides ^ méthylaminamides ^ etc.] q^ en ALCOOLAHiDES, qui sc sous-diviscut en metholamidcs', étholamideSj valérolamides , etc.; 3® en htdrocarbueàmides; 4^ en ALDÉHTD AMIBES, ctc. Pour le moment , je ne pousserai pas plus loin ces divisions et celles des autres diamérides. D'après les exemples que j^ai cités, chacun comprendra facilement la marche qu'il faut suivre à leur égard.

Voyons maintenant la capacité de saturation des amides. Elles sont neutres, conformément à notre règle, car celleci a été déduite précisément d'observations faites sur les amides. Cependant nous pourrons bien citer trois à quatre exceptions sur cent. C'est ici le cas d'estimer, d'interpréter les résidtats, afin de voir à quoi tiennent ces exceptions, et si elles sont réelles ou apparentes.

L'huile essentielle de Gaultheria procumbens est un véritable éther du méthylène; elle se comporte comme tel avec les réactifs, et, de plus, on peut la reproduire artificiellement suivant l'équation

A' + B — Aq = salicylate de méthyle, Ac. salicyl. Méthol.

qui donne à cet éther une capacité de saturation nulle. Cependant l'expérience prouve qu'elle se combine avec toutes les bases pour former des sels qui portent le nom de gaulthériates. Faut-il voir ici une exception formelle; cette essence est-elle bien réellement un aride ? Mais d'abord , je

viens de le dire, à part cette aptitude à former des sels, le salicylate de znéthyle possède tous les caractères des éthers) de plus, il ne se combine ,pas avec l'ammoniaque, et il n'est pas capable do former, comme les acides, des cthers avec des alcools, et des amides avec Tammoniaque. Si nous voulions le considérer comme un acide, nous glisserions suf la pente qui nous conduit à regarder l'ammoniaque comme un acide tribasique.

Le glycocol est un corps neutre qui se combine néanmoins avec les acides, les sels et 1^ bases. Considéré comme corps neutre et dépourvu de capacité de saturation, il donne des anomalies dans ses amides. Ainsi ^ l'acide hippurique est de la benzamide glycolique qui doit être neutre d'après l'équation

A'-h Gl — Aq = o.

Considérons-nous, au contraire, le glycocol comme un acide monobasique; alors il n'y a pas d'exception dans l'acide Hippurique, mais elle reparaît à l'instant dans le glyoocol même, qui est l'amide de Tacide glycolique et qui, comme telle, devrait être neutre. Les acides cholique et hyocholique monobasiques donnent lieu aux mèm/es observations que Tacide hippurique, car ce sont, l'une de la cholésamidc, et l'autre de l'hyocholésamide glycolique.

Le phénol ou V acide phénique conduit aux mêmes conclusions. Est-ce un acide, est-ce un corps neutre? Suivant qu'on le considérera d'une façon ou de l'autre, il y aura une anomalie dans l'acide sulfophénique qui ne s'effacera que pour reparaître dans l'acide picrique.

En résumé , la nature de B exerce très-rarement une certaine influence sur la capacité de saturation; nous verrons plus loin s'il en est de même de sa quantité.

Lesalésides (nitryles) A'-f-B — 2 Aq doivent être neutres d'après l'expérience générale qui nous prouve qu'un corps neutre ne devient jamais acide en perdant de l'eau, et qu'un

( ^97 ) acide ne perd pas sa qualité en en absorbant. Or, les alésides sont des amides privées de i atome d'eau, donc elles doivent être neutres. Si elles étaient acides, en absorbant de Teau, elles donneraient des amides ou des corps neutres, ce qui est impossible. En effet , toutes les alésides sont neutres, excepté cependant la formi-aléside , qui n'est autre chose que de l'acide cyanbjdrique. Mais quel singulier acide!

Mis en présence de la potasse, il en reste séparé;

Combiné avec un cyanure neutre (ferreux ou ferrique), il donne un acide énergique qui sature complètement les bases \

Combiné à l'alcool et à l'esprit-de-bois, il donne des éthers qui ne régénèrent plus ni Facide cyanbjdrique, ni Talcool ou Fesprit-de-bois ; éthers qui ne tout autre chose que nos alésides.

