VII
(vu. 104)
figure
appartient plutôt à l’ordre des groupements, et l’irrégu¬
larité du parallélogramme divisant le rectangle de la figure 58 est rachetée
(vil. 157)
par des prolongements compensateurs de l'effet. Ici encore, nous pouvons rappeler l'observation précédente au sujet du remplissage de la
figure servant d’enveloppe au motif à composer. Les figures 57 et 58
présentent des prolongements
destinés à remplir la totalité des rectangles d’abord tracés ; mais, si ces prolongements sont trop légers, ils ont une tendance à disparaître à côté de la largeur des aplats conservés. Aussi est-il préférable de munir leurs extrémités d’aplats plus petits pour accentuer la forme générale primitive, ainsi qu on peut l’observer au bout des prolongements de la figure 58.
Le cercle prête, ainsi que ses fractions, au développement de motifs semblables , tel est l’exemple 59. Nous ne pouvons que répéter ce que nous disions plus haut, sur 1 extrême importance des formes d'ensemble préconçues avant de tracer le moindre detail, a cause du caractère et de la décision qui ne manquent jamais de résulter d une
telle manière de procéder.
Liaisons de motifs groupés
Dans le Chapitre XVI 1 nous avons examiné de nombreux exemples de groupements de formes simples rapportées à un même axe droit ou courbe, dans les figures 129 à 3oi du même chapitre. En leur appliquant les modifications courbes des figures que nous venons de voir dans celui-ci, on forme des motifs pouvant directement être employés.
MOTIFS COMPOSÉS
Nous donnons quatre exemples de ces dispositions dans les figures 60 à 63, les deux dernières seulement empruntées aux exemples du Chapitre XVI 1 ; mais nous aurions beau jeu à les transformer toutes en
motifs charmants, si le nombre des figures qui vont suivre n’exigeait une place importante.
Que le lecteur s’y applique, il trouvera, en suivant à la lettre les
nouveaux et élégants, n’ayant rien du monstre tiré de la micrographie ou d’une invention sans base logique.
Jusqu’ici les motifs groupés que nous avons vus ne présentent aucune difficulté de réunion ou liaison à un axe droit ou courbe donné, leurs dispositions étant simples et leur nombre assez limité; il a suffi de quelques courbes s’harmonisant entre elles et avec ces axes pour résoudre la difficulté. Mais si le nombre des motifs augmente, si leur disposition devient plus variée, si la position et la forme de l’axe sont plus imprévues,
il y a lieu d’étudier rapidement quelques considérations générales sur les conditions particulières de cette réunion de motifs donnés à un axe préconçu. C’est ce que nous allons faire en quelques exemples choisis exprès très simples, et des cas particuliers qui ne se présentent pas toujours, mais qui, une fois résolus, donnent la clef de tous les autres.
Dans l’ornement qui nous occupe en ce moment et qui est, ne l’oublions pas, l’ornement abstrait, la liaison des motifs à un axe ne peut se faire que par des faisceaux courbes harmoniques (XV 49 à 1 27). Cette réunion pourrait dans certains cas s’opérer aussi par lignes droites en faisceaux harmoniques (XV, 7 à 19), mais la courbe sera préférée à cause de son élégance sauf en des occasions où une opposition d’effets est nécessaire,
MOTIFS COMPOSÉS
où un conti aste s impose; encore faut-il que cette liaison par lignes droites soit possible, tandis que les courbes peuvent résoudre tous les cas.
Ceci posé, il est une autre observation importante à faire, qui a été au reste indiquée ci-dessus (XVI 202 à 204), et qui concerne le sens dans lequel chaque motif est placé. Il va de soi qu’un motif destiné à être relié à une direction donnée modifiera le départ de la courbe selon le sens dans lequel il sera disposé ; ainsi étant admis qu’en général l’axe du motif doit être tangent au premier élément de la courbe qui le supporte, on obtiendra des départs très différents selon que ce motif aura son axe vertical, horizontal, oblique, ou dans les mêmes situations mais en sens opposé, ainsi que le montre la figure 64 en A, B, C et D. Mais, lorsque le motif s’y prête ou l’exige, le départ peut être tout autre, comme dans la figure 65 en E, F et G; pour cela consulter Chapitre XVII les figures 100 à 3 02.
