‹ Méthode de composition et de style; ou, Principes de l'art d'écrire en français suivi d'un choixChapitre 35 sur 73 · DES DIVERS GENRES DE LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

DES DIVERS GENRES DE LITTÉRATURE

la tragédie obéisse à la loi des trois unités* : unité a action : tout doit se rapporter à un même fait; unité de temps : l'action ne doit pas durer plus que le temps fie la réprésentation, que l'on est convenu de considé- I rer comme pouvant embrasser un jour; unité de lieu: : tout doit se passer dans le môme endroit, en sorte que la scène ne change jamais.

On appelle fable le développement de l'action tragique; l'ea^po^i^ion fait connaître le sujet; le nœud se forme des incidents qui s'opposent à l'accomplissement de l'action ; le dénoûment résout les difBcultés de Tintrigue par une issue favorable, ou le plus souvent par une catastrophe.

L'exposition doit être claire ; le nœud doit se compliquer toujours de plus en plus ; le dénoûment, même le plus inattendu, doit toujours être préparé. L'action tragique s'accomplit ordinairement en cinq actes.

On exige dans les caractères la vérité, la variété, la couleur locale; dans le style, la dignité et le naturel*

Hé la comédie'.

Isicomédie a pour but d'instruire en amusant, parle tableau des vices et des travers de l'homme présentés BOUS un aspect ridicule.

On distingue la comédie de mœurs et la comédie d'intrigue. La comédie Aemœurs^ se propose dépeindre ou l'un des travers généraux de l'humanité, ou un côté spécial des mœurs publiques, La comédie dHntrigib^

1- C*egt là la règle de ce qu*on 3. MoUère, anssi supérieur âsiui

tfl? ^^ tragédie classique. Les son genre que la Fontaine dans le

jBé&^es espagnol, anglais et aUe- sien.

JJWa n^obéissent point & la loi des 4. Le Misanthrope, l'Avare, les

«OM unités. Femmes savantes, le Tartufe, le

3. Athalie, de Racine, est le chef- Malade imaginaire, de MoUère.

^(BUTie de la; scène française. 5. L'Etourdi, de Molière.

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subordonne la peinture des mœurs à Taction, dont elle complique et embrouille le nœud.

La comédie de mœuirs a ordinairement cinq actes; dans la comédie d'intrigue, ce nombre est souyant ré« duit à trois, et quelquefois & un seul.

Lorsque la comédie ne se propose que d'exciter le rire, elle prend le nom de /arce' ; lorsqu'elle trayestit on sujet sérieux, on rappelle parodie.

Des drame» de seeoiid ordre*»

On appelle vulgairement opéro? une tragédie dont tous les vers sont chantés avec accompagnement d'orchestre. Les représentations de ce genre ont beaucoup de pompe et d'éclat ; la raison et la vraie poésie 'y sont presque toujours sacrifiées à la musique et au plaisir des yeux.

On appelle opéras-comiques des comédies mêlées de chants : si ces chants ne sont que des couplets appropriés à des airs déjà connus, la pièce s'appelle vaudeville.

On a quelquefois donné le nom de drame à des pièces de théâtre sérieuses et attendrissantes, qui reproduisent des événements de la vie commune.

On les appelle aussi tragédies bourgeoises.

Ce que Ton appelle mélodrame est une sorte de drame pendant la représentation duquel l'orchestre se fiiit entendre de temps en temps, pour igouter & l'intérôt d'une situation.

*"■•* lard.

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