Voir page 55. 3. Voir pagei 58 et
H^eu-àkûnaaiéiBe; il «'inimole tout ce qu'il désire, tm tout ee Tqoi lui fait obstacle ; les prières les }ilus tendres, les mmlleoFS raisoBiïeiaaients ne peuTeaipas plus sur lui que sur ilODp)a£EEané. (Voi/isaibb.)
J> péché, qui trouWe tout Ferdre du inonde, met le désordre premièrement dans celui qui le commet. La ven* gtenoe, qui sort du cœur pour tout ravager, porte toujours •Mft premier coup et le plus mortel sur ee cœur qui la proâait, la nourrit. L'injustice qui Teut profiter du bien d'au* tnii fait «on essai sur son auteur, qu'elle dépouille de son plus grand bien, qui est 'la droiture, avant qu*il ait pu ravir et usurper celui des autres. Le médisant ne déchire dans les autres que la renommée, et déchire en lui: la vertu même. Ainsi, tout péchearest ^ennemi de soi-même, corrupteur en sa propre conscience du plnsgraftâ béeci dèUa nature raisonnable, c'est-à-dire de l'innocence. D'où il s*ensuit que le péché, je ne diâ pas ^la^ks fles s«iites, mais le péché en lui-même, est -le phis -grand et le '.phis- extrême de tous les maux : plus grand sans comparaison que tous ceux qui nous menacent par le dehors, parce que c'est le dérèglement et l'entière dépcavatioiii du dedana; plus, grand et plus dangereux que les maladies de «orf» les plus pestilentes ^, parce que c'etrt un poison fatal à la vie de l'âme; plus grand que tous les maux qui attaquent notre esprit, parjce ({ue c^est un mal qui corromipt notre conjsci011.ce; plus ;gran4> par conséquent, que la perte de la raison, parce que c'es^i perdre plus que la raison que d'en perdre le.ban usage^awMi lequel la raison même n'eat plus qu'une ioUe .crinûi^Ur^
(BOSSUET
Par la eompftraison [a fortiori], (Voir^page S50
Si je me trouvais seul et sans guide dans une solitude
^.^€e-.mot stieinu.
!m EXEMPLES ET ÉCLAmClSSEMENTS.
reuTB, il trouve quelque chose de plus terrible pour lui t c'est rhomme son semblable qui, armé de fer, et mêlant Vart' à la ^eur; r«|^ro<^^ le joint, le combat, lutte eoiUisa lu^ ffiet ce v«ste toûibeau; et unit les oflforts de mt laga^ à eeUir de Teau, dfes vents et du ifeu. (TïtoMAsO
Par l'argumd&t persOUAel.
(Voir page 86.)
WéJk mswLKrk buveas i*bs iardicbuts*
On accompagne souvent la miséricorde de tant de AuretéH envers les malheureux ; en leur tendant utt^ main fiecoûral^le, cm. kur^ ntoi^tre un visage si dur et si sévère, qe'wi simple refus eût été moins accablant pour eux qu ub8 eiuir rite si sèche et si farouche; car la pitié qui parait touchée de leurs maux les con^dfê pr^t(jm autavrt que la libéralité qui les soulag^^ Ûnleur r^roche leur force, leur pc^resse, leurs mœurs errantes et vagabondes ; on s'en prend à eux de leur indigence et de leur misère» et, en les secourant, on achète le droit de les insulter.
Mais, s'il était permis à ce malheureux que vous outragez de vous répondre ; si Tabjection de son état n'avait pas mis le frein de la honte et du respect ^ur sa langue : « Que me reprochcE-vous? vous dirait-U, une vie oiseuse et des mœurs iSLUtiles et errantes? Mais quels sont les soins qui vous occupent dans votre opulence? Les soucis de l'ambition, les inquiétudes de la fortune, les mouvements de la vanité. Je puis être un serviteur inutile : n'ôtes-vous pas vous-même un serviteur infidèle? Ahi si les plus coupables étaient les plus pauvres et les plus malheureux ici-bas, votre destinée aurait-elle quelque chose au-dessus de la mienne? Vous me reprochez des forces dont je ne me sers pas; mais quel usage faites-vous des- vôtres ? Je ne devrais pas manger, parce que jp ne travaille point? mais ôtes-vous dispensé vous-même de cette loi? N' ôtes-vous riche que pour vivre dans une indigne mollesse? Ah I I)ieu jugera entre vous et moi ; et, devant eon tribunal redoutable, oa verra si vos voluptés et vos pro-
fiiBiong TOUS étaient plus permises que Finnocent artifice dont je me sers pour trouver du soulagement à mes peines. »