Ces deux principes ne peuvent guère être éludés sans que l’harmonie, l’élégance et le bon sens n’en souffrent; nous aurions pu ajouter sans que la vie de l’ornement en soit diminuée s’il n’était question que d’ornement purement abstrait.
Les figures qui vont suivre sont donc quelques exemples de liaison de motifs à un axe donné, dans lesquels ces deux recommandations importantes ont été observées.
Motifs en ligne droite
Nous montrons une première rangée horizontale de motifs, devant être reliés par leur angle inférieur, traversée par un axe vertical en son milieu (66). L’angle du motif élémentaire carré d’où part la courbe oblige à une légère première courbure qui donne au faisceau courbe un mouvement qui peut être plus ou moins accentué selon la fantaisie de l’artiste. Mais le motif étant régulier et égal sur ses quatre côtés, nous aurions pu faire partir les courbes par le milieu de ces côtés, soit à droite, soit à gauche de chaque carré, soit encore au milieu des côtés supérieurs ou
inférieurs, c’est-à-dire selon le nombre des axes des motifs, ce qui constitue autant de programmes différents. Il est inutile de montrer ces
figure 6 7 nous donne le dernier de ceux que nous venons de citer, et où, à cause de la forme du motif, celui-ci ne pouvait être relié autrement
MOTIFS COMPOSÉS
qu à la pattie supérieure ou inférieure de ce motif allongé. En ce cas les coutbesontun mouvement plus simple et des plus faciles à tracer. L’axe est ici sur le côté au lieu d être au milieu, et la solution est aussi simple que pour le premier exemple.
Si nous prenons une rangée oblique rapportée à un axe latéral (68), le faisceau sera également des plus simples à exécuter, que les courbes soient courtes ou qu elles soient plus allongées, ce qui ne change rien au piincipe lui-même, car, en effet, la longueur des liaisons courbes pomrait être fixée à 1 avance. La figure 69 montre une rangée horizontale de motifs dont 1 axe est également horizontal avec aussi un axe latéral , dans cet exemple on peut voir clairement l’influence du sens du motif élémentaire sur le mouvement du faisceau courbe.
Motifs placés sur un contour varié
J'Xes motifs verticaux placés en demi-cercle avec axe central ne ^ présentent aucune difficulté de liaison à signaler (70); tandis que
exigent une plus grande attention dans le tracé des courbes qui les relient, et l’une d’elles (A) est obligée de couper l’axe a deux reprises. L’axe, au lieu d’être vertical, peut être horizontal, ce qui est encore un cas particulier. Ainsi, dans la figure 72, où les motifs verticaux disposes en rectangle sont tous dans un même sens, la liaison s effectue par des courbes à deux mouvements en sens opposés de part et d autre du mouve¬
ment central qui, lui, détermine le caractère plus ou moins courbé de tout le faisceau, et qui demande à être tracé le premier le plus souvent. Les mêmes motifs sont placés également en rectangle dans la figure 73, mais disposés suivant des inclinaisons telles que le tracé du faisceau courbe s’en trouve beaucoup simplifié dans son raccord avec l’axe horizontal. Dans la figure suivante (74), où les motifs sont circulaires et peuvent avoir leur point d’attache avec les tiges ou courbes en n’importe quel endroit de leur contour, une bien plus grande liberté est laissée au tracé de la courbe dirigeante A qui supporte le motif le plus près du milieu de la rangée circulaire adoptée dans cette figure, en sorte qu’on peut donner au faisceau une allure plus variée.
Axes traversant les motifs
Nous en avons déjà vu un exemple figure 71 ; on y voit que l’axe peut traverser le motif en un point quelconque. 11 se produit alors, de chaque côté de cet axe, un faisceau en courbes contraires (y5). Le point de réunion de chaque faisceau est déterminé, on le comprend, par la convenance du reste de l’ornementation et n’a rien de formel. 11 est seulement subordonné, comme nous le disons, à la place disponible et à
l'élégance de l'effet. Ainsi que nous l'avons dit déjà, les solutions se restreignent en proportion du travail fait ; c'est pour cette raison qu'il est rare qu'il y ait à hésiter sur la place que doivent occuper les courbes du
fai sceau .
