BOILEAU
Quand deux .voyelles se suivent dans le m6me loot, a n'y a pas dlôatus": •
Un docteoEl diiaft<-tB^ittUBLB&de vaiu^sM)éfte!
(BOILSJLV.)
Soâyeiit'd*aX, r«flKnft«t te hatêema jnao^oaÀent.
(DEULI.E.) 1 1 S 4I«
Oliand TOiis.]ne.luiïffie«i j^ ne m*eaj>lalndrais pas*
(Racinx.)
tJtrandtnnnot se tôrmine pax une voyelle suivie d'w
t; Alnii les yers suiTanti leraient fonz t
01A« b Dfett vu coor par, mis m Jn' lâontUte. Athèoe k U Pititf ^rljr«a «in autel. .
DE LA lOBUIIÏCATIOK. 1»
jtnntt 06 mot jadpoiii<entrea: dans k corps da vexê^, i moins de s*iéilider^ et L'hiatus qoi résulte de cette ^lisÛHL est permis^
Toos preties poor fMi mifr arâwr d« vimer.*^
fin peëte s*4gatf« Mi miUt kiTmtioBB.
(BoiuiAn.)
Yoa&-mème ii*a!lez pas de contré» en contrée.
(Racinx.)
Par conséquent^ lorsiiuB ces mêmes mots ont la marque du pluriel, ils *Be pectTsut se trcniT^ dans les ^ers, si ce n^est à la fin des "vers féminins :
J'entende déjà firémlr les deux mers étonniley ^e Yûr le«rt fletii mus. mi yied des Vypkoéês^ • • Sans ce chef redouté i>ieat6t ils se rallient.
On considère les pluriels : ils aimaient ils aimeroiénr, <îomme si Te n'y était pas, et ces mots peuvent terminer les vers masculins*'^.
fkwnçwB^ Aagtatt, Lmacakm^'qm i* fi»few rassembler AiaiHariiMf, -GomèimmitMgÙÊififÊàmUt mùmBeimt ensemUe.
La conjonctiQB.«>.A8.]patâtre placée devant une iwyelle*.
On estxonvenu dé ne poiiit considérer comme hiatus la double affirmation ouiy oui, non plus que hé oui.
I]ne des plus grandes difflcoites tle la versîflci^lâen française, pour les commençants, consiste à savoir ^and deux ou trois voyelles qui se isniivent dantiA
LLes ?ert raiyaaU allaient donc 8. Ne pM confondre ayeo : ils ef-
S. Il n'y a d'exception que pour
mmiûBÊOi, elte nmuê mm W- «cebMmUfiifae de Raoiaa 4^
-famcnx ivéetrt iû .beaux, oa- Je juli itag et «nu
même mot forment une diphthongue, et ne doi^nt, par conséquent, compter que pour une syllabe, ou quand elles doivent former deux syllabes distinctes. Ainsi il y a deux syllabes dans Tadjectif pi$iuc; il n'y en a qu'une dans le substantif jneii, dans mieux ^ eto.; plier forme deux syllabes, pied n'en fait qu'une :
Tout 60 irait bien mieux 1 i s 4 8 «
Si Ton se goaTernait par ses ordres pieupD.
(MOLliRS.) 198 488 1884 86
Des folles passions dous écouttoi» la yoix.
On trouvera à la fin de ce chapitre un article supplémentaire, dans lequel toutes les difficultés relatives à cet objet sont résolues .
$ II. DB Uk WLXMM.
t>W LA. BIMB BK GÉSÉtLAXt. — DB LA RIHB SOUS LB BAFPOBT DE l'OB* THOGBAFHB. -» DB LA BIMB BOUS LB BAPPOBT DBB €Of«0S* HABCEB. — DES BIMtfi BldsO» B¥ SUmBAlITXB. — DB LA ISfSGCBSr 0IOK DBB BUIBB.
Hé la rin&e ei8 général.
On appelle rime la consonnance finale de deux vers ; la rime est considérée comme essentielle aux vers français.
Deux mots riment ensemble lorsque le son (ou voyelle) qui les termine est le même : loi rime avec roi; anneau avec bateau; destin avec vin.
Si après la voyelle se trouvent des consonnes qui se prononcent, il faut, pour qu'il y ait rime, que ces consonnes soient les mêmes : César et char; neuf, et veuf.
De la rime ceve le rapport de l'ort1io|rraphe«
Si a^rès la voyelle (ou après la voyelle et les consonnes qui se prononcent) se trouvent des consonnes
DS LA VBB8IFIGATI0K. Ul
qui ne se prononcent pas, il suffit que ces consonnes soient de même nature; il est inutile pour la rime ga'eUes soient les mêmes : je con; em rime avec les hmcs, les agrémeniïs et le temps; repos- rime aussi bien avec Simmattx et hàUaux qu'avec héros; art rime avec hasard ; les ^rts avec les hasarcto; les projets avec jamais et avec faix.
Mais un bateau ne rimerait ni avec les chàteaiio;, ni avec les animaux, ni avec un héros; bannt, bandit, taillis, ne riment point ensemble; si les deux premiers mots étaient au pluriel, tous trois rimeraient.
