A 109 B A MO B A III B
vertical (i 10). Le triangle équilatéral reçoit aussi les deux positions principales A et B (i i i), l’axe de la figure étant dans le prolongement de
isocèles , les positions A et B sont les mêmes. La figure i 14 montre le
triangle équilatéral avec un côté vertical, la tige dans le prolongement de ce côté A, ou parallèle à cette direction B. Les figures 11 5 et 116,
relatives au rectangle , donnent lieu aux mêmes remarques, de même que celles qui concernent le losange (117 et 118). Certes, nous pourrions, semble-t-il, nous contenter de cette indication applicable à toutes les figures ayant un axe, et nous ne demanderions pas mieux, si les positions imprévues de ces formes n abondaient pas, et nous nous ferions plutôt un
devoir de les donner toutes si cela se pouvait. Aussi allons-nous continuer cette nomenclature un peu aride.
Le cercle (119) peut avoir son centre placé sur le prolongement de la tige (A), celle-ci lui être tangente (B) à l’extérieur du mouvement courbe ou (C) à l’intérieur. Ce point de vue est applicable aux figures 110, 114, 116 et 118, que nous n’avons pas données avec une telle disposition.
Le demi-cercle peut prendre les deux positions principales (120), ainsi que quatre autres (121), la figure A pouvant donner le motif à l’extérieur de la courbe. Le demi-cercle peut aussi être oblique (122 et 1 2. 3 ) ou horizontal (A 123) en deux sens, la position A de la figure 122 peut être tournée à l’extérieur, ainsi que celle B de la figure 123 ; de plus, ces positions obliques peuvent être rattachées à la tige en leur milieu
RINCEAUX
dans le prolongement de l’axe et retournées comme B de la figure i 20 ou A de la figure 122. Mais nous ne nous étendrons plus sur la description de ces variantes, bien qu’il soit nécessaire de les voir pour
y penser, et non pas seulement suffisant de les nommer. Le secteur circulaire fermé (124) pourrait prendre un grand nombre de positions, ainsi que le trapèze (125), le pentagone (126) et les secteurs circulaires en
général (127, 128); mais nous ne donnons pas le quart de ces positions, celles qui se trouvent ici étant chargées simplement d éveiller l’attention du lecteur. Ce nombre augmenterait considérablement en les groupant ; nous en donnons quelques exemples.
Formes d'ensemble groupées par deux
Les figures 1 2C) à 1 3i donnent cinq positions pour deux carrés , les axes de cette forme géométrique formeront des angles symétriques avec le prolongement du dernier élément courbe. Celui-ci doit, comme
dans les cas précédents, se terminer par une petite partie droite avant de rtoucher le motif pour que l’attache ne soit pas oblique relativement à ce motif et à ses axes d’une façon inégale.
Nous donnons également cinq positions pour deux triangles équilatéraux dans les figures i à i 35. Comme dans celles relatives aux carrés doubles, on remarquera que les petites branches courbes qui relient les deux figures
RINCEAUX
à la bifurcation des tiges doivent se terminer dans le sens de l’axe de
chaque forme. Ces surfaces, ainsi qu’on le voit, peuvent être rapprochées jusqu’au contact, ou séparées par des distances variables. Deux triangles
( j 36 à J 48); les motifs y apparaissent tout faits selon qu’ils sont reliés
aussi qu ils sont diriges en haut, obliquement, horizontalement ou obliques en bas ; on voit que le point d’attache joue un rôle .mportant de
diversité pour un meme groupement, - -
144 à 148, il y a trois possibilités d’attaches différentes pour chaque
groupe, selon qu’elle s’opère à l’un ou l’autre des angles ou au milieu. Quand les courbes de raccordement n’accompagnent pas 1 axe, elles
prolongent les côtés ; cependant on peut admettre des dispositions anguleuses comme dans les figures 142 et 143. Le rectangle nous fournit
RINCEAUX
neuf figures (149 à 157) et nous n’avons pas représenté toutes celles qui nous venaient à l’esprit; elles ne font d’ailleurs que reproduire les posi-
tions précédentes en tenant compte des conditions particulières imposées par la forme rectangulaire, et les trois variantes pour chaque position
signalée plus haut s’y appliquent également. Cette forme allongée et massive accentue fortement les différences qui existent entre ses posi-
tions diverses, et les oppositions de direction se trouvent fortement écrites, comme pour les triangles allongés.
