‹ Méthode de composition ornementaleChapitre 23 sur 33 · XVII. I 9 8.) ( XVII · texte numérisé non relu

XVII. I 9 8.) ( XVII

par des formes accessoires différentes de celles employées dans les groupes. Nous avons eu surtout en vue, dans ce paragraphe, de montrer des cas différents de liaison de motifs.

'Ensembles de groupes

De même qu’on peut grouper deux, trois ou quatre figures, il est naturel d’imaginer des ensembles où ces groupes ne figurent que comme unités. Nous en donnons quatre exemples sommaires où l’enveloppe est seule représentée. La forme générale de ces ensembles doit aussi

MOTIFS COMPOSÉS

etre soumise aux mêmes principes que ceux exposés au Chapitre XV]]

touchant les assemblages de deux ou plusieurs formes simples.

La figure i 34 montre la réunion de cinq groupes carrés simples ; les

tiges qui sont au-dessous des groupes figurent celles qui en relieraient les motifs. Dans l’ensemble i 35 on voit assemblés neuf groupes carrés réunis par trois, et dans le suivant ( 1 3 6) huit groupes carrés réunis par deux, plus deux groupes isolés qui remplissent les espaces vides. Enfin, nous montrons sept groupes de deux losanges reliés par le haut des formes (137), ce qui oblige à un croisement de tiges.

Les exemples suivants sont l’application du principe qui précède avec l’indication des motifs à échelle réduite. Les liaisons des motifs n’y sont plus apparentes que par la partie inférieure de chaque groupe.

Cl O Cl O

OO Cl Cl

Cl Cl Cl O

O Cl Cl c

Lorsque les motifs sont serrés, cette manière de faire peut et doit être suivie ; en ne réunissant les nombreuses figures d un groupe serré que par quelques tiges seulement, le dessinateur donne 1 illusion de la réunion effective de toutes les figures employées. Au reste, nous en donnerons des exemples à échelle plus grande.

La figure 1 3 8 montre un ensemble de groupes carrés, de neuf motifs, placés sur un arc de cercle, et la suivante (1 39) six groupes rectangulaires verticaux, deux par deux. Si l’on suppose ces ensembles très agrandis, il est évident que le développement des motifs peut être très riche, tandis qu’ici ils ne sont marqués que par des points de formes différentes. On

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voit dans la figure 140 trois groupes de trois rectangles divergents chacun

ceux-ci horizontaux, s’harmonise d’une façon différente sur l’axe courbe

général. Le triangle sert d’enveloppe aux figures 142 et 143, tous deux par groupes de trois, reliés de la façon la plus simple.

Les exemples qui suivent ceux-ci sont composés de groupes de formes différentes ; ils présentent plus de variété d’aspect que les

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precedents, sans leur être supérieurs. L’ensemble 144 est formé de trois groupes, 1 un de trois cercles, les deux autres de trois triangles. Le

suivant (145) est aussi formé de neuf groupes, trois de losanges et six de triangles de raccord très simple.

La figure 146 est intéressante par ses mouvements courbes de la partie inférieure qui relient de chaque côté cinq groupes en cercles, avec

au-dessus trois groupes de carrés verticaux. Le sens des motifs des cercles accompagne celui des courbes qui les supportent, avantage que présente la forme circulaire. L’ensemble 147 est formé de trois groupes de triangles et de six groupes de rectangles verticaux à motifs obliques ; le raccord latéral de ces derniers groupes oblige à des courbes à mouvement sinueux. La figure 148 présente en haut six groupes circulaires et au-dessous trois groupes carrés de chaque côté ; 1 espace vide entre les courbes et l’axe est occupé par des groupes circulaires aussi de chaque côté de cet axe. La figure que nous voyons ensuite (1 49) présente trois sortes de groupes, une rangée circulaire de neuf losanges en haut, de chaque côté trois groupes de triangles et deux groupes de carrés. Le

lecteur pourra facilement imaginer des combinaisons d un plus grand nombre de figures.

Les groupes peuvent aussi être placés sur des coutbes quelconques sur un ou plusieurs rangs. Nous ne les montrerons que sur un seul dans les quatre figures ci-après.

La première (i5o) est composée de groupes triangulaires verticaux dont les sommets se trouvent sur une courbe symétrique

ordinaire. Ce genre de composition nécessite souvent de longs mouvements courbes de raccord.

La figure 1 5 1 est une courbe en S, disposée de chaque côté d’un axe vertical ; les axes des groupes carrés sont à peu près normaux à la courbe d’enveloppe, ce qui cause de grands mouvements à la partie inférieure.

Les ensembles qui suivent (i52, i52 bis) sont établis sur une seule courbe en S chacun, tournée en sens différent. Le premier, composé de dix groupes carrés dont les axes normaux donnent aux courbes de liaison des mouvements assez variés ; l’autre ensemble de neuf groupes

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circulaires se relie à la grande courbe extérieure tracée la première, selon les besoins et la place disponible, tout en tenant compte de ce que

152 |52 bs

ces faisceaux courbes forment avec les groupes un tout d’une forme générale voulue.

