PR K FACE
Le Conservatoire de Musique, institue en 1795, a donne a lut musu .! •
differentes branches, une impulsion, un élan qui s’est communique a toute la I 1 meme à l’etranger. T ’ eJite des compositeurs, instrumentistes et chanteurs «h |
rassemblés pour former des élèves; un corjis de doctrine compose par eux pour ervir 1 l’enseignement des différentes parties de l’art; les encouragemens et la protection a< dés à cet établissement par tous les gouvernemens qui se sont succédés; h s retonipeno « décernées aux élèves qui se sont distingués le plus,... ont rendu les français rivaux I reux de deux peuples voisins dont ils tenaient primitivement leur instruetion nuisit al
Les chanteurs français dont s’honorent nos théa'lres de Paris n ont rien a en» aux chanteurs italiens; et les chefs-d’œuvre des allemands, dans la musique In !mm taie , sendilent avoir été transportés en France, pour montrer, dans tout son deveh.pl « 1
et dans son plus grand éclat, le genie de leurs auteurs.
En France, les Violons et les Violoncelles avaient depuis longtemps une niu-iqu* Ion faite, et formant un cours detudes plus que complet, dont les AIOITI, le> KM l I / I I BA ILLOT, tes BOCC H ER I NI, les DI PORT et les ROM LE B O ont , dans notre sièrle, mtr qué le but et pose les limites. Mais les compositions a 1 usage des instrumen' ■» vent, « taient faibles, et les ouvrages destines a leur enseignement , se ressentaient eneore de I ei fance de l’art: les artistes qui exerçaient et professaient ces instrument, etrangers, la plupart, et sortis des rég'imens ou do service particulier des Princes d \ lleinagne, a valent sacrifié au mécanisme dune execution supérieure, 1 etude de 1 Harmonie et d. la Composition; connaissances qu’011 est en droit d exiger aujourd Lui de tout h. ni pro fesseur .
Quelques compositeurs essayèrent vainement de perfectionner I ail <!.■ 1 execution la routine, les vieilles habitudes, le stvle reçu I emportèrent ; iL 1 "‘int cont raint s de < « d> r: De là, l’uni lormité dans les coupes, les traits de convention, ou I une pu les ex ec utans eux-mcmes, le Point d’orvoe oblige a plusieurs inst rumen' , ; 1 h bond»
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1 \ Le Point il nr:vie étant musiileir rumine une improvisation, on . . . .11 Mienjo., n • |"
t K'nni.ihlf* mie plusieurs instrumentistes se trouvent d’.veconl sur V. n.ihn >h Lire' , '«r Km n< l»>i ti'-nieiil et 'in l'harmonie qui leur rom ienf .
Chasse iiour les Cors, ou l’Echo arec sourdines, et autres neillerxes consacrées.
( 1 race à l'etablissement du Conservatoire, le »out s’est épure* les instrument a vent se sont modèles sur les instruniens à cordes et sur les chanteurs pour la coupe de bur musique, ainsi que pour le stvle d’exécution- et nous avons appris à connaître ce que ( est que Sentiment mcsical , Chaleur, Enthousiasme, Genie , en exécutant les couiposi C'-ns des GOSSEG, MEHÜL , CATEL , CHERUBI NI, LES DE l! R , BER TON, BOYELDTE L auxquelles se mêlaient, sans les affaiblir, les chefs-d’œuvre des LEO, JOMELLt, H"ü> (1LI ( K, MOZ ART, CIM AROSA, PAF.SIELLO, dont on .se plaisait a nous reveb r l’existence, et à nous faire sentir les divines beautés.
Parvenu enlin a professer dans cette meme Ecole ou nous avions etc instruit et nos maîtres nous ayant excite a compléter nos études musicales, nous avoirs du nuus attacher, autant qu’il était en nous, à perfectionner l’étude du Cor, ou plutôt a donner un nouvel essor à ce» instrument qui paraissait pencher vers son déclin parla funeste introduction du Genre mixte, genre par lequel on formait des artis-
bons pour jouer le Solo, mais peu propres au travail de l’orchestre; inconvénient i depuis longtemps, se faisait sentir.
