IR
indique la répétition indéfinie de la figure i 53 et la suivante (i 56) celle de la figure i5q. Mais on peut encore inverser les rangs alternativement comme dans la figure 157.
Le fond 1 58 présente une autre disposition qui consiste à placer les rangs de spirales au-dessous et entre les volutes du rang supérieur,
comme on le voit dans la figure où elles sont tournées toutes dans le même sens. La figure 1 59 est identique à la précédente mais inversée, tandis que la suivante (160) montre alternativement un rang dans un sens et un autre en sens contraire. La figure 161 n’est autre que celle-ci en
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT ,73
sens inverse. 11 faut nous borner dans ces figures, sans cela nous montrerions encore un grand nombre d’autres fonds de ce genre tous différents entre eux par le rythme des alternances, et nous donnerons un derniet exemple (162) dans lequel on s’est efforcé de ne suivre aucun ordre, ce qui est moins facile que cela ne le paraît, parce que les volutes doivent sembler toutes à peu près de même dimension. Mais en employant
des groupes comme ceux des figures 1 5 1 et \5i, en les alternant en superposition, en les inversant, en les séparant par des volutes dans le même sens, il est possible d’augmenter indéfiniment le nombre de ces exemples. On peut aussi placer les volutes en rangées régulières obliquement par rapport au fond.
Ces données ne sont pas inutiles, car en développant ces spirales en ornements, il est possible de créer une quantité de bordures et de fonds du meilleur effet, vifs, riches, sans froideur à cause du contraste des courbes. Dans les surfaces à reliefs, entre autres, il est possible d’avoir de très beaux effets en employant des volutes très serrees, à cause de la façon dont la lumière s’accroche dessus, comme en une sorte de riches
moires.
Spirales doubles
| a volute peut être double, c’est-à-dire que deux spirales peuvent se L réunir par leur partie libre et former un élément isolé dans le genre des courbes en S terminées par deux volutes. Cet élément double peut
se joindre l’un à l'autre en ligne droite ( s 63) et par superposition former des rangs doubles ou triples, et enfin garnir entièrement des fonds (164). La superposition peut se faire aussi de deux façons, directe (164) ou
alterne ( j 65), et nous laissons entièrement de côté les cas d’inversion suivie ou alterne qui donneraient lieu à d’autres bordures et à d’autres fonds. Le lecteur pourra s’exercer à ces combinaisons, comme aussi à celles du système précédent, avec l’absolue certitude de trouver de
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
parfaits points de départ propres à toutes sortes d’emplois, tant il est vrai que 1 usage d un élément unique, ainsi que nous l’avons déjà vu pour le point, laisse l’esprit moins préoccupé dans ses recherches et tout à son invention. Le sens et la place jouent alors le rôle principal, et, une fois un bel arrangement trouvé, rien n’est plus facile que de le
transformer en l’enrichissant par l’intervention d’autres formes plus travaillées que l’on substitue, d’une façon générale ou par parties seulement, au premier tracé. C’est, une fois de plus, la manière de procéder du simple au compose.
Développement de la Spirale
Nous avons consacré le Chapitre VI 1 1 tout entier à montrer le système à suivre pour le développement des éléments rectilignes. Nous n’y reviendrons pas, parce que les principes qui y sont exposés sont identiquement les mêmes pour les éléments courbes; et nous allons prouver que les simples tracés de ce Chapitre donnent naissance, par la vertu seule de leurs arrangements, à des ornements fort convenables.
La bordure i 66 est inspirée de la figure i5o et son développement est fort simple et uniforme, tandis que l’exemple 167, qui montre le même
principe inversé, est composé d’un effet clair et d'un effet foncé alternés, avec cette circonstance que l'ouverture des volutes se prolonge jusqu au filet extérieur. Dans le tracé primitif de ces volutes, l’effet serait moins bon si le dessinateur laissait un espace entre deux de ces spirales, et
il est facile de constater que, dans tous nos exemples, les courbes sont tangentes les unes aux autres, ce qui n'empêche nullement de faire passer, comme dans cet exemple, la continuation du mouvement de
chaque volute derrière celle qui la suit, jusqu à complet \ emplissage du fond, si on le désire.