Application de ces principes

Les ensembles que nous venons d’étudier ont été composés à 1 aide des figures du Chapitre XVI 1, qui sont tout à fait théoriques, et les enveloppes employées ont constamment été des formes géométriques non modifiées ; ce ne sont donc pas des plantes qui nous ont inspiré ces compositions, malgré l’apparence végétale de beaucoup de ces figures.

4o6 méthode de composition ornementale

Mais nous prétendons qu’en procédant comme nous 1 avons fait, il est impossible de ne pas nous rapprocher des formes naturelles, qui suivent, dans le Plan universel de toutes choses, les mêmes lois que celles que la seule étude méthodique des formes de la géométrie nous a fait adopter.

Quant à la forme des groupes, nous persistons à déclarer que la forme géométrique doit toujours exister e/7 dessous comme principe d’ensemble; mais nous sommes également certains que ce serait un abus déplorable que de s’y maintenir avec la rigueur indiquée dans nos exercices. Tout ornement deviendrait carré ou triangulaire, absolument comme l’on voit des arbres taillés en cubes ou en pyramides ; une terrible froideur ne pourrait manquer de succéder à une application aussi étroite des formes absolues ; à notre sens on ne doit même jamais y aboutir complètement, et c’est bien l’esprit , et non la lettre , de ces principes féconds qui doit être suivi et constamment présent à la pensée.

Néanmoins dans les travaux très simples de procédé, comme l’incrustation, les formes géométriques d’ensemble et même de détail peuvent rendre de grands services, et nous continuerons dans cet ouvrage tout théorique, à présenter nos figures de la même façon, c’est-à-dire comme des principes non tout à fait rendus pratiques. 11 y a une raison péremptoire qui nous oblige à rester dans la généralité théorique pour laisser de côté les applications ; en effet, il nous faudrait, en ce cas, donner chaque ornement dans cinq ou six matières différentes qui en modifieraient les détails, et même une partie du parti pris, tant par développements que par suppressions. Un tel travail ne peut être fait que pour un très petit nombre d’exemples, et nous l’avons fait dans les exercices pratiques qui interrompent de temps à autre le cours de ces Chapitres ; mais il ne s’agit pas seulement de cela, nous voulons parler de tous les exemples donnés dans ce livre qui ne peuvent avoir de portée qu’en restant des schémas de principe général. Force nous est donc de rester dans l’abstrait pour les figures qui accompagneront encore nos explications.

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Groupes reliés seulement par leur base

jKJOÜ:> avons vu> à partir de la figure 1 3 8 , que, dans les groupes serrés, 1 usage des tiges reliant tous les motifs pouvait être limité aux seules tiges inférieures, ou, poui mieux dire, uniquement à celles qui s' adaptent à la base des motifs ; car ceux-ci peuvent occuper toutes les positions, de

OOOOOOOO

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sorte que la base d’un motif peut très bien être tournée en haut ou sur le côté.

Nos figures seront des arrangements moins limités à une seule forme géométrique que ceux que nous avons vus, bien qu elle s y fasse toujours sentir, et dans quelques-unes, nous 1 adopterons encore franchement.

La figure 1 53 en est un exemple puisqu’elle comporte trois rangées de motifs dans un rectangle. Les huit motifs inférieurs sont reliés par

un faisceau de courbes en S à une base horizontale. Le groupe 1 54 est un triangle surmontant un trapèze dont les motifs latéraux n ont pas besoin d’être reliés, sans cela le faisceau donnerait à l’ensemble une grande lourdeur; nous avons même resserré ce faisceau au-dessous du groupe dans le même but.

La figure 1 55 montre un groupe plus librement composé au moyen

de trois formes trapézoïdes combinées, l’une verticale, les deux autres, plus petites, obliques. L’ensemble 1 56 est formé de trois groupes circulaires avec trois liaisons seulement à chaque groupe ; étant donné le mouvement central, il faut harmoniser toutes les courbes à la première qui est tracée. Les rectangles de la figure 1 5y sont reliés horizontalement au mouvement courbe inférieur par un faisceau très accentué, tandis que le groupe suivant ( 1 58) se complète heureusement avec cinq courbes harmoniques ; la facilité de liaison provient toujours d’une inclinaison des motifs vers l’axe central de leur groupe. Les ensembles groupés en arcs

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de cercle ou en courbes libres, comme la figure i5c), déterminent toujours des faisceaux nombreux ; aussi vaut-il mieux bifurquer les

mouvements pour éviter l’encombrement d un trop large faisceau (160). Cette observation s’applique à toutes les compositions un peu étendues en

largeur, et nous aurions pu en montrer d autres exemples avec courbes croisées (XV, 94 à 101).

Les figures suivantes sont composées d’éléments variés, et comprises de façon à éviter les faisceaux formés d’un grand nombre de courbes. P our cela, on s’arrange de manière à ce que le point d’attache des courbes se trouve sur un petit nombre de motifs, ce qui revient à dire que la

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