Avec l'essence d'amandes amères, soit seul, soit avec l'ammoniaque, il se comporte de telle façon, qu'il faudrait plutôt considérer l'essence conmie un acide , et lui comme un corps neutre. 11 est une autre remarque importante à faire. En parcourant les diverses séries des composés organiques, on rencontrera quelques anomalies dans la plus simple de toutes, dans celle qui ne renferme qu'un seul atome de carbone* Dans les séries supérieures, le nombre des atomes étant plus ou moins grand, leur arrangement a une influence qui neutralise singulièrement celle de leur nature. Mais dans la première série, la matière doit souvent l'emporter sur l'ordre, et par conséquent exercer une grande influence sur les propriétés qui en découlent. Aussi est-ce là que Ton rencontre l'acide cyanhydrique, l'acide cyanique, le chloroforme CCI' H qui, par leurs propriétés , ne sont pas tout à fait analogues aux termes correspondants des séries supérieures formés en vertu des mêmes équations.

Il faut noter que l'ammoniaque seule, jusqu'à présent, a donné des alésides (je ne dois pas oublier de citer la plus remarquable, la nitraléside ou le protoxyde d'azote); on n'en connaît aucune qui soit produite avec les alcools. Il

( »98) serait intéressant de voir si Ton ne pourrait pas en obtenir quelques-unes en traitant les éthers par Tacide phospho* rique anhydre.

Sur les seize cases que nous avons consacrées aux acides monobasiques , deux seulement sont remplies ; on peut y joindre le terme A -H B — O , ou le sel d'ammonium de la bande horizontale AA, et l'on remarquera que les cases pleines sont précisément placées verticalement et au-dessous de ce terme. A quoi cela tient-il; est-ce un effet du hasard, ou ne peut-il exister aucune autre combinaison ? S*il était permis de porterun jugement dans une pareille circonstance, je dirais qu'il est impossible d'obtenir des diamérides avec A' -h B*, B* ou B*, parce que les acides monosabiques ne se combinent qu'à un seul atome d'ammoniaque, et que les diamérides correspondent toujours aux sels ammoniacaux. De là vient que là où la case des sels d'ammonium est vide, les cases verticales et inférieures le sont également.

Il paraîtrait cependant qu'il en existe une de la forme A'-l-B* — Aq*, c'est la pyromucamide biamidée. Mais il y a quelques observations à faire sur ce composé. D*abord on ne l'a pas obtenu avec l'acide pyromucique , mais en distillant du mucate d'ammoniaque; ensuit'e on ne sait pas encore si elle peut se transformer en acide pyromucique, sous l'influence des bases ; par conséquent on ne sait pas si c'est réellement une espèce d'araide de l'acide pyromucique On pourrait encore demander si ce dernier est mono ou bîbasique, quoique le dernier cas soit le moins probable. On le voit, la pyromucamide biamidée ne saurait être considérée comme une exception authentique.

Il y a beaucoup d'autres cas possibles que j*ai laissés en dehors du cadre, par exemple ceux dans lesquels on aurait :

2A-f-B — Aq, — Aq% — • Aq', — Aq«; 2A'-HB'— Aq, — Aq% — AqS — Aq*;

3 A'-h etc. ;

4 AM- etc.

( ^99 ) En ne dépassant pas le nombre 4 ) nous aurions un nouveau casier à 64 cases. Existe-t-il des combinaisons de ce genre? n y a un singulier acide qui donne des diamërides dans lesquelles A' et Aq varient de i à 6 et se réduisent, néanmoins , aux six cas suivants , qui sont très-symétriques :

A'H- B — Aq ; 2A'-hB — Aq»; 3A'-f-B — Aq»; 4 A'4- B — Aq« ; 5A'-4-B — Aq*; 6 A'-f- B — Aq*.

L*acide qui donne toutes ces combinaisons est le nitrique. Mais si on se rappelle la manière dont nous avons envisagé les substitutions nitrées et nitrosées, on verra qu'il est plus convenable de placer la naphtaline nitrée, binitrée, trinitrée, etc., la mannite sexnitrée, à côté de la naphtaline et delà mannite, que parmi les diamérides, quoique certainement on puisse le faire sans blesser les analogies.

Quant à la capacité de saturation des composés ni très, on a vu qu'elle est constamment égale à celle du corps dont ils dérivent : ainsi la benzine est neutre, les benzines nitrées sont neutres; Tacide benzoïque est monobasique, l'acide nitrée Test également. Ces résultats sont d'accord avec la règle de contrôle.