La bordure 169, dont le tracé type se trouve, dans la figure 168,
composé de volutes alternées, est développée d’une façon uniforme qui laisse subsister au trait le tracé primitif. 11 en est ainsi dans la bordure 171 qui reproduit la figure type 170 et la laisse subsister. Mais ici un fort
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
doublement festonné, avec fond noir, élargit beaucoup l’effet, et le trait noir central étant supprimé, cet ornement dérivé serait encore plus
caractéristique. On observera en passant que la figure 170 est un véritable tinceau à mouvement court, composé de volutes raccordées. La figure
172 en est un autre développement, où toutes les courbes sont ondulées avec forts doublements. 11 faut le redire une fois de plus, le dessinateur
doit, en ce cas, prendre garde, en employant des courbes modifiées,
de ne pas déformer le mouvement général en donnant aux modifications une proportion trop grande, ce qui a lieu dans les parties très courbées (,73). Les volutes doubles inversées du type 174 donnent lieu a une
intéressante bordure en contre-partie, le fond blanc supérieur étant exactement le trait doublé retourné (175). Le même fait se produit dans la bordure suivante dérivée de la figure 1 76 qui est composée de volutes
raccordées sur deux rangs (177). Dans le premier cas, c est 1 écartement des spires qui est pris pour unité et donne le large doublement blanc qui égalise l’effet en haut comme en bas, tandis que, dans le second exemple, l’effet noir est identique de part et d’autre.
groupement et développement
Volutes modifiées
1 a volute, comme nous l'avons vu précédemment (XI S, 24, 25) peut ^ prendre diverses formes selon la figure dans laquelle elle est tracée ; et il est possible avec une figure type ordinaire (178), composée par exemple de groupes de deux volutes obliques, de transformer celles-ci en une forme très différente dérivée, par exemple, du triangle (179). Nous
pouvons donner quelques exemples systématiques de ces transformations, en commençant par le triangle 179 a, le rectangle vertical ,79 B , le rectangle horizontal ,79 c, le carré ,79 d, le pentagone 179 E et l'hexagone 179 f. Le manque de place nous oblige à laisser de côte les applications de ce système intéressant, et nous nous en tiendrons au tracé 179, que la figure 180 rend suffisamment sensible par une bordure en
contre-partie, comme les précédentes, l’élément foncé étant exactement le même que l’effet clair.
Nous terminerons ce qui a trait à la volute par le développement d’une seule spirale (i8i). Les arcs de cercle rentrants sont tracés en ayant pour centres les angles de la ligne brisée qui sert de tangente à
la
. ,, , • Yl 1 26) Tout le reste est dû à des doublements
construction (Voir Ail, 20;. iv
ornés, dont les centres sont les mêmes que ceux des arcs de la volute, et dont la largeur est, comme on le voit, constante. Mais il serait facile
d’en obtenir une diminution graduelle en traçant, dans la figure 26, deux verticales parallèles aux lignes 2, 3 et 1 , 4, à une distance d autant plus
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT ,8i
rapprochée de 1 axe, qu on désire une diminution plus rapide, et en se servant de centres placés à la rencontre de ces nouvelles verticales et des hotizontales qui passent par les premiers centres. Voilà encore un avantage de plus à 1 actif de notre nouveau tracé de la spirale, puisqu’il permet, non seulement d écarter ou de resserrer à volonté les tours de spires, mais encore d exercer la même latitude sur leurs doublements.
Courbes servant à placer des motifs
nous appliquons aux courbes les modifications appliquées aux droites, nous serons conduits à les considérer formées non seulement de lignes modifiées continues, mais aussi de fractions interrompues ou de points de diverses formes. En partant de ce principe nous pouvons imaginer tout mouvement courbe comme la place , seulement, que pourront occuper des séries de motifs semblables. Ces motifs seront ici indiqués par des points suffisamment affirmés pour rendre cette proposition intelligible.
La figure 182 montre une courbe simple et des motifs ronds placés exactement sur la courbe, le centre de figure des motifs coïncidant avec ta
courbe . La plupart des exercices courbes, sinon tous, peuvent être traduits de cette façon et les figures i83 et 184 en sont des exemples. Ici une remarque s’impose quand les figures des motifs ont un sens , c’est-à-dire un axe; les motifs peuvent être placés avec leur axe coïncidant avec la courbe, ou ces axes peuvent être parallèles entre eux vei'ticalement, ou
encore situés obliquement ou horizontalement. Dans tous les cas il faut qu'un de ces ordres régne dans le placement; bien qu'il soit évident que la position des axes puisse aussi être alternée selon le rythme que l'on
voudra.