Les axes donnés peuvent être obliques, tel que celui auquel se relie la rangée horizontale de la figure 76; mais cet axe oblique peut aussi croiser l'intérieur du motif comme l'axe vertical le fait dans I exemple 75.
Ainsi les motifs horizontaux disposés en cercle de la figure 77 se trouvent dans ce cas, et les courbes de réunion, qui sont simples d un côté de l’axe, deviennent des courbes en S de 1 autre, à cause du sens des motifs
élémentaires. La figure 78, disposée en triangle, est un exemple du même genre qui ne présente aucune difficulté.
Les axes verticaux ou obliques rectilignes ne sont pas d’un usage fréquent et ont été choisis plutôt comme figures démonstratives de principe, tandis que les bases horizontales se présentent fort souvent.
Axes courbes
d — ' N dehors des axes rectilignes qui sont plutôt exceptionnels, lorsqu’ils ne forment pas le milieu d un motif en contre-partie, nous sommes amenés à envisager les axes courbes, d’un usage plus général. Alais les règles sont les mêmes, et nous en donnerons peu d’exemples. La rangée
MOTIFS COMPOSÉS
courbe de la figure 79 est reliée facilement avec son axe par des courbes qui, de simples, deviennent des courbes infléchies.
Comme pour les axes droits, on peut faire traverser les motifs par
les axes courbes. Les seules précautions à prendre sont de bien harmoniser les lignes du faisceau entre elles et avec celle de l’axe. Le motif
triangulaire de la figure 80 en est un spécimen. Avec les axes courbes, la liberté des liaisons est un peu restreinte, puisqu il faut s harmoniser
avec eux. Cependant, le premier mouvement tracé décide des autres, et la surface générale occupée par les faisceaux de liaison doit être d'avance
limitée dans sa forme et sa dimension.
Quand l’axe courbe est très mouvementé, il faut observer quelques
précautions pour que les harmoniques ne prennent pas des mouvements trop brusques comme en A de la figure 81 , et éviter l’aspect de cassures.
La disposition circulaire de la figure 82 donne lieu en B à la même observation. On peut corriger ce défaut, en descendant un peu plus le point de réunion en C du faisceau harmonique, mais nous choisissons exprès nos exemples dans les conditions les plus défavorables et les plus absolues afin de généraliser la méthode employée d’une façon complète.
MOTIFS COMPOSES
'Liaison de plusieurs motifs
u lieu de ne considérer qu’un seul motif groupé, il est possible d en admettre plusieurs venant se relier à un axe droit ou courbe en un
même point. La figure 83 montre deux rangées obliques parallèles déterminant, de chaque côté de l’axe, un faisceau de courbes opposées, et,
dans la figure 84, où les deux rangées sont en sens différents, on constate le même résultat. Les deux groupes de la figure 85, dont les motifs sont inclinés dans le même sens, donnent des faisceaux courbes très differents à cause de cette direction unique des formes élémentaires. Le point de réunion C devrait être placé plus bas pour éviter la brusquerie de mouvement du faisceau de la partie située à droite.
Les deux motifs destines à être reliés au même axe peuvent être traversés par celui-ci comme dans la figure 86, parce que les deux
groupes se chevauchent. Dans cet exemple, la courbe A pourrait éviter le croisement d’un élément de l’autre groupe; mais cela n’a rien d’absolu, au contraire, et l’on peut très bien la tracer comme en B coupant cet élément, à la condition que toutes deux s’harmonisent avec la courbe C qui se trouve placée entre elles, et appartient au deuxième groupe.
Un autre cas d’harmonisation de ce genre est indiqué dans la figure 87 où l’on voit deux groupes, chacun formant un angle droit en
sens opposé. Comme plus haut, les lignes de liaison forment deux faisceaux opposés et harmoniques.
Un axe oblique peut également relier deux motifs comme les rangées circulaires de la figure 88, créant aussi deux faisceaux distincts. Il est à remarquer que les courbes de tous les éléments placés d’un même côté de l’axe, qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre des motifs, font partie du faisceau placé de ce côté de l’axe, ainsi que le montre la figure 89, et comme on l’a déjà vu en C figure 86.