Cependant il semble qu'il peut exister, avec l'acide nitrique, d'autres cas que ceux que je viens de citer, car on donne le suivant :

6A'-f-B — Aq*;

c'est le ligneux sexnitrique, c'est la partie soluble dans l'éther. Le ligneux renferme C"H*"0**, et l'on sait que, sous diverses influences , il peut absorber H^ O* pour donner du glucose ou des isomères. Quand on le traite par l'acide nitrique, on obtient d^ abord la xyloïdine de M. Pelouze C"H"X*0*®, puis la xyloïdine de M. Braconnot

( 3oo )

C**H*'X^O^^. Si nous admettons que, à partir de ce moment, le ligneux absorbe H^ O*, alors il donnera, en continuant Faction de Tacide nitrique, du glucose sexnitré

En un mot, la réaction n'est pas 6 A'+ B — Aq*, mais 6A' + B — Aq'. Seulement, le ligneux sexnitrique, au lieu de laisser d^ager les 6 atomes d'eau formés à ses dépens et à ceux de l'acide nitrique, en retient a atomes pour passer i l'état de glucose sexnitré ou d'un isomère.

Puisque nous rapportons tous les composés nitrés à leurs espèces normales, nous n'avons donc aueune diaméride monobasique en dehors de notre casier. Cependant on en cite une, c'est l'opiammon , dont la formule serait

2A'+B — aAq.

J'ai , ici , une réserve à faire ] elle ne porte pas sur une interprétation, mais sur un fait : je demande si l'analyse de l'opiammon est exacte, ou mieux si ce corps n'est pas un mélange. Lorsqu'on chauffe l'acide opianique, il éprouve une modification isomérique, et devient insoluble dans l'eau et même dans la potasse. L'opiammon se fait en chauffant de l'opianate d'ammonitmi; de l'ammoniaque se d^age, et il reste une poudre insoluble qui est l'opiammon. Mais lorsque l'ammoniaque se dégage , il doit se former de l'acide opianique, et celui-ci, en se modifiant, sous l'influence de la chaleur, doit rester mêlé avec le véritable opiammon ou Fopianamide, dont la formule doit être

Cela est d'autant plus probable que, quand on traite l'opiammon par l'alcool , il se dépose un mélange d'acide opianique et, dit-on, d'opiammon; mais cela est impossible, car, ou l'opiammon est une combinaison pure, alors il peut se dédoubler en acide opianique et en opianamide, et

non en opiammon , ou bien c'est un mélange d'acide opianique modifié et d'opianamide se séparant , par la cristallisation , en acide opianique révivifié et en opianamide qu'on aura prise pour de Topiammon. Enfin, ce qui contribue singulièrement à jeter du doute sur la formide de celui-ci, c'est que, quand on le traite par la potasse, il donne de Tacide opianique et un acide xanthopique non analysé.

En résumé, à part les combinaisons nitriques, il n'est pas prouvé d'une manière authentique qu'il existe d'autres diamérides à acides monobasiques , que celles qui se rapportent aux deux formules

A'-l- B — Aq et A'-f- B — Aq».

Diamérides des acides bibasiques. — ^Remarquons d'abord que la bande horizontale BB renferme deux sels d'ammonium A"-f-B et A^-f-B*. Puisque les diamérides doivent correspondre aux sels ammoniacaux, on conçoit pourquoi les cases qui ne sont pas au-dessous de ces sels restent vides.

Diaméracides proprement dits A'' + B — i . — Tous ces corps sont acides et monobasiques, ce qui est conforme à la règle. L'ammoniaque, les alcaloïdes, les alcools, les carbures d'hydrogène, etc., donnent des acides de ce genre qui, comme toutes leshydrodiamérides, peuvent régénérer l'acide et la matière organique qui leur ont donné naissance. Cependant il est à noter que les diaméracides des carbures d'hydrogène, et même les autres diamérides de ces mêmes carbures, ne régénèrent la matière organique qu'avec la plus grande difficulté et en se détruisant en partie : ainsi , la nitronaphtaline et l'acide sulfonaphtalique ont besoin d'être très-fortement chauffés , en présence d'un hydrate alcalin , pour donner de la naphtaline.

Il est un fait sur lequel j'ai déjà appelé et j'appelle encore l'attention des chimistes, c'est que les diaméracides donnent toujours des sels solubles avec la baryte , le plomb et l'argent. Us sont souvent si solubles, qu'on ne peut les isoler de

( 3«^ ) leurs dissolutions qu^en les précipitant par Talcool absolu. Ainsi les sulfamates, les sulfocarbamates , les oxamates, les camphoramates, etc., les sulfovinates , sulfocarboyinates, oxaloyinates,camphoYinates,etc.9 les solfobenzidates, sulfo* napbtalates, etc. y debary te^deplombetd^ai^entsontsolubles. Il est des cas où cette solubilité est influencée par une cause évidente qui ne détruit nullement la généralité de la remarque que je viens de faire. Ainsi les sulfonaphtalates sont solubles; les sulfonaphtalates chlorés le sont moins; trichlorésy encore moins ^ enfin les quadricUorés le sont fort peu, et à tel point, qu'une dissolution de chlorure de potassium est précipitée par les acides sulfonapbtaliques tri et quadricUorés.