L'emploi des faisceaux courbes est particulièrement intéressant, mais ils entraînent avec leurs tracés des conditions nouvelles d'harmonie qui ne
sont plus l’égalité des motifs, ni un placement quelconque, sur la courbe où ils sont situés. La figure 1 85 nous explique clairement de quoi il s’agit. Les espaces qui séparent les lignes du faisceau se resserrent vers sa racine et s’élargissent graduellement vers son extrémité libre. 11 s ensuit que, si l’on choisit un motif sans s’occuper de cette condition, et qu on
veuille placer ce motif uniforme sur toute l’étendue des courbes du faisceau, rien ne prouve que, dans la partie resserrée, ces motifs ne viendront pas s’agglomérer par superposition en une masse amorphe. D’un autre côté, si l’on part de la racine pour régler la dimension des motifs, ceux-ci ne manqueront pas d’être considérablement trop petits pour les espaces
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
écartés de 1 extrémité du faisceau, encore qu’à la rigueur ce parti puisse être choisi ; cependant, en général, la logique et l’harmonie exigent que les motifs croissent en dimension avec l’écartement des courbes du faisceau, comme 1 indique la figure 1 85 . Mais une autre condition se
révéle en même temps pour que l’harmonie règne aussi dans la dimension des motifs, et qu’il ne s’en trouve pas qui détonnent, par leur proportion, au milieu des autres; c’est que cette dimension sera établie par un faisceau croisé sur le premier ainsi que le montre la même figure. Ce faisceau
croisé peut être très variable selon la proportion plus ou moins allongée des motifs, selon l’obliquité qu’on veut lui donner, selon la rapidité avec laquelle on désire que les motifs augmentent. Cependant, quand les courbes du faisceau sont très écartées, il est possible de se départir de
cette règle, car la fantaisie qui réussit n’en montre pas, quoi qu’elles v existent à 1 état latent.
La figure ,86 montre une application du placement et de la crois- * sance des motifs avec leurs
axes coïncidant avec l'élément courbe qui passe par les centres des figures. Dans l’exemple qui suit (187), les axes sont tous verticaux, ainsi que ceux des motifs de la figure 188. L exercice suivant montre un placement libre de motifs allongés dont les axes suivent la courbe ( 1 89). Par l’emploi des faisceaux croisés il est possible de faire augmenter et diminuer les motifs sur les deux faisceaux, ainsi qu’on le voit dans la figure 190.
Nous ne donnerons qu un exemple d’arrangements courbes en ligne droite transformé en motifs égaux et dans le sens des courbes. Ce sont
des volutes qui coïncident par juxtaposition ; mais il aurait ete facile de mettre ces motifs dans le même sens ou encore de les faire grossir ou
diminuer selon le mouvement de ces courbes (191). La figure 192 montre
un fond rempli par des motifs dont la place et la grandeur sont réglées par un faisceau.
Motifs placés sur des axes courbes
En dehors des conditions que nous venons de voir où les courbes ne servent qu’à marquer des places de motifs et disparaissent, nous devons considérer le cas où les courbes employées subsistent avec une
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
épaisseur et font partie du dessin. Il ne s’agit plus ici de les recouvrir, bien que ce soit partiellement possible, mais plutôt de leur laisser leur rôle de tige ou d axes servant à supporter des motifs. Comme plus haut, nous représenterons ces motifs par des formes géométriques simples, ce
qui est le seul moyen de s’exprimer clairement, en passant, de la sorte, toujours du simple au composé.
Prenons une courbe sinueuse quelconque; il est possible d’y placer des motifs d’un seul côté (193 à 196), mais pour les figures qui ont un axe il faudra observer cette condition que cet axe soit, ou perpendiculaire à l’élément courbe, c’est-à-dire à sa tangente (détail 194), ou qu’il
forme un angle constant avec cette tangente. La figure 193 montre qu’il faut se préoccuper des distances qui séparent les motifs pour que ceux-ci ne se chevauchent pas dans les parties où la courbe de l’axe est prononcée (193, 196) et que, par conséquent, ces distances peuvent ne pas être égales sur l’axe courbe.
