VI AVERTISSEMENT
on donne le nom trop souvent profané de rhétorique^ nepeuventy selon nous, être séparées, et ne f orment> à vrai dire, qu'une seule et même science. Nous les avons donc toujours fait marcher de front. En cela nous nous écartons de la marche généralement suivie.
Nous nous en écarterons encore davantage dans la disposition des matières de notre enseignement.
Voici en effet comme nous procédons :
Nous étudions d'abord la composition littéraire dftns son élément le plus simple, Vidée; de laquelle nous ne séparons pas le jugement.
Après avoir considéré les idées et les jugements en eux-mêmes, nous nous occupons des mots qui servent à les exprimer, et nous approfondissons Tétude de la diction.
Quand notre élève sait classer ses idées et les exprimer^ former des jugements et les exposer, nous abordons avec lui une étude plus difficile, celle du raisonnement j à Taide duquel il pourra constater la valeur dfes jugements et en former de nouveaux, résoudre les questions d'un ordre quelconque, déndontrer les propositions ou les réfuter.
Maintenant notre élève sdâi penser, il faut lui apprendre à écrireyOUy en d'autres termes, Tinitier aux secrets du style^ qui vivifie les pensées, c'est-à-dire qui les échauffe par le sentiment, qui les colore par les images, qui les enrichit par les développements.
Dans le cinquième chapitre, l'élève, suffisamment instruit de tous les détails de la composition littériiire, s'élève à la connaissance de cette même corn*