Les diaméracides forment un des groupes les plus naturels de la chimie ; et cependant, si nous nous en rapportions aux formules dualistiques , nous les séparerions les uns des autres.Yoici , en effet, comment on nous représente leur constitution :

Acide sulfovinique (SO' -h Et*) + (SO»H- OH»};

Acide sulfamique (S0»-+- H*N») -+- (S0»-^ H»0);

Acide sulfobeoridique. . S» O* (C H'*) -4- H»0.

Le premier serait une combinaison de sulfate d'éthyle et diacide sulfurique^ le second, une combinaison desulfa* mide et diacide sulfurique; enfin le troisième, une combi* naison copulée d'acide hyposuliurique ! Pourquoi alors les acides oxamique ou sulfamique donnent-ils des sels solublcs avec la chaux? Le dualisme ne s'arrête pas devant si peu de chose : c'est parce que les acides sulfurique et oxalique qu'ils renferment sont copules.

J'ai un mot à dire sur l'acide aspartique, ou l'acide maiamiquc. On ne connaissait qu'un seul aspartate, celui d'ai^ent, insoluble, qui faisait de Tacide aspartique un acide bibasique. J'ai pensé qu'il devait exister un autre aspartate solublc, et que celui-ci serait le véritable sel neutre. En cflct, quand on mêle de Taspartate d'ammo-

Iliaque avec du nitrate argen tique, il ne se forme pas de précipité \ mais si on y ajoute de l'alcool , on obtient un dépôt d'aspartate d'argent neutre et monobasique. Je dis neutre; car si à la dissolution aqueuse on ajoute un léger excès d^ammoniaque , il ne se précipite pas de Taspartatc bi-ai^entique , mais de Toxyde brun d'argent. Seulement, par rébullition ou avec le temps, Taspartate soluble et neutre est réduit par Toxyde d'argent, comme le sont par l'oxyde d'antimoine les tartrates, à qoo degrés, et l'on obtient un sel à 2 atomes d'argent. Mais celui-ci n'indique pas plus la véritable capacité de saturation de Tacide aspai^ tique, que les émétiques séchées à 200 degrés ne donnent celle de l'acide tartrique. Il est d'ailleurs à noter que les autres aspartates à 2 atomes de métaux ont une forte réaction alcaline, et sont ramenés à l'état neutre par l'acide carbonique.

Il existe un acide amidé, Tacide isamique, qui n'appartient pas à cette classe. Il correspond d'ailleurs à l'acide isatinique, qui est très-probablement lui-même une diaméride. La complication de ces corps est trop grande pour qu'il nous soit permis même de faire des rapprochements entre eux et les autres composés.

Combinaisons de la forme A" -h B* — Aq. — Je dirai quelques mots sur les composés de ce genre, parce qu'ils Tont nous fournir l'occasion d^examiner quelle est l'influence de la quantité de B sur la capacité de saturation des diamérides. Remarquons d'abord que les composés ne peuvent se former qu'à une condition , c'est que l'un des deux B soit un alcaloïde, l'autre B pouvant être soit un atome du même alcaloïde ou d'un alcaloïde différent, soit un atome d'alcool, d'aldéhyde, de carbure d'hydrogène, eic. On va en comprendre aisément la raison. Si nous ôtons un B de cette formule, il nous restera un acide amidé . anilidé, alcoolidé , etc. =A"+B — Aq. Puisque celui-ci est un acide monobasique, il pourra se combiner avec un

second B, mais à condition que ce second B soil un alcaloïde , et non un alcool ou un carbure d'hydrogène, puisque ces derniers ne se combinent pas avec les acides. On aura donc des sels comme les suivants :

Actdes.

,, ^1 d'ammoDÎuiD .... ( A"-+- B — Aq) -f- Amm ; sultamate J ., ... / * « « * x

I d aniline ( A"-+- B — Aq) -h An;

Sulfanilate de quinine (A 'H- B — Aq) + Q;

Sulfovinate d'ammonium .... ( A"+ B — Aq) |

Sulfophénate d'ammonium. . • ( A"4- B — Aq) ) '

dans lesquels le premier B est un alcaloïde, un alcool, un carbure d^hydrogène, tandis que le second B est nécessairement un alcaloïde.