Cependant le but du Conservatoire était Je former (les Artistes aussi habile:, lan, l’accompaçnement au Théltre, 1 la Chapelle et (Los les Cooeerl, , propre, a l.nllor dans le Soi.: on reniait, en ni, mot, .ju’ila .joignissent l’utile 1 l’as,éab!e et le .ente mixte sacrifiai, l’„„ 1 l’autre Les jeune» gens, séduits par la fa, alité de ce -■ »re, ne connaissaient plus seulTon sur le Cor^celni de Fo\et une sorte de
liisitpie renferm,i, peu prés, dan, le, limite, d’une « tare et demie. Le» tous çra-
" r5” nV,*iM' rlUS i Vorebestre o'„ le, tons intermédiaire, 1er -
’î'™' *“ ““ompaguemen, de, morceaux écrits pour ]es Jeux autres
. - " '** ** -FcUe monotonie d’effet, quelle paurreté de
r.'.' T ? a ^ ces transpositions continuelles. Enfin,
• '«L en bornant ainsi le, ressource, des compositeurs e, les facultés des éxécu -
""S perdait presque tous ses avantages.
.J’Z jr?vtm T. a“M 'uit -déio ; . . .
a,,., elle- „’,is ’"r d“ ,,„i rivalisent souvent
’ Dais c<-«e assimilation a ses bornes: ûénéralcmtmf i . •
- _______ - - I etendue des instru-
♦ L* mot Ton. uui j tl.'j,, il|11.;..11
1 I I I"ir, .ICC, mU(nnupj(|/.sjon|. . J .Ijt'f'
“T > ,i tiMiiv.ii-. . , • i ens corps de rechange <|u Cor. <>t.
u-. .nony voulu . Ve oompris tir tous.
mens est plus considérable «pu* celle «les voix; leurs moyens «I execution varies, leur mécanisme, plus ou moins complique, change a ' li cpie trille, a chaque Grupetto, &c. tandis «|ue celui des voix reste le m< me , , !
«jue soit le Diapason des "animes et des divers a "reinens «le la musique.
Les sons naturels et les sons factices ou artificiels du Cor, i sont I i jours aux memes places, sans doute- niais les uns et les autivs, plus ou moins ipu tiplies, modifies «le differentes maniérés, selon ce qu’exige la nature «lu m ui celle «les Tons , contrarient l’habitude, les mouvemens uniformes aux«juels la im 1 «lu Pavillon s’était accoutumée, dans l’exercice trop prolongé «l une seule ranime, ou «l’un seul mode. C’était «lonc un «léfaut attaché aux Metliodes laiti s pour !«■ Cor, «le n’offrir, à très peu «le chose près, «pic des exercices dans la seule ram me majeure «lu Ton , ou corps «le rechange adapté à l’instrument «lu commen - «\int- puisque, de l’aveu meme de leurs auteurs, ces exercices lasseraient i «ntot la patience «les élèves, si l’on ne les entremêlait pas de morceaux «1«* nu l « - «lie, proportionnes a leur avancement, appropriés à leurs moyens actiuis. Or, u tu* mélodie quelconque, toute facile qu’on la suppose, module au moins a la I)<» minante: voilà donc une note altérée, un Fa $ qui était inconnu à 1 «levé, «I <|ui l’arrête. Si la mélodie passe ensuite à la sous -dominante, voila un5ir.au tre pierre «l’aehoppement . (2) Enfin, toute mélodie, sans sortir «les relies 1rs plus severes de la modulation, peut passer dans les trois gammes mineur**' r< la tives des précédentes, et voilà trois AcciDeno de plus, (un Sol jf , un Tl un Ht $ dont 1 éleve n’avait aucune idée avant «le commencer 1 exécution du premier morceau «le mélodie. Il faut alors «pie le maître entre dans des explications far«!i - ▼es ou déplacées. Sans doute,, il convient «l’exercer V élevé sur la gamine majeur*
a u u«* amo: 1 i.a
( \ ) On nomme Sons n atu r f. i.s , sur le Cor reux qui se font a pavill"U muerf et -s, » >< .
ti< ks, ou artificif. ls, cens qui ne peuvent «tre formés qu’en bouchant plus ou ni. ms, I .
main, le pavillon «le l’instrument. Le mot Factice étant plus court qui l’autre, sr.., m» ployé ici île préférence.