Les figures ,97 et ,98 montrent des motifs symetr.ques sur des
axes courbes. En examinant ces figures, on aperçoit deux mot, fs A (, 97) et B (.98) qui n’ont pas de pendant de l'autre cote de 1 axe. Cette
ICO
manière de procéder est obligatoire, autant pour éviter un chevauchement dans les concavités prononcées des courbes, que pour remplir 1 espace
vide qui existerait à la place de ces motifs de l’autre côté.
Nous donnons trois exemples d’emploi de motifs sur des axes courbes avec les particularités que nous signalons. Les motifs employés sont simples, le cercle dans la figure 199 et le carré dans la suivante (200). Dans cette dernière figure les motifs sont alternes comme position relative, alors que dans la précédente ils sont opposés et alternes tour à tour à cause des sinuosités de l’axe. La figure 201 donne des motifs, composés de trois rectangles rayonnants, opposés sur l’axe. Dans ces trois exemples et dans la figure 198 on observe un motif
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
terminal; les figures 202, 2o3 et 204 démontrent que, quelle que puisse être la direction de la courbe, l’axe du motif doit presque toujours coïncider avec la tangente à son dernier élément. En effet, c’est le cas le plus général,
entre autres lorsque des motifs accompagnent l’axe courbe des deux côtés; mais nous verrons plus bas que, lorsque les tiges ne portent qu’un motif simple ou multiple à leur extrémité, il peut en être autrement.
Motifs placés dans une direction unique
On a pu voir, dans les motifs posés sur des faisceaux courbes, que ces motifs pouvaient prendre plusieurs positions par rapport à la
direction des courbes. 11 en est de même pour les axes, mais, selon les sinuosités que font ces axes, la liaison des motifs avec eux ne se fait plus
selon les règles vues plus haut. Les motifs en ce cas toucheront 1 axe pa un de leurs points à n'importe quel endroit de leur contour, parce que ,• effet visé est un effet d’ensemble et que l'axe courbe peut etre appelé
3 d LaTgure ao5 montre clairement quels peuvent être les hasards de ces rencontres, tandis que les deux qui suivent (206, 207) se trouvent etre
on»
arrangées d’une manière moins fantaisiste qui dépend de l’inclinaison de l’axe du motif placé plus favorablement par rapport à 1 ensemble du mouvement de l’axe, chose dont le dessinateur peut délibérer avant de commencer son travail. Les figures 208 et 209 sont des applications de cette manière de voir. La figure 208 nous indique, en même temps que le bon sens, que là où il n'y a pas de place pour loger les motifs il n’en
faut pas mettre.
Taisceaux courbes ornant des surfaces
Les faisceaux courbes peuvent être appelés, en dehors de leurs autres usages qui sont nombreux, à orner avantageusement les surfaces planes ou courbes en y déterminant des zones harmonisées qui sont susceptibles d’être remplies de motifs, de jeux de fonds ou d effets vatiés.
trois autres ondulées remplissant un des espaces réguliers indiqués (211). On peut donc voir que le faisceau a toujours été régulièrement tracé d’abord
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT .89
L’emploi des courbes modifiées introduit aussi sa richesse d’aspect dans les partis pris de ce genre.
La figure 210 présente un faisceau dont les courbes sont en principe
régulièrement espacées avec doublements, motifs et courbes serrées dans un des espaces. L’exemple suivant présente trois de ses courbes suivies et
,9o MÉTHODE DE COMPOSITION ORNEMENTALE
quel que puisse en être le développement ultérieur qui tour a tour remplit ou laisse vide tel ou tel de ces espaces réguliers. Les figures 212 et 2 1 3 sont conformes aussi à cette manière de procéder, et, comme
aussi dans les précédentes, quand le dessinateur juge son faisceau assez large, il y introduit des fonds qui en isolent les parties extérieures. D’autre part, les portions les plus larges et les plus mouvementées des faisceaux seront, sans inconvénient aucun, coupées par le cadre, comme si les faisceaux se continuaient en dehors de cette forme d’ensemble préétablie. Les figures 214 et 2i5 en sont des exemples; cette dernière montre un faisceau qui s’élargit et se resserre comme
nous en avons vu ci-devant.
Le travail du bois peut tirer parti avec avantage de ces dispositions en faisceau dans les travaux de marqueterie et d incrustation,
selon 215
qu ’ on établit des surfaces de tons différents, ou seulement
des filets courbes ou modifiés.