Nous donnons huit positions de deux losanges (i58 à 1 66) et presque , < , * aux axes des figures. Deux
Viennent ensuite quatre variations pour le cercle (167 à 170) ; cette figure est la première qui se présente sous le crayon quand il s’agit de figurer
la place d’un motif, mais ce n’est pas la meilleure, parce que son sens est peu indiqué et qu’elle produit un résultat un peu neutre ; en effet, la
direction que le dessinateur lui imprime n’est sensible que par l’attache de la tige seulement, mais on peut dire qu’à ce point de vue c’est une
forme commode.
RINCEAUX
Le demi-cercle offre infiniment plus de variété dans ses dispositions relatives, nos treize figures en témoignent (171 à 1 8 3 ) , sans compter
nombre d’aussi intéressantes ; c’est une très bonne ressource pour composer des motifs accentués, élégants et légers. On pourra nous reprocher
d’en avoir montré autant, mais nous ne le regrettons guère, eu égard à ce qui reste à faire. Le secteur circulaire fermé fournirait bien plus de
trois combinaisons (184 à 186) en se servant de ses angles saillants comme points d’attache ; nous en dirons autant des six figures de trapèzes
(,87 à ioa) que nous donnons en nous servant uniquement des bases. Nous ne montrons que deux exemples d'emploi des angles pour le
et pour la tige sur le prolongement des côtés. Le secteur , comme le triangle isocèle aigu, nous invite particulièrement à former des motifs ;
RINCEAUX
c’est pour cela qu’on en trouve ici neuf combinaisons (198 à 206). Voilà, certes, beaucoup de figures. Sont-elles inutiles? — Nous sommes
loin de le penser ; les partis pris sont très différents, on ne peut y
reprocher que la similitude de certaines figures, comme le triangle
isocèle et le secteur \ mais nous nous sommes effoicés de choisir les exemples-types principaux, surtout ceux qui concernent les axes des
32g MÉTHODE DE COMPOSITION ORNEMENTALE
figures, chose très importante. Que serait-ce si nous avions montre, au lieu de positions symétriques, des figures obliques en n importe
motifs à construire ainsi.
Tonnes d'ensemble groupées par trois
vec l’accroissement du nombre des figures destinées a servir de construction à des motifs, s’augmente encore la variété de leurs
dispositions. Cependant il ne faudrait pas perdre de vue que les motifs
deviennent aussi de plus en plus légers en augmentant le nombie des formes pour une même place disponible; et que leur masse, figurée par
RINCEAUX
une place vide dans le premier tracé d’un ornement, se divise ainsi de plus en plus. Le dessinateur fera bien de s’en préoccuper, et, s’il tient à un effet plein et solide, de ^s’en tenir aux formes uniques. Les figutes 207 et 208 relatives au carré pourraient être augmentées,
non seulement par les autres positions de cette figure, mais encore en les mettant par exemple sur un rang horizonlal, ou deux en haut et une en bas. Le triangle équilatéral forme de bonnes combinaisons par trois (209 à 214) à cause du contraste que forment les côtés des trois figures.
Les triangles isocèles oblus (21 5 à 219) peuvent donner d’intéressants arrangements comme direction de lignes, mais d un effet tiès léger, la dernière figure est composée sur un faisceau; l'observation de légèreté d’effet est applicable aussi aux six figures du triangle isocèle aigu (220 à
22 5) sauf pour la première; la figure 22 5 est aussi construite sur un faisceau quelconque. Le rectangle donne de très bons groupements par
23i et 232 présentent un
meilleur usage. Le losange se prête parfaitement aux motifs composés de trois masses (235 à 245), c’est pour cela que nous en donnons un
RINCEAUX
plus grand nombre; les figures 2 35, 23 6, 239, 240, 242, 243 et les deux
suivantes sont toutes de très bons groupements ; la figure 242 est reliée
général plutôt des motifs bien ordonnés avec une figure centrale symé-
trique; mais on pourrait aussi bien composer de nombreux motifs dans le genre des figures 2.9, 225, 233, 234 et 242 qui ont un sens latéral ou
tournant, et les courbes qui les relient pourraient également être plus courtes et raccordées, en se suivant, à un grand mouvement. Le cercle
nous donne quelques groupements simples (246 à 249) dont tout le caractère est dû, comme . on l’a vu déjà, au point d’attache des courbes.