( ‘2 ) Je «lois supposer iei la ‘ranime majeure il’lt, comme s’rxprin.» ni le* i .et «u», p.
‘'est au"i celle qui semble toujours se présenter à leurs mu, par l’a b se. . « J* t I i.m a. . » .
• I' utf I à la clef, et par l’acconl parfait du mode; quelque* soit, il ailleurs , ! sm 1 • • . .1*
nient. (Voyez la note «le la pa«e precedente)
I ! 'lit -
l, i |,las naturelle au Cor; pareeqie, «laits relie ranime, la !„m.|uo, la le, la Dominante, ainsi que leur, octave», sont .les notes naturelles; pan-eque le, „m, factices y sont moins multiplies que ilans la plupart .les autres gan„ nés : mais aussitôt " que iVIme a terrain,* l’étuje île, leqon, flemenlaires sur la loi
, nation ,le, son, el sur les Intersalle,, dans la gamme ,11 1 majenr, il est A |„„ pus <le l’accoutumer a„« autres gammes majeure, et mineures avec un ,l„ se, „„ l,emol , deux dièses, deux bernois, &t .
I.a matière sur laquelle nous Tenons de nous expliquer, forme, dans noire Méthode, un travail a' part, assez étendu. Nous J avons joint l'application de tou le, 1rs espèces d articulations sur un ou plusieurs traits donnes; 1 étude des £arn-
m, ., t lirdiuatiques, et meme des gammes enliarnmnicpies qui font si bien senhr ,i 1 , -I, vr le rapport des sons entr’eux , et accoutument son oreille a une justesse parfaite: ensuite, l’étude de toutes les espèces d accords , ( accords luises j, i est à dir* , dont les differentes notes, entendues successivement, permettent de moilu - 1er, et de faire toutes sortes de transitions.
Voilà, du moins en apperçu, ce qui manipiaif aux Méthodes déjà existantes, et t* 11* s sont les raisons qui nous ont fait entreprendre celle-ci.
Divisép en tmis parties, la première comprend les articles qui instruisent !<■- !*'■>(• il* tout ee qu’il doit savoir a'ant de s essayer à former des sons . \ îenn* nt « usuife trente Leçons, chacune d’elles présentant tous les exercices de meme nature, c’est-à-dire, qui, semblables par leur objet, devaient être classés dans la
me me sérié . t
Celles du COR-ALTO et celles du COR-BASSF. ont été placées en regard. Cet arrangement , plus commode pour le professeur, et qui empêche de répéter des explications communes aux deux genres, a offert quelquefois d’assez grandes diffitulles pour ne pas isoler les préceptes des exemples; inconvénient qu’on voulait *-'it* r. \insi, les explications precedent immédiatement les leçons; ou, quand ce-
1 i Vais n’ent* n.lons pas que tout ce qui compris sous la de'nominaf ion .le Leçon, doive être étudié dans la même Seanee , ce qui serait presque toujours impossible, comme on pourra I*’ ’ r laminant l'étendue de la plupart de ces leçons^
la n’a pu se faire, nous 1rs avons placées dans des notes, et au bas dt ■> j se trouvent les exemples auxquels elles se rapportent.
La seconde partie comprend un çrand nombre d’exercices ou traits i difficulté progressive, et classés d’après les mesures à 2 temps a o te*mj s
1/ enlève (pii aura profité des leçons de la première partie, possédera une connaissance1 suffisante de 1 instrument, pour pouvoir se livrer seul à ces exei cites qui lui rendront familiers tous les genres de difficultés. Des conseils aux élèves et à ceux qui, après avoir terminé leur cours, se destinent au I 'i< * t « — , > r 1 1 ainsi que des instructions sur les diflerens genres de musique, et surtout ce qui a rapport à l’exécution musicale , terminent cette seconde partit'.