He la rime soiis le rapport des confouiamees.
Le son é ne suffit pas pour la rime, il faut que la consonne qui le précède soit la môme : ainsi aimé rime avec charmé; désirer avec adorer, etc. : aimé, désiré; aimés, désirés; aioier, désirer, ne riment pas ensemble; cependant La Fontaine s'est assez souvent affranchi de cette règle.
Toutes les rimes qui terminent les vers masculins, c'est-à-dire qui ne finissent pas par des e muets, s'appellent rimes masculines.
Les rimes féminines sont celles qui terminent les vers féminins , et qui par conséquent finissent par un e muet.
Pour que les rimes féminines soient exactes, il faut
; que les avant-dernières syllabes* forment une rime
suffisante : ainsi aimante rime avec désolante; mais
aimée ne rime pas avec désolée, aimées avec désolées :
aiwée rime avec charmée.
Des rimes riehes et svfflMiiitef •
On dit que la rime est suffisante lorsqu'elle est formée
V Celles qui précèdent la dernière lyllabe renfenauit l'^masi*
aenleineiit des sans et articulatios» exigées» par lègle : telles sont toutes les rimios que noua avons ÎQsqu'à présent dans ce paragraphe.
On dit quela lime est riehe lœsqu'eUe est f< porphis de sons ou d'artiOLlatJums tpxe la règle n'exige : dèirir rime suffisamment arec venir; richement avec mourir, plus richement, avec p^rir, plus richement es;* Gore avec rencUrir; mélaniisjieiime suffisamment a?ec vie, richement avec Itaiie, plus richement avec M^ pfais richement encore avec oncaHe.
Les composés du môme mot ne riment pas ensemUei non plus (jue le simple avec le composé : venir ^ revenir, survenir; dire, redire, contredire.
On peut faire rimer ami et amêttd.
' Deux homonymes peuvent rimer ensemble, quaud Torthographe ne s'y oppose point : € Où portes-voos m)s^pas? 9 rimera bien avec « Ne vous éloignez pa$, »
De la sneeessloii des itaies.
hes rimes masculines et les rimes féminines doivent se suivre alternativement :
Sartout qn*ea yos écrits la laogae réyérée 1 ^
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée : ) ' '
En vain vous me frappez d*un son mélodieux, i
Si le terme est impropre ou le tour vicieux : j ***'
Mon esprit tt*admet point un pompeux barbarisme, j .
Ni d*un vers ampoulé Torgueilleux solécisme. ( ' '
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin j
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain. | ^"^
(BoiLKkUO
On commence une pièce de vers par une rime ma& culine ou féminine, indifféremment.
Quand les vers qui riment ensemble sont toujours placés l'un à la suite de l'autre, conmoie dans Texemple
DE LA tVnunnVATION. 31»
précédent, on dît que les^ rimes sont plates^, fiuand les vers masculins et féminins sont entselaoés, comme lans les deux exemples suivants;, on dit gue les rimes lont cretséts :
Elle m*a prodign^é sa tendresse et se» noins :
Son zèle dans mes maux m*a fait troaver des charmet;
Elle les partageait, elle essayait mes lartnM;
Son aoMHv utqrtif ftf'^mmià iws taMww<.
Viens, ô mon digne sang I viens mon guide ûdèle,
Qœ ion père altendii te. presse sur son camr /
Paisse du ciel un jour la justice êterB02/0
A ma reconnaissance égaler ton h&iBhêwrl
(Gdilulbd.)
Quelquefois les lignes sont redoublées; c'est lorsque plus de deUz vers offrent la môme consonnance finale :
Gieux, écoutez ma voix; terre, prête VoTêill9 :
Ne dis plus, ô Jacob, que ton Çieigneur somm^âl^f
Pécheurs, disparaissez Ue Seigneur se réveiZZe.
$ uu hbs Diinnuu» so&tbs hb inaui, us unim màLAMam BT SB» ueBvcnu. vosT^ms.
0B8 VBBS DE DIX 8TLLABBS. -* DES YEBS DE HUIT SYLLABES ET AIF-DESSOUS. — DBS VBBS liBU^, DBS SIlUICVSvBT SiBS STBOPHEft. — DE l'enjambement. — 9BS UCENGIBS FOlÉTIQUBfl.
Du Ters de dix vyllabes.
Les vers français ne peuvent avoir plus de douza syllabes : ils peuvent en avoir moins.
n n'y a point de vers de onze syllabes ; très-peu, pour mieux dire ; point de vers de neuf.
Le vers do dix syllabes se compose de deux hémistiches inégaux, le premier de (juatre syllabes, le second de six :
l. Ce mot est pea u»ité ; il yauclrait mievtdiTe rimet tuMu,
IfiO APPENDIGE.
Toat mon bonhear — est de suivre vos pas» li »4 iit«it
De vous servir, -r de recaeiliir vos larmes :
ltS4 lft4lf
Qa'on si beau sort — pour mon cœur a de charmes!