RINCEAUX
Le demi-cercle , au contraire, nous fournit beaucoup de positions intéres-
santés, tant par la position des trois figures que par la manière de les
et les trois suivantes sont de bons exemples paice que les tiois éléments
sont moins éloignés que dans les autres. Le secteur fermé (261 , 262) pourrait donner de jolies dispositions tournantes, nous ne donnons que les plus régulières; le trapèze y prêterait aussi (263, 264); la première de ces figures
est plus serrée et meilleure. Nous pouvons en dire autant du pentagone (265, 266), et pour le secteur nous pourrons faire les mêmes remarques que pour le triangle isocèle aigu (267 à 270).
Le lecteur qui s’intéressera à ces groupements de formes sur des courbes et qui, suivant le texte, en comprendra la classification seulement ébauchée ici, trouvera un véritable bénéfice intellectuel à s’essayer d’en
RINCEAUX
combler les nombreuses lacunes sans chercher à augmenter le nombre des
de la trop pauvre routine ordinaire, et l’on peut dire que l'imprévu lui
avoir constamment des idées neuves. Ce ne sont pas nos exemples
étroits qui sont ici en jeu, mais bien les conséquences que cette recherche
d’arrangements variés entraîne pour l’esprit, en affranchissant sa capacité
inventive. Nous arrêterons là ces éléments, dont le nombre est déjà consi-
dérable, sans entreprendre les groupements de figures plus nombreuses
que nous aurons l’occasion de retrouver avec les motifs composés.
F ormes dérivées des figures simples , en motifs groupés
Nous aurions pu montrer d’abord les formes dérivées à l’état individuel, mais elles sont d’une simplicité telle que nous en formerons tout de suite quelques groupes. Ce ne sont plus seulement des carcasses
de motifs que nous allons examiner, mais des réunions de formes qui peuvent déjà servir telles quelles pour des ornements très simples.
Au commencement du Chapitre XI 11 nous avons vu quelques figures
planes modifiées par des courbes; mais en ces peu nombreux exemples nous nous sommes limités aux courbes simples, en S et symétriques appliquées sur tous les contours de ces figures. 11 existe un grand nombre de modifications d'un autre genre, même en conservant aux formes simples des côtés rectilignes; c’est en retranchant ou en ajoutant a une forme des portions d’autres figures simples. On peut créer de ces formes denvees
en nombre considérable, et les dernières figures de ce Chapitre seront consacrées à leur groupement.
Les carrés de la figure 27. °"t déjà été étudiés; ils ont un aspect léger et marquant à cause de leurs angles accentués. Les tnangles
isocèles de la figure 272 offrent une rentrée angulaire obtuse sur leurs bases. Ceux de la figure suivante (273) d’une proportion differente, sont modifiés de la même manière; tandis que la figure 274 les montre augmentés d'un demi-cercle. Cette dernière disposition avec d'autres proportions est encore montrée dans les figures 275, 276 et 279, on pourra remarquer le bon effet produit par le parallélisme des côtés rectilignes.
RINCEAUX 339
Dans la figure 277 la base du triangle est munie de deux demi-cercles, ainsi que dans les formes suivantes plus allongées. Il est à remarquer, en passant, que le raccord du demi-cercle avec un triangle ne se fait pas exactement et qu’un petit raccord courbe intermédiaire est nécessaire, à
moins qu’on ne raccorde les deux droites obliques par un arc de cercle par le procédé ordinaire. La figure 280 montre des triangles équilatéraux dont deux côtés sont modifiés; mais la partie rectiligne pourrait, dans ce
groupe, occuper l’un des autres côtés en gnonnant dans le même sens. Les rectangles de la figure 281 sont augmentes d un tiiangle equilatesaî sur leurs petites bases, et deviennent des hexagones allongés , tandis que les rectangles de la figure suivante (282) sont augmentés de tiois
demi-cercles sur leur grand côté. Ceux de la figure *83 sont modifies d'un côté par une ligne brisée, alors que dans celle qui suit (*84) les grands côtés seuls sont courbés à l'intérieur. Le rectangle donne encore la figure *85, les deux petits côtés offrant la rentrée d'un triangle equi-
latéral. Deux segments de cercle ajoutés par leurs parties droites déterminent une figure en fuseau que nous trouvons groupée de diverses façons dans les figures 286 par trois éléments horizontaux, 286 a par
deux éléments divergents et 287 par cinq formes rayonnantes. Cette figure divisée en deux, ou si l’on préféré, le segment de cercle est un élément qui produit par le groupement le plus charmant effet, peut-être à cause du rapprochement qu’on peut en faire avec certaines graines
RINCEAUX
végétales. Mais nos groupements sont méthodiques et si par hasard, comme cela est déjà arrivé, nous rappelons des arrangements naturels, cela prouve que nous sommes dans la bonne voie.