Les deux rangées de la figure 90, l’une horizontale avec motifs verticaux et l’autre oblique avec motifs horizontaux, ne présentent autre chose que ce cas de deux directions différentes de ces éléments; car
MOTIFS COMPOSÉS
jusqu à présent nous avons surtout composé nos motifs groupés d’éléments placés dans le même sens, ce qui est à la fois un cas particulier et une
difficulté comme on peut encore le voir dans les figures 91 et 92. Mais dans la pratique on ne s’impose pas toujours un tel problème, et en
on détermine des faisceaux également haimoniques, sinon aussi otigi
naux, tout au moins beaucoup plus simples. Mais ces exercices présentes ainsi que nous l'avons fait, ont l’avantage de prévoir la plupart des difficultés d'arrangement qui peuvent se présenter; on ne doit y voir que des figures purement théoriques.
Nous avons également employé, pour relier les motifs, des courbes
aussi simples que possible pour ne pas compliquer ces quelques exemples. Cependant il aurait été facile d’adopter, dans un esprit de recherche et de raffinement, des courbes à mouvements variés ou ondulés sur toute leur longueur. En employant des courbes variées il serait possible d’harmoniser en un faisceau unique des motifs différents placés de la façon la plus fantaisiste (XV, 110 à 127).
MOTIFS COMPOSÉS
Enfin nous avons cru devoir donner aux ensembles des motifs des formes rectilignes, obliques, carrées, triangulaires, circulaires, qui sont autant de cas spéciaux beaucoup plus difficiles à harmoniser que les dispositions plus simples et plus modérées de formes que l’on emploie d habitude ; comme, par exemple, les rangées courbes que nous avons utilisées aussi. Nous nous proposons de conserver cette manière de voir pour les groupements suivants, estimant que toute composition doit d’abord commencer par des lignes un peu absolues qui assureront, même après une légère modification, la franchise du parti pris; l’artiste est bien libre, tant par la division de ces figures simples que par leur groupement, comme on a pu le voir au Chapitre VI, figures 23 à 38 et 65 à 92, ainsi que dans le Chapitre XV] 1 (129 à 302), de composer des motifs très riches avec une réunion de figures simples ou modifiées.
Pour le moment, nous jugeons les figures simples comme indispensables à un effet franc, voulu et décidé. Il est certain que ce sont des absolus qui ne peuvent être dépassés, et que l’usage constant de ces formes abstraites serait désagréable si on les employait avec rigueur. Nous saurons les adoucir en temps et lieu; les figures qui commencent le présent chapitre en sont la preuve. Mais ne dérivent-elles pas des formes absolues simples? L’abus consiste à se renfermer toujours dans ces dernières, sans penser aux modifications élégantes qu’elles peuvent subir.
D’ailleurs, en dehors de ces arrangements méthodiques dont l’effet est sûr, frappant et fortement caractérisé, il est d autres formes d ensemble que nous passerons aussi en revue.
Groupements systématiques
Par le nom de groupements systématiques nous entendons affirmei ce qui vient d’être dit en montrant, par d’assez nombreux exemples, des ornements composés dans des formes d ensemble voulues, au moyen de groupes de formes dérivées des figures simples et reliées entie elles par des courbes harmoniques aussi régulières que possible. Tous ces
ornements sont utilisables dans leur principe. Nous ne leur donnerons qu’un minimum de développement pour leur conserver un aspect constamment clair, mais un peu matérialisé. De nombreux emprunts de dispositions d’ensemble seront faits au Chapitre XVI 1, c est-à-dire que la forme géométrique servant de carcasse ou d’enveloppe générale sera la régie pour ces groupes. C’est là plutôt une étude spéciale des motifs composés d’un grand nombre de formes identiques, et non pas 1 étude des motifs en général qui, très souvent, sont uniques, larges, importants et travaillés de la façon la plus diverse. Alais nous avons toujours
considéré que la fantaisie cachait une règle fort simple et que l’étude méthodique d’un sujet y conduisait bien plus avant que l’absence de toute règle, parce que rien de ce qui est graphique n’échappe aux premiers principes, et que tout ce qui est graphique est contenu dans les figures les plus simples de la géométrie. C’est donc pour cela que nos groupements seront systématiques.