Nous avons une remarque assez intéressante à faire ici. Prenons le cas où B* repr^nte deux alcaloïdes différents; il est évident que l'on pourra obtenir, suivant la manière dont se fera la préparation, deux sels différents, mais isomères. Supposons que B et B' soient de Tammoniaque et de Taniline : dans un cas, avec l'acide sulfamique et Taniline, on obtiendra du sulfamate d'aniline = (A'' +B — Ac]) + B'aniL; dans l'autre, avec l'acide sulfanilique, on aura du sulfanilate d'ammoniaque = (A^ + B' — Aq) + B ammoniaque. Néanmoins, il est certain que ces deux sels différents, en perdant Aq l'un et l'autre, donneront un seul et même corps A" -H BB' — Aq* ; par conséquent, la diamide obtenue avec Tacide sulfoviniqueet Taniline sera identique à celle que donneront l'acide sulfanilique et l'alcool.

Arrivons à l'influence qu^exercc la quantité de B. D'après ma règle, la quantité de B ne devrait exercer aucune influence sur la capacité de saturation , et cependant A,''-f-B — Aqestun acide, et A^'-f-B* — Aqest imsel neutre. Mais tout cela est parfaitement juste, et il n'y a aucune contradiction entre la règle et l'expérience.

Que signifient ces mots : la capacité de saturation de

l'acide acétique est ^ale à l*anité ? Ils veulent dire que l'acide acétique est un sel d'hydrogène qui peut échanger I atome d'hydrogène contre i atome d'ammonium, de potassium, de cuivre, de zinc, etc.*, par conséquent, Facétate d'ammonium a aussi une capacité de saturation égale à l'unité, puisqu'il peut échanger i atome d'ammonium contre i atome de potassium , de cuivre, de zinc et même d'hydrogène. Il ne faut donc pas dire : la capacité des aturation de l'acide sulfurique est égale à deux , mais la capacité de saturation de tous les sulfates est ^ale à deux. Inutile d'insister là-dessus.

Les dialésides A'^ + B — Aq* peuvent être considérées comme des acides monobasiques privés d'un atome d'eau \ par conséquent, elles doivent %tre, et elles le sont en eflct. Cependant quelques-unes d'eiKre elles sont susceptibles d'échanger de l'hydrogène contre certains métaux (succiiiimide, phtalimide, etc.), sans que pour cela on puisse les considérer comme des^ acides, excepté l'acide cyanique ou la carbaléside.

Mais quel singulier acide que ce corps ! Remarquons d'abord que, comme l'acide cyanhydrique, il appartient à la première série, ensuite qu'il ne forme pas (i) avec l'ammoniaque de cyanate d'ammonium ; que , avec les alcools , il donne, non des éthers cyaniques , mais des éthers allophaniques ; enfin que les cyanales forment des composés que l'on considère comme les véritables éthers cyaniques, et qui ne sont , suivant moi , que des carbimides ou les carbalésides de la méthylamine, de l'éthylamine, etc. Enfin l'acide cyanique , au lieu de former des sels avec les alcaloïdes , donne des urées ou des diamides. Ainsi les anomalies que nous rencontrons de temps à autre prcsen-

(i) La poudre blanche que Ton obtient eu condensant les vapeurs de l'acide cyanurique dans le gas ammoniac n'est peut-être qu'un mélange de carbamide et d'urée, la première pouvant se transformer isomériqncmentdansla seconde. Voyeg, un peu plus bas, les diamides alcalines.

tent toujours quelque chose de si singulier, quMl nous est permis de douter si elles sont réelles ou non.

On ne connaît qu'une seule dialéside alcoolique , c'est le produit qui se forme quand on traite Téther succinique par le potassium.

Je ne dois pas oublier de citer ici un composé bien remarquable, et le seul de ce genre que nous offre la chimie organique , je veux parler du cholestrophane. On sait qu'il existe des sels doubles à deux acides différents, comme le nitrophosphate de plomb et les silicoborates. Le cholestrophane correspondrait à un sel double à deux acides ; du moins, je le considère comme une combinaison d'oxaléside et de carbaléside :

(C«0*H«-hH»N— Aq>)-f- (CO*H* -hH'N — Aq'i;

aussi se décomposc-t-il facilement en acides carbonique , oxalique et en ammoniaque.