La parenté du segment de cercle étroit avec le triangle obtus nous
conduit aux mêmes combinaisons ; mais nous préférons en donner d’autres (288 à 293). Selon que la convexité est tournée en un sens ou dans l’autre, on trouve de nombreux effets différents. En les assemblant
deux à deux (292) on donne du corps aux motifs qui autrement sont très légers d’aspect (289, 290, 291).
En partant des formes simples qui viennent précédemment, il est aisé de leur assimiler des figures modifiées ou courbes; ainsi le fuseau
(293 a) est, soit une contraction du cercle, soit un arrondissement du losange. La figure 294 donne encore un groupement du fuseau par deux et les suivantes (295, 296) sont des groupes par cinq de cercles modifies.
Les demi-cercles modifiés nous donnent encore trois groupes (297 à 299) et les secteurs trois (3oo à 3o2). Les figures des groupes pourraient
certainement être plus nombreuses ; mais il faut bien comprendre que plus il y en a et plus elles sont petites. Leurs masses doivent alors se resserrer pour que le motif ainsi formé présente une surface suffisante
RINCEAUX
pour bien marquer le motif. Beaucoup de nos exemples sont d’aspect disséminé, ce qui peut convenir pour un travail léger; mais nous l’avons
fait pour montrer les dispositions différentes des éléments d’une façon plus claire et, au contraire, nous recommanderons au lecteur de serrer les figures des motifs qu’il aura à composer.
Applications des motifs aux rinceaux
Toutes les figures précédentes sont destinées à enrichir les mouvements courbes en général, soit qu’on les greffe le long de ces mouvements en dispositions opposées ou alternes, soit qu on s en serve pour terminei
(XVI I . !5a)
ces mouvements courbes. C'est ce dernier emploi, dont nous allons montrer des exemples appliques à divers rinceaux que nous avons étudiés
plus haut. Cela ne veut pas dire qu’une tige verticale, par exemple, ne puisse être garnie de ces motifs à son extrémité libre en formant, à 1 aide de plusieurs motifs, semblables ou différents, ce qu on pourrait nommer
des groupes de groupes dont la forme générale set ait elle-même réglée par une figure préconçue , servant de limite de place à ces groupes divers. Nous pensons que le lecteur nous suppléera facilement pour cette étude, et
nous nous en tiendrons, ainsi que nous venons de le dire, au rinceau luimême. La place des motifs dans les rinceaux se trouve indiquée dans les vides que laisse celui-ci, et principalement à l’extrémité des mouvements
accessoires en volutes. 11 faut pour cela que cet ornement soit sobre de courbes accessoires qui n’ont plus, alors, la même raison d’être. La figure 3o3 montre un cas très simple où, en l’absence des mouvements
RINCEAUX
accessoires, deux motifs remplissent les espaces vides. Ces motifs sont simples et pourraient être augmentés d’un troisième en A.
Dans la figure 304 un seul motif suffit, dans sa position alterne, pour
meubler le rinceau. Nos figures sont encore simplement théoriques, et par les exemples précédents d’autres ornements en groupe, on peut facilement se figurer ce qu’ils deviendraient développés. La figure 3o5
comporte deux motifs identiques, l’un plus grand que l’autre; avec quelques mouvements accessoires, l’espace serait absolument rempli, ce qui n’est, du reste, pas une condition obligatoire. Nous avons indiqué