Nos premières figures ont comme tracé d’ensemble un carré sur l’angle. Dans ce carré les motifs groupés sont arrangés pour le mieux selon leur forme particulière. L’axe est réglé par les considérations précédentes, et les motifs y sont reliés comme nous venons de le voir. La figure 93 montre trois triangles isocèles modifiés reliés à un axe vertical.
MOTIFS COMPOSÉS
Il reste dans le motif des places vides, de loger des motifs accessoires A, ainsi
où il serait facile, le cas échéant, que cela pourrait avoir lieu pour
toutes les figures suivantes où nous les laisserons de côté. Le groupe est occupé par des triangles équilatéraux modifiés ; la partie inférieure ne
peut être remplie d’autres motifs qu’en cachant une partie des mouvements courbes de liaison, chose qui arrivera dans presque toutes nos figures.
Les figures 9 5 et 96 sont aussi construites sur un carré diagonal. Dans l’une (9 5) les petits carrés modifiés sont reliés par des attaches horizontales, sauf au milieu ; dans la suivante (96) toutes les liaisons sont verticales et en courbes ondulées pour éviter de croiser des motifs. A^.ais nous verrons par la suite que cette précaution n est pas nécessairement
employée.
Les carrés verticaux qui suivent (97» 99) nous montrent des
groupements de figures placées seulement sur leurs contours. Les
deux premiers présentent les éléments inclinés et sont d’une liaison facile; le troisième, dont les motifs ont leur axe vertical, donne lieu à des courbes plus mouvementées.
Nous donnons trois exemples d’enveloppes rectangulaires ( 1 00, 101, 102); dans la première, les motifs placés sur les bords du rectangle sont inclinés de façon variée et progressive ; les deux autres sont remplies par quatre rangées verticales de motifs dans la même direction. Ici, les tiges, à moins d’être torturées dans leurs courbes, passent sous les motifs; il faut, en ce cas, éviter les tangences des courbes avec les contours des figures, et s’arranger pour que les mouvements passent
MOTIFS COMPOSÉS
dessous franchement, comme, d’ailleurs, pour toutes sortes de superpositions. Ensuite, viennent cinq exemples d’enveloppes en triangle
équilatéral ; ces triangles sont presque entièrement remplis par les
motifs groupés, excepté dans la partie inférieure, qui doit laisser voir
la réunion des courbes.
Les figures qui composent les motifs io3 à 107 ont leurs axes verticaux, à l’exception de la figure 1 04 où elles sont inclinées, et les
formes employées dans ces groupes sont le carré, le secteur et le triangle isocèle, modifiés. Enfin nous donnons encore deux trapèzes
(108, 109) dont l’un possède des motifs verticaux triangulaires et l’autre des carrés horizontaux.
Les figures courbes nous fournissent aussi quelques groupements ;
MOTIFS COMPOSÉS 39
le secteur horizontal de la figure 110 porte des motifs ayant un axe vertical. Pour relier ces motifs entre eux, les courbes, à cause de la verticalité des figutes, sont assez mouvementées, et il faut prendre garde aux confusions ou à de mauvaises superpositions. Le secteur fermé 1 i i est presque entièrement rempli de motifs groupés rectangulaires et horizontaux reliés par un de leurs angles inférieurs ; tandis que le demi-cercle horizontal i i 2 est meublé de demi-cercles verticaux reliés aussi par l’angle inférieur. La figure 1 1 3 est une zone circulaire garnie de triangles modifiés horizontaux reliés par un angle latéral. Ces motifs arrondis sont plus souples, moins abstraits et meilleurs que ceux dont les enveloppes sont rigides. Cependant ces derniers leur font une opposition utile et intéressante.