Enfin, pour donner une utilité plus générait1 a cet ouvrage, nous v avons joint une troisième Partie, adressée aux jeunes ( omposite urs, dans laquelle m us leur taisons connaître toutes les ressources du (.or, ainsi que les dillerentes me nie res d’empilo \ er cet instrument dans le* Solo, dans l'accompagnement des vnn m des 1 nst rumens dans la mtisiepie de* (.'or à plusieurs parties, sans accompagnement ! dans les niasses de I Oreliest re . Tels sont en sulist ance, l’ordre et la composition de cet ouvrage, dans lequel chaque matière1 a etc1 traitée avec le-, detail' cl
es soins qu exigeait son importanc e.
Heure ux si nos travaux conf rihuenl au pet lrclionnemenl de I art , e t si nous justifions la confiance des maîtres <1 des elèves qui adoptera»! notre méthode
( 1 j ( ,s eirrcices sont |irereil* s J’im jietit truie «!<■ l’art uulat i n .
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1)1 L \ FOIÏHIE PUESEJNTI l'I <<>!*.
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l.a forme actuelle du ( or est. sans contredit , la plus el tuante et la pin- cominod» que Ion put trouver; mais son patron n est pas encore bien déterminé (i; (| quoique a h première Mie, Unis les (!ors des dillerens l.u leurs de Paris paraissent avoir? lui me cmniminc . ni le- e\ unmanl avec atlent ion , on y remarque des dillercnce proportions plus ou moins convenable-., plus ou moins bien calculées, jusque dan- les in-lruinens sortie «le- mains du même Facteur. Cependant . le Patron dun ( .'or.comme eelui de tout autre instrument , ne-t pas une chose rndil lcrente : I rop petit, il peut laeiliter 1 execution de- notes aii-ues; mais il ne permet pas un grand développement de Son, surtout dans les note s graves l.e resserrement de l.i partie supérieure du pa villon contrarie les vibrations; ou -on élargissement trop subit, contraste avec les .pro lion- donnée- a la circonférence des ’Hni^ou corps de rechange, et à cclb di.-aiitubr.mcbcs ou tuvaux de I instrument . Trop grand, il procure un volume plus eon-idu .dd< et uni plus belle «jtial i te de son, en meme temps (pi il rend le for plus facile a jouer, principalement dans la partie "rave de son etendue; mais d exi^e au-si une plus gi and* d« pen-e de souffler ies sous aigus deviennent difficiles à saisir, et la qualité de < < sons est inférieure a celle (jue Ion tire desTons graves, dans les Cors ordinaires ou d< Patron moven
( es derniers paraissent être les plus convenables aux deux genres du Cor, autant toutelois, (pie leurs proportions sont modifiées selon ce quexi^e chacun des genres; t esinodilicatioas se trouvent. principalement , dans le Pavillon la ou se forment le- sons; plu- L.i. il convient mieux au Cor-basse; plus étroit, il convient mieux au Cor-allo.
11 serait à désirer seulement, que Ion put supprimer les deux coudes que forment L- < Jans leur partie basse de < manière à ce que leur tuyaux fussent toujours
-I arrondis que possible . Ces coudes ne peuvent que gêner, arrêter la libre circula - ,lr la,rH conlrarifr vibrations . C’est un essai qu’a fait M1’ Bel loin d. .(membre " ‘ df> S-M. l’Empereur d'Allemagne,)?! dans lequel, il nous parait avoir
''T P‘"°n Instrument, on enlrn.1 1rs .limrn-ion- ,|r
V > / l.i n ,1. |i i '<• ■ <|. |., Pr,.|.,r,.
^nrr toi air
roiniil<tt< ment réussi: mais comme >«in idée,toute m-cnieiise, unité 'impie qui 1 1 * « -t ,!< meure liai ni cl binent sa pi «qu i» te;, que dailb urs,il <l« »i t bi«iit«*l la faire < onnail n.non ik pnimnis nous permet li*e de tralur 'a confiance IVoiis «lirons seulement «pu b * <n «li Al' l'x ll<ni«‘i,l« I «pnl l’a I.* 1 >i'i« j»«<‘ presqu’enticrement. réunit toutes les «piailles qu'un exécutant peut exiger: c est à «lire, «pi’il lui permet de donner au son toute la loue ou toute la «loueeur possible, sans l’altcrer; «piYii outre, cet instrument est lacile a |«»uer, et d’une pistesse par la i te «lans toute l’elemlue <!<• elia«jue Ion