Les diamides h!' + B* — Aq* forment une classe assez nombreuse et variée. Les acides bibasiques donnent des sels acides, des sels neutres et des sels doubles. Les diaméracides correspondent aux sels acides , les diamides aux sels neutres \ on doit donc avoir aussi des diamides mixtes ou doubles correspondant aux sels doubles. Ces diamides mixtes sont de deux espèces ; elles peuvent être formées soit par deux alcaloïdes, deux alcools, deux carbures d'hydrogène, etc., différents, soit par un alcaloïde et un alcool, un alcaloïde et un carbure d'hydrogène , etc. La classification suivante donnera une idée de leur variété :

a. à alcaloïdes A"4- B»— Aq»;

« -.. . j . , J ^. à alcools A*'-4- L* — Aq';

\\ Dianiides simples. ( , , .., . » .« ^

' c . à carbures d hydrogène. ... A 4- C — Aq' ;

d, etc .-;..*...

a. à deux alcaloïdes différents . A''+ Bifb — Aq';

• Tk'^-«'j^ • • ) ^. à deux alcools différents. . . A'^-f- L ^ — Aq?; 2*. Diamides mixtes. . < ^ ^ '

c, à alcaloïdes et à alcools A -H BL — Aq*.

d, etc

Cesl dans les diamides mixtes quHl {aut ranger Fosaméthane, l'uréthane, le sulfaméthane, etc.

Je ne crois .pas nécessaire de donner un nouveau spécimen des formules dualistiques appliquées aux diamides, et de montrer que, d'après elles, il nous serait impossible de rapprocher, comme nous le faisons ,

La sulfanilide SO" H' -f- An' — Aq'

Du sulfate d*éthyle S0« H» -h Al» — Aq» ;

De la sulfobenude . . SO* H' + Bz' — Aq';

et di| sulfométhylane SO* H' + Am Me — Aq*.

Toutes 1^ amides sont neutres ou plutôt non acides, et elles doivent l'être en considérant que ce sont les amides simples des acides amidés, alcoolidés, etc. Néanmoins quelques-unes d'entre elles sont susceptibles de se combiner indifféremment avec les acides,' les oxydes et les , sels ; telle est par exemple l'asparagine.

Trois remarques assez curieuses sont à faire sur ces composés :

1°. Les alcaloïdes ne se rencontrent jamais parmi les diamérides, excepté parmi quelques diamides.

3^. Ces dernières sont susceptibles d'éprouver deux modifications isomériques : dans un cas elles sont neutres, dans Tautre alcalines (i).

(i) D*autre8 hydrodiamérides, mais obtenues sans acides, se présentent aassi avec deux modifications : telles sont rhydrobensamide et Tamarine, l'hydrobenzamide nitrée etramarine nitrée, la farfuramide et la farfurine.

3^. Les diamides alcalines n'ont encore été rencontrées que parmi les carbamides.

Ainsi l'on connaît :

La carbamide et Turée ;

La flavine et la carbanilide;

La carbamide anilammonique neutre et alcaline ;

Le mélam et la mél aminé (i).

Les carbamides méthylnminique , éthyl ami nique, amylaminique, méthyléthylami nique, etc., sont alcalines.

La sinamine? la thiosinamine et la sinapoline ne sont, suivant moi , que les carbamides d^un nouvel alcali {voy, les tableaux).

L'alcalinité de ces carbamides nous porte naturellement i demander si , parmi les alcalis naturels comme la quinine , il n'y en a aucun qui puisse être considéré comme une carbamide, et offrir par conséquent une chance d'être préparé artificiellement.

A l'exception de la sarcosine, tous ont une composition telle, que cette supposition est inadmissible, même en accordant que quelques-uns de ces alcalis soient des carbamides mixtes k deux alcalis différents, ou à un alcali et un alcool. Quant h la sarcosine , on pourrait la regarder comme un carbamide mixte de méthol et de méthylamine.

Les 'diélisùies A'^+B' — Aq' sont peu connues et peu nombreuses.

Je citerai les suivantes :

(i) Ces deux corps ne sont pas des diamides, mais des triamides cyanuriques. Néanmoins ils offrent encore ceci de remarquable, c*est qu'on peut les considérer comme des espèces d'amides de l'acide carbonique, s=3(CO»H«-HaH»N-3Aq);

La GyanaiAide CO H' 4- 2 H^ N — Aq*;

LasiDamîne(i)... CO»H*+ «.«il'^Aq'i

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