110 Ml
Les axes traversant les motifs modifient le jeu des courbes de liaison et ne doivent pas non plus être tangents aux motifs sous lesquels ils passent. Cette disposition est très utile en ce sens que les grandes lignes
3 CJ 2
des rinceaux ont souvent besoin d être coupées pour en diminuer la longueur, on fait alors passer un motif par-dessus ; seulement il est bien
préférable que le motif ait sa tige propre qui seule doit se relier avec le grand mouvement ; le raccord s’en fera plus bas comme celui d un
mouvement accessoire. Les figures i i 4 et ii5 dépendent du carré avec des motifs tirés du carré et du demi-cercle modifiés ; le triangle nous
donne la figine i jô et le rectangle l’exemple i i 7 où les motifs rectangulaires inclinés et pai allèles nécessitent des courbes marquées. Nous
pourrions poursuivre en donnant des exemples nombreux d’enveloppes modifiées, mais ce serait répéter à peu de chose près ce que nous venons
de passer en revue, et nous nous bornerons à deux figures (118 et 119) qui ne présentent rien que nous ne connaissons déjà, si ce n’est une plus grande souplesse d’aspect dans l’ensemble.
En nous inspirant des dispositions du Chapitre XVÎ 1 , nous sommes amenés à nous occuper de plusieurs groupes de motifs réunis par une courbe commune. Selon le sens des motifs et l’attache de leurs liaisons, les courbes qui en résultent peuvent être très variées. Les groupes carrés de la figure 1 20 ne présentent rien de particulier ; mais dans la figure
(XVO.131)
(xvn.207.)
suivante (121) la position symétrique des motifs des trois carrés oblige les courbes des groupes latéraux à d’autres mouvements que celles du groupe central ; l’une de ces courbes est même obligée d’en croiser une autre pour que les faisceaux, restant harmoniques en eux-mêmes, viennent se réunir à l’axe d’une façon convenable. Les deux groupes triangulaires de la figure 122 présentent les mêmes particularités, et la physionomie de ces motifs composés dépend principalement du sens des petits éléments groupés.
Dans la figure suivante (1 23) il n’en est point ainsi, parce que les trois groupes triangulaires ont leurs motifs disposés exactement de même
MOTIFS COMPOSÉS
manière par rapport à leur enveloppe, aussi les faisceaux peuvent-ils être identiques. La figure i 24 montre un intéressant exemple de l'emploi du
(xvn.13 3.) (xvn.210.)
triangle isocèle obtus ; il y avait tout avantage à résoudre les liaisons par l’extérieur et non par l’intérieur des deux triangles d’enveloppe. Les
deux groupes rectangulaires qui suivent (iz5) sont très facilement reliés à cause de la position horizontale de leurs motifs. 11 en est de même des
l^vn.2 3 0.) 126 (xVD.165.) 127
trois rectangles qui viennent ensuite (126), à cause de leurs motifs obliques tournés vers les axes. La figure 127 montre deux intéressants
groupes en losanges reliés par le haut des motifs. Cette disposition prête à de nombreuses courbes croisées dans les deux faisceaux. Nous pouvons renouveler pour la figure i 28 les remarques faites dans la figure 121 ; les deux groupes en losange latéraux renferment plusieurs courbes croisées. Ces croisements doivent, en général, être étudiés avec soin afin d éviter 1 inharmonie et la confusion. Le cercle nous fournit les figures 1 29
et 1 3o ; les deux premiers groupes ne présentent pas de particularités comme les trois suivants (i3o)où la disposition gironnée des groupes latéraux donne lieu à des courbes mouvementées. Dans la figure 1 3 1 , les demi-cercles du bas sont inclinés et donnent lieu à un agréable ensemble. Les deux secteurs qui suivent (1 32) sont reliés assez facilement par l’extérieur du groupe et produisent une heureuse disposition, ainsi que les pentagones de la figure i33. Plusieurs de nos exemples, notamment les motifs composés 122, 1 2 3 , 125, 129 et 1 3o, ont un aspect un peu trop léger, qui tient autant à la distance qui sépare les figures d’enveloppe qu’à leur disposition paire par rapport à un axe de symétrie.
Mais nos figures ne sont pas toutes des exemples complets, et nonobstant le resserrement qu’on peut faire subir aux divers groupes qui composent un motif, il est un grand nombre de cas où les vides doivent être remplis