Ces simples jeux de courbes sont peu employés, et bien à tort, car les panneaux des meubles d’ébénisterie en recevraient un ca-
ractère particulier qu'il serait infiniment facile de varier. Seulement, pour ne pas arriver à d’horribles résultats, il faut absolument que les courbes soient harmonisées selon les principes qui régissent les faisceaux.
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
Surfaces en relief modifiées par des mouvements courbes
Dans le Chapitre V nous avons étudié des modifications de surfaces en relief par des combinaisons de lignes et de points. Les jeux de fonds peuvent y être employés de même que les semis, comme d’ailleurs tout travail qui peut s’étendre indéfiniment en tous sens. Nous n’avons pas voulu compliquer encore les Chapitres qui précèdent par l’application des sujets traités aux reliefs et aux volumes, parce que les principes du chapitre V suffisent amplement pour pratiquer ces développements, et nous aurions pu, encore ici, laisser de côté les quelques figures que
nous donnons ci-dessous, si l’étude des éléments courbes n’etait une importante division de cet ouvrage.
L’industrie peut avoir intérêt à la fabrication des surfaces mouvementées applicables entre autres au revêtement des parois, non pas seulement par moulage, mais par gaufrage; branche timidement pratiquée. 11 suffira, pour cela, de mettre en usage les principes du Chapitre V sur les reliefs en les appliquant à toutes sortes de fonds. Nos figures ne sont que des spécimens théoriques et non des modèles complets.
Nous pouvons d’abord envisager les courbes parallèles de reliefs
variés, et nous nous contentons des profils types simples comme le relief brisé (ai 6), cannelé en relief (a i 7) cannelé en creux (a 18). Mais ces brisures, ces cannelures peuvent avoir des profils composés, tout en restant dans l'ensemble de la brisure ou de la cannelure, par des listels, des
lignes creuses, des gorges accessoires qui enrichiraient beaucoup ces profils simples. Les points perlés en relief, les petits cercles plats, les cercles creux pourraient intervenir dans certaines zones des courbes et
leur donner une grande richesse d’aspect avec des moyens rudimentaires. La figure 219 donne un mouvement courbe très accentué qui force les parallèles à se réduire en certains endroits à une ligne ou à prendre des dispositions anguleuses. L’intervention des volutes peut contribuer
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
à l’enrichissement de ces surfaces (220), et elles pourraient présenter de fines cannelures en creux qui leur donneraient de la légèreté en multipliant les accrocs de lumière.
Les faisceaux peuvent aussi être utilisés de cette façon, qu’ils soient adaptés à de longues courbes, ou enfermés dans des fonds limités (22 1 ).
Les figures 222 et 223 en donnent deux exemples, l’un avec volutes et l’autre avec courbes ondulées.
C’est bien à regret que nous abandonnons une question aussi intéressante, mais dont le développement piendrait des propottions telles qu’un ouvrage spécial serait nécessaire. Nous aurions, outre les indications que nous venons de donner sur le mouluiüge des couibes, à nous occuper des surfaces des volumes dont l’enrichissement dépasserait de beaucoup ce que nous avons vu sur 1 application des suifaces ornées de lignes droites et de points en relief. JWais, de plus, il nous faudrait étudier des volumes engendrés par des couibes quelconques, selon des directrices en courbes libres également, et sur lesquels viendraient s’adjoindre des modifications de surfaces par les moyens que nous avons donnés. Cette série de développements conviendrait à la céramique et
surtout à l’architecture qui se borne, pour le moment, a faire usage des mêmes colonnes et des mêmes dômes, ceux-ci plus ou moins sphériques, elliptiques ou paraboliques. Mais il y a, en ce genre, un monde à créer facilement en suivant cette méthode qui va toujours du simple au complexe, qui part toujours d'une enveloppe générale appartenant aux formes géométriques simples qui, elles, se contruisent toujours. Le lecteur voudra bien admettre qu'un tel travail serait considérable et hors de proportion avec la marche de ce volume.
Courbes harmoniques fermées déterminant des ornements
en surface
Voici un nouvel emploi des courbes qui, maintenant, ne sont plus de simples lignes, mais enferment des formes en largeur et en longueur. En général, deux mouvements courbes harmoniques qui se joignent à leurs deux extrémités A et B (224) déterminent une surface. Si nous
considérons une courbe symétrique A (2 25), il est toujours possible de la relier par une autre courbe symétrique B. Mais cette dernière peut être très variable, en sorte que cette courbe peut être la courbe B de la figure 226. La seule condition à réaliser pour cette deuxième courbe est d’ètre harmonique à la première, ce qui n aurait pas lieu si elle n était
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
pas symétrique comme celle qui est d’abord tracée. Mais une courbe étant donnée (227), il peut y avoir un nombre infini de solutions pour la deuxième (228, 229), qui, toutes, détermineront une surface fermée, qui sera un ornement, par le fait seul que la deuxième courbe s’harmonisera
avec la première, c’est-à-dire qu’elle s’en séparera graduellement par ses extrémités, en laissant entre elles deux des espaces sans rentrées désagréables. Par ces rentrées, nous entendons des brisures courbes qui interrompent le grand mouvement en le dénaturant, surtout si les
rentrées sont un peu larges et assez profondes pour produire des étranglements. Si la fantaisie doit rester libre, il n’en est pas moins vrai que l’harmonie est encore plus importante, et qu il faut avoir constamment présent à l’esprit ce précepte qui dit que la beauté est toujours simple
dans sa donnée première et constructive. Les détails ajoutes ensuite
ne peuvent alors plus nuire à 1 ensemble.
Ce principe posé, nous pouvons étudier la formation de diverses
sortes d’ornements en surface.
'Faisceaux courbes en surface
^ans chercher ailleurs, nous pouvons reprendre une partie des figures 3 des faisceaux linéaires du Chapitre XV et transformer ces lignes en surfaces ayant une largeur d aplat appréciaole.
En prenant un faisceau quelconque, on en doublera haimoniquement les lignes de façon à en faire des surfaces fermées (*3o). Mais il sera
nécessaire pour le bon effet d’insister sur les extrémités libtes, en les élargissant et, au besoin, de les arrondir (2, 3 1 ), bien que 1 on puisse les laisser pointues (232). Cependant, si l’on doit autant que possible marquer plutôt fortement les extrémités des courbes matérialisées des faisceaux, il ne faut pas oublier que les espaces qui les séparent doivent rester parfaitement harmoniques, ainsi que le montre la figure 23 1. Quand le faisceau est limité par un cadre quelconque, il n y a pas lieu
de s’occuper de la forme des extrémités (2 33). Les surfaces des faisceaux peuvent être développées d’une façon différente, à la condition qu’elles conservent leur aspect plein et solide (234). Mais le faisceau ondulé
(xv. 36)
uniforme de la figure 2 35 est d’un effet supérieur par la façon dont il s’impose aux regards. Ces faisceaux ondulés sont assez difficiles à bien établir pour que des étranglements des surfaces ne se produisent pas;
on doit les tracer d’abord comme des faisceaux ordinaires et placer ensuite les ondulations au moyen d un faisceau croisé soigneusement tracé. Quand il s’agit de remplir une surface fermée, les fonds latéiaux du faisceau en surface seront occupés par des doublements ou des effets
légers pour laisser à celui-ci toute son importance (2 36). Comme pour les autres formes ornementales, les contours du faisceau, une fois
régulièrement tracés, peuvent être modifiés de toutes façons (237) ; on enlève ainsi de la sécheresse aux aplats importants. On peut même dire que tout aplat gagne beaucoup, même s’il est lourd, à la modification de ses contours ; car ces lignes modifiées peuvent l’être plus ou moins profondément, jusqu’à ce qu’un effet suffisant de légèreté soit obtenu.
(xv. 8 s) 239
Les courbes parallèles garnissant des fonds, ainsi que celles qui s’harmonisent en s’éloignant et se rapprochant graduellement, peuvent
GROUPEMENT ET DÉVELOPPEMENT
être aussi traitées en surface et produire un fort bon effet (238). Nous en dirons ce qui a déjà été exposé pour les courbes en relief touchant leui emploi industriel qui peut être fort étendu. Le faisceau symétrique
xv. 8 9)
peut être envisagé comme un véritable motif isolé, formant un tout susceptible d être répété dans un fond, ou de servir de terminaison à des mouvements courbes (239), tandis que le faisceau